‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 33 sur 351 · Hippol. 376 et suiv · texte numérisé non relu

Hippol. 376 et suiv

5. Médée, 1078. Electre, 367. Aniiope, fr. 220, Nauck*. (Mno-

ci, dit-il, ne saurait réussir ni à corriger les effets funestes de l'hérédité, ni à opérer la métamorphose du mal en bien*. Est-ce donc là le langage d'un disciple de Socrate? Les critiques grecs, égarés parles plaisanteries des comiques, se sont trompés en nous représentant Euripide comme nourri à l'école de la morale socratique. Mais il est permis de supposer, malgré le silence de Xénophon et de Platon sur ce point, une liaison entre ces deux hommes qui, à des degrés divers et par des moyens différents, firent révolution dans les idées de leur temps.

Rapports d'Euripide avec Protagoras . — Traces, dans son théâtre^ de l'esprit sophistique.

Ami de Socrate, Euripide aurait été en même temps ami des sophistes, dont la tradition veut môme qu'il ait été l'élève ^ Mais la tradition tient peu de compte des temps. Ce n'est point Gorgias qui a droit à être appelé le maître d'Euripide, pusqu'il vint à Athènes pour la première fois en 427, alors que celui-ci avait, depuis de longues années, passé l'âge de l'école. Le même titre ne peut être donné non plus à Prodicos de Céos, plus jeune que le poète d'environ vingt ans '\

maos, fr. 572,4-5, Chrysippos,îv. 840 et 841. Phœnix,îv. 81Q. Fragtn. incert. 912; 1050, Naucki.

Page 1