‹ Euripide et ses idées [microform]Chapitre 101 sur 362 · Ibid., V. a48 sqq · texte numérisé non relu

Ibid., V. a48 sqq

par le plus noble des senLents ] UpmJvoùX^^iyi^L '"" ^"^'"'" '" """"^

'.^^ EUniPIDE ET SES IDÉES

Elle est empruntée comme le langage qu'il lui prête. Euripide a si peu du ce qu'il pensait, qu'il a pris ailleurs, sans trop y regarder, les raisons qu .1 donne de notre bonheur. Pouvait-il avouer plus ingénument qu'il se sentait incapable de les trouver lui-même .5

Ams, ,1 est toujours prudent avec lui de regarder entre les lignes et de chercher l'intention véritable qui l'anime. Il n'avoue pas toujours ce qu'il pense. Une idée étrangère peut se substituer à la sienne et nous mduire en erreur. Car. sans être un poète savant, il a déjà beaucoup de lecture-. Des souvenirs, des réminiscences se glissent nombreuses dans le tissu de ses vers. C'est un délicat travail de les y aemeler. ^

Ces quelques remarques étaient nécessaires, avant d'étudier l'esprit dans lequel il traite les légendes qu'il met en scène.

Souvent l'imagination d'un poète entre en lutte avec sa raison Chez lu,, ce désacord n'est peut-être pas plus fréquent que chez les modernes mais il aboutit à des dissonances plus fortes. Quelle en est la cause? C est que les conceptions mythologiques dont son esprit d homme de théâtre était pénétré, répugnaient plus que nos légendes a tout examen cr.t.que. La matière si llexible dont il était obligé de se servir ne résistait que sur un point: elle était pittoresque et belle

On prévoit dès lors à quelles difficultés il se heurtait. Les personnages imparfaits mais héroïques des poèmes antérieurs le sLisaient

pas été crées sur un autre modèle que les hommes, ne lui faisaient »Iu. . lus.on Devait-il les rejeter? Mais mêlés à la trame même dl gel^s U la détruisait entière, s'il essayait de les en arracher. Devatlut;

EXAMEN DE l'HIPPOLYTE

garder? Cela lui était impossible. Devait-il essayer de les corriger?! chose était périlleuse. Le peuple, habitué à retrouver dans "sdC 1^

retouche eU t un sacrilège et pousser les hauts cris. De plus les

ensemble harmomeux et fragile, dont il n'était prudent de déranger

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la f eur U J^ ^ ' """' '"'"^' " "'^'^" ^^ '-«'« ^'avoir la ferveur jalouse dun croyant. Elle manquait totalement à notre

comme inacceptables les sujets mêmes de ses œuvres. De là on le comprend, des hésitations, des obscurités, des critiques, des ép igram jn^.. surtout des incohé.nces. dont il est très intles.ntJsre

Quelquefois il n'avoue pas sa pensée. Il semble ne pas avoir osé

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un autre. 11 reste lui-même dans l'incertitude et nous y laisse à notre

J«Wo'yte a-t-il une signification? Cette pièce se termine-t-elle par

cëpenTam r t "'"'"" ""'" '=^"^*''^°'=*' ^ ^" aucune manièL Cependant Euripide s'est abstenu, sauf en un vers unique, de nous

LTT hT- "f"'"- '^"^ '°" '' '-^ ^» '^-- -rarement à ses habitudes, il se borne par les cris douloureux de ses

personnages leurs regi^ts, leurs repn.ches. à nous la faire deviner

Approuve- U. blâme-t-il la conduite des déesses, qui président à

■action qu il met en scène? Sans doute, il la blâme et toutes les partie

de sa pièce sont orientées en ce sens. Mais il semble presque TuÎ^

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H-Awi ■ assigner à la rivalité d'Aphrodite et

d Ar,, is une cause bien mesquine.mais Euripide .ste dans la tradit.on homérique. Admettons aussi que sans être jalouse. puisqu'eUe

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