EXAMEN DES BACCHANTES
sur une ville que la moitié de sa population a soudain désertée : il a donc une raison sérieuse de le haïr. Il veut s'emparer de lui. II se fait le défenseur de la foi conjugale en péril. :c;étdt spn droiLçUnême joniiï^ Car, enfin, que font ces troupes de femmes dans lalôîT tude>? Elles ont abandonné leurs maris. leurs enfants, leurs nourrissonsS. Quel mal étrange les travaille? Pourquoi suivent-elles si passionnément le bel inconnu? Car le dieu n'était pas sans beauté. ITavaitjnême tout^ gu'iUallaiLjQurJes séduire .. Avouons que les appréhensions de Penthée étaient justifiées. Pour un Grec, comme lui. elles l'étaient même plus peut-être que pour un autre. En face dé cette divinité asiatique, dont l'allure était si efféminée et si inquiétante, Penthée ne reconnaissait plus la chasteté d'Arlémis, ni l'impérieuse beauté d'Athèna, ni la virilité sereine de Zeus. Et ce n'était pas le teint du personnages, ni ses tresses blondes 6, ni ses yeux où se reflétoient toutes les grâces d'Aphrodite?, qui pouvaient lui donner confiance. ^^
Donc, en ce duel inégal entre le dieu et l'homme, nous sommes pour^Penthée^ U semble qu'Euripide ait voulu qu'il en fût ainsL -ions jugeons la conduite du roi légitime. Nous savons qu'il lutte contre plus fort que lui. Nous prévoyons qu'il sera écrasé. Comme les dieux, quand ils ont tort, agissent toujours ainsi à l'égard de l'homme, pour lui prouver qu'ils ont raison, la crânerie avec laquelle Penthée s'expose aux coups de son adversaire, double pour lui l'ardeur de nos préférences. Car l'homme a raison contre le dieu, et le dieu n'y peut rien. Sans doute, ce dernier triomphe de son contempteur, il lui ôte cette intelligence qui fait toute sa force», puis U
.. BacchanUa, v. a» sqq., v. 35j sqq.. v. 485 sqq.
». Comme Weil le fait remarquer, loc. cit., p. ,09, il n'était pas toujours diflicile d abuser de» Bacchantes : Xouthos le savait bien (cf. Ion, v. 55o sqq ) et s eÛe! ava^nl toutes, endormies, les postures décrites complaisamment par Ché^mon „ ^ './'^K'"- ">' °'\ «omprend sans peine que Xouthos se soit oublié, d'autant plus qu ,1 était .vre. Le témoignage de Chérémon est contredit, il est vrai, ^ar le m^sag^r
«"ofr^Ûrdes'd^uf.' "'"•• ■""" " "'"" •'" ''""'="''• '""'« Po-ie mise deX,^e savoir qui des deux a raison. '