Alceste, v. 741 sqq
G. Chrysippe, iragm. SSy, v. 8 sqq.
empruntée à Anaxagoras i : c'est la dissolution des éléments qui composent l'être humain.
Le corps né de la terre à la terre est rendu,
et l'àme, le souffle vital, que le poète appelle rveOi^as se perd au sein de lÉther brillant.
Cette explication n'est pas isolée. On la retrouve, plus ou moins développée, dans un assez grand nombre de drames. Tous ont été" composés dans les vingt dernières années de la vie du poèteî. Etil semble, si l'on peut sur cette délicate question avoir une opinion, que ce soit lidée où, après bien des tâtonnements, s'arrêta son esprit hésitant.
Naturellement, cette conception n'est pas particulière à Euripide. Tous les commenUleurs l'ont remarqué, et U est inutile de le répéter après eux. Un seul fait, que je rappellerai, le prouve avec évidence : l'épitaphe des Athéniens morts à Potidée 1. Si l'on put graver sur leur tombeau, au Céramique, que l'Éther avait reçu leur âme et la terre leur corps, comme l'inscription était officieUe, cette explication de la mort n'était pas loin, en 43a, d'être acceptée par le peuple, pour lequel elle avait été faite.
Euripide la reprit à son tour, comme l'auteur de l'épitaphe l'avait empruntée à d'autres. L'âme, cette étincelle divine, retourne après la mort vers le foyer d'où elle émane, vers l'Éther, l'immensité lumineuse où trône Zeus, et qui se confond quelquefois avec lui. Car Zeus est l'intelligence des hommes 5, et comme telle, cette intelligence doit rentrer après la mort dans le sein du dieu «.