‹ Euripide et ses idées [microform]Chapitre 257 sur 362 · I. Supra, chap. IV, i iv, p. igtf sq · texte numérisé non relu

I. Supra, chap. IV, i iv, p. igtf sq

>. Suppliantes, v. 533; 1. F. F., 97,. Cf. Decharme, op. cit., p. ,3» saa - l'^mr^ »»nv,e„t peuMlrede Xénophane, qui fut le premi/r, au téU^'^e de Oto^irj Laerce, IX 19 a 1 employer comme synonyme de +vx<i. àe même qu'il démontra aue tout ce qui naît est périssable. Cf. Nestlé, op. cit., p. Ï6» remontra que

demUmô'^Torelu v^'-Rfi' "*' T/'- "^'^'"' "^ ""' '""I' »^«<= '«^ corrections ae wuamomtz, OresU, v. 1086 sqq.; PtUnwunne), v. 806 sqq.; Hypsinvlé frnirm ,>;-

V. 4 sqq. - Les Suppliantes ont été jouées vers 4.0. - L'ffïm «TSId/ nf 'i'

temps les GrenouilU,, comme le mi„,ue le scholiaste de^U^œS au vfrs 53"

Quant au ar,..p^ cté p us haut, il est de 1. même année que les pZnZJ^ "'

Cf ThuCdfd; 1' 63 /r .""' "" ''°'"^'* "* '^»' *' C»'«" était stratège. BrituSèlTm'; eltL'rrSL'""'""" '" '""' ''«'"' ^" -«'"tenante 5. Troyennes, v. 886.

H•u^'//^'*^'f "''''"'.'î!*/'*^^' ®° ^''"«^^«^^ moderne, nous aurons la fin du chapitre XII d Helle : a J'aimc dit le vieillard qui va mourir, à me rappeler le ^rand rêvT des anciens sages... Voyez comme cette étoile est blanche ^t belle'^l Je ne l'aT jLat con

S'il en est ainsi, la mort anéantit donc notre conscience. Elle se dissipe dans l'infini du monde, comme s'évaporent au milieu de la nature les éléments dont notre corps était composé. Mais si l'on ne peut songer sans un peu de tristesse à la dissolution de l'être matériel, qui ne nous est pas toujours indifférent, que dire de la destruction de notre conscience? Ainsi, ce qui nous fut cher, affections de l'esprit et du cœur, recherche de la vérité, de la justice, de l'ordre, de la beauté, tout ce qui stimule nos forces vers un but qui nous paraît divin, tout cela s'effondre brusquement quand notre cœur s'arrête. Et nous ne savons même pas, après nous être donné tant de mal, si nous avons poursuivi des réalités ou des chimères. Avons-nous eu raison? Sommes-nous des sots? Nous n'aurons même pas la maigre consolation d'en être informés.

Sans doute. Mais de ces angoisses, Euripide n'a rien dit. La mort est la dissociation de notre être : là s'est arrêtée sa pensée. 11 se peut qu'elle soit restée sereine. S'il a songé à l'au-delà, je le répète, il n'a pas eu nos inquiétudes, ou, s'il les a eues, il ne les a pas exprimées. La suite ininterrompue des efforts quotidiens suffisait à donner un sens à son existence, et il n'a pas cherché à découvrir dans quelles régions inconnues elle devait se perdre. Un poète tragique n'est pas, comme Platon, un poète de rêves mystérieux et profonds.

C'est ce qui explique les idées d'Euripide sur le suicide. Je n'en dirai qu'un mot. Si la mort était une chose si redoutable, il n'excuserait jamais ceux qui se la donnent. Or, Polymestor, après qu'on lui a crevé les >eux, pourrait se tuer, sans qu'on fût en droit de le blâmer, parce qu'il souffre trop». A plus forte raison, Phèdre est hbre de se laisser mourir, parce qu'elle éviterait ainsi de faire le mal », et quand, après la faute irréparable de sa nourrice, elle attente à ses jours, le chœur ne condamne pas son suicide 3. H est vrai que l'on proclame

templée sans penser qu'elle doit être le séjour des poètes, des sages, qui y satisfont leur amour de la Beauté... C'est là que je serai demain, peut-ôtre, et, fausse ou vraie, cette rêverie enchantera ma mort. »

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