IV. Les esclaves
V. Animosito d'Euripide contre certaines catégories d'individus, les hérauts les athlètes. — Ce qu'il pense des bâtards. '
C'était presque une nécessité pour le théâtre grec, qui empruntait ses sujets aux légendes, de n'employer que des personnages au-dessus du niveau commun. L'homme ayant dans l'épopée de fréquents rapports avec les dieux, le héros tragique, surtout à l'origine, fut grandi par ce commerce surhumain. On lui donna un air et un langage d'hiérophante, puisqu'il avait été le témoin de ces temps divins. Plus tard, à mesure que grandit le goût de la réalité, on imagina des êtres plus simples. Mais il subsista toujours en eux quelque chose du grandissement originel. C'est ainsi que les rois et les reines restèrent des personnages obligatoires dans la tragédie, le peuple croyant naïvement qu'ils lui étaient supérieurs'.
S'ils sont plus grands que nous, selon le mot connu, c'est qu'ils ont la tête plus élevée, mais ils ont les pieds aussi bas que les nôtres. Euripide voit bien en quoi ils ressemblent à l'humanité, mais il ne discerne pas toujours ce qui les en distingue. De la double vérité de Pascal, il insiste surtout sur la seconde partie. En d'autres termes, quand il met des rois en scène, il recherche et nous montre les faiblesses qu'ils dissimulent, bien plus que leur splendeur extérieure ou que leur supériorité intellectuelle.