‹ Euripide et ses idées [microform]Chapitre 317 sur 362 · I. Xénophane, fragin. a. (DieU.) a. Hippolyte, v. 1016 sq · texte numérisé non relu

I. Xénophane, fragin. a. (DieU.) a. Hippolyte, v. 1016 sq

LES fiATARDS 3g j

enclin à l'en dédommager et à le grandir. Quand le jeune homme, maudit par son père, est sur le point de quitter Trézène, il ne se fehcite pas de sa naissance qui indispose les esprits contre lui. Mais Il affirme que ses pareils peuvent avoir les vertus les plus rares» et quand il meurt, il conseille à Thésée, auquel il a pardonné, 'de demander aux dieux des fils légitimes qui lui ressemblents. C'est presque sa dernière parole.

Elle est intentionnelle. Sans déclamer, Euripide exprime une pensée a laquelle il tient: la nature ne fait pas de différence entre les êtres 4 Souvent même un sol desséché donne une moisson plus abondante qu une terre profondes. Ce nest pas qu'il faille multiplier le nombre des enfants illégitimes : la loi est trop dure pour euxO. Mais s'Us naissent avec d'excellentes qualités, le nom qu'on leur donne ne les leur fera pas perdre?. Ion, qui, pour ne pas suivre Xouthos à Athènes allègue qu'il est un bâtard 8, le prouve bien par sa réserve et son mtelhgence prudente de la vie : il est vrai que tous les enfants naturels n'avaient pas Apollon pour père.

a. Hippolyte, v. noo sq.

Page 1