V. Les pratiques religieuses. Leur inutilité
Puisque nous savons comment Euripide juge la conduite que les dieux tiennent dans quelques-unes de ses pièces, ne pouvons-nous pas arriver à connaître quelle était sa notion générale de la divinité? S’il blâme Apollon à cause de ses mensonges, s’il cherche à innocenter Artémis des cruautés qu’on lui impute, s’il invective contre Zeus parce qu’il a des mœurs trop faciles, cela ne prouve-t-il pas qu’à ses yeux la divinité doit être véridique, douce, chaste, en un mot qu’elle ne peut avoir de défauts? Le principe de la perfection divine inspire chacune de ses critiques.
Agrandissons l’objet de notre étude, et tâchons de savoir, en lisant