Un xdcTtYiXo;. Sur le sens du mot, cf. Paix, v
7. Inutile de citer ces vers que l’on trouvera dans Nauck : ils sont très connus. Aulu-Gelle répète la même chose sur la foi de Théopompe, mais Théopompe avait lu Aristophane.
de ces plaisanteries que d’en sentir le sel. Et pourtant il est présumable qu’elles en ont eu, ou du moins qu’elles ont fait rire, puisqu’elles ont été tant de fois répétées i.
Euripide était, cela est presque sûr, de famille aisée. Le fait nous est affirmé expressément par un choniqueur du siècle suivant, dont le témoignage a une grande autorités. Son affirmation concorde avec certains faits que nous apprenons ailleurs. Comment, si les parents d’Euripide avaient été de petites gens, auraient-ils fait donner à leur fils l’instruction qu’il reçut? Sans être un poète savant, n’a-t-il pas déjà des connaissances très variées? Gomment aurait-il pu, sans fortune personnelle, rassembler les livres de sa bibliothèque 3, en un temps où les livres étaient si rares et si chers? Car si les écrivains comme Lysias gagnaient beaucoup d’argent à composer des discours pour des plaideurs inexpérimentés, à la même époque le métier de poète tragique rapportait sans doute plus d’honneur que de profit. Il fallait donc bien qu’Euripide eût une aisance personnelle que ses parents lui avaient laissée^. On serait même tenté de supposer qu’il était issu de quelque famille de propriétaires fonciers 5, à voir la bienveillance presque attendrie et si indulgente qu’il porte aux paysans. Il aime leur vie. Il la trouve saine, facile, préférable à celle des villes. Son optimisme ressemble un peu à celui du riche, qui voit les choses de loin et qui n’a vécu au milieu des champs que pendant la belle saison. — Mais, après tout, ce ne serait là qu’une hypothèse^ et sur un sujet où on les a tant multipliées, il faut se garder d’en accroître le nombre.
On ne doit donc pas croire Aristophane sur parole, quand il dit du
1 . Ne pas oublier la remarque de Bergk (Griech. Literaturgeschichte, III, p. 467, n. 7) ; « Pour que la plaisanterie fît rire, il fallait qu’elle eût un fond de vérité. Quand les Péloponnésiens dévastèrent l’Attique, Gleito pouvait très bien, par ce temps de disette, tirer profit, en les faisant vendre à Athènes, des fruits et légumes récoltés à Salamine, dans le domaine de la famille. »