Alceste, v. 8; Cyclope, v. 27 sq
les auges I ; ils préparent la nourriture 2, font le painS, portent l’eau la torche^, les messages^; ils gardent laporte^, tissent les vêtements 8, les font sécher 9, aident aux sacrilices 10, soignent les malades”, portent les armes du maître”, gardent les prisonniers 18. On les voit même une fois travailler à éteindre un incendie En conscience, peut-on leur demander plus ?
Or, il est remarquable que, dans la multitude des occupations auxquelles Euripide astreint ses esclaves, ils ne subissent chez lui de mauvais traitement qu’une seule fois. Car si Xouthos menace de mort les femmes qui forment le chœur de Ylon, sa menace n’est pas bien sérieuse, puisqu’elle ne les empêche pas de trahir son secret, et qu’elles n’ont pas à se repentir de leur indiscrétion i5. Au contraire, le vieillard de Y Iphigénie à Aulis, qui porte à Clytemnestre le contreordre de son mari, est maltraité par Ménélas, qui lui arrache sa missive 16. S’il essaie de la reprendre, il recevra sur la tête un coup de sceptre, et le sang coulera. Ménélas ne frappe pourtant pas ce serviteur, il se contente de le bousculer. Ces violences honorent celui qui les subit, et l’homme libre qui abuse de sa force et de sa puissance contre un être faible n’est qu’un lâche et qu’un brutal.
L’histoire de cet esclave est à retenir. Il avait été donné, bien des années auparavant, par Tyndare à Clytemnestre, et devait suivre la jeune femme dans la demeure de son mari. Il faisait partie de