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B. SCHALKENMEHRENER-MAAR, DANS L'EIFEL

Type des cratères d'explosion occupés par un lac, entourés d'un bourrelet à peine indiqué de produits de projections. Les champs vont jusqu'au bord de l'eau.

G. U., t. IV, Pl. XXVIII.

LES PAYS RHÉNANS DU SUD

Nord-Ouest et le Nord-Est. De 230 000 habitants en 1880, 280 000 en 1895, elle est passée à 415 000 en 1912, par incorporation des faubourgs, et atteint, en 1925, 467 520 âmes. C'est un organisme urbain complet où la fonction commerciale, d'abord prééminente, sert de régulateur à la fonction industrielle de plus en plus importante et même aux fonctions intellectuelles d'une capitale régionale. Les quartiers du centre, avec la Bourse et les banques, les musées et bibliothèques, sont aussi déserts le soir que la Cité de Londres. Le calme règne dans les rues aérées des quartiers de villas aux beaux jardins. C'est à la périphérie qu'est l'activité industrielle : au Sud, à Sachsenhausen, tout un quartier de brasseries : à l'Ouest, les fabriques de machines les plus délicates, automobiles, appareils électriques, machines d'imprimerie, machines à écrire et à calculer, machinesoutils diverses ; puis les confections, les fabriques de meubles. Le mouvement s'étend au delà des frontières de l'ancienne ville libre incorporée à la Prusse. A l'Ouest, Hôchst et Griesheim, avec près de 50 000 habitants, sont voués aux industries chimiques, en liaison avec la technique électrique. A l'Est, c'est Offenbach, ville ouvrière de 79 000 âmes, célèbre par ses maroquineries, mais qui confectionne aussi les chapeaux et articles de mode bon marché, fabrique les machines-outils, les machines d'imprimerie en particulier, et se tourne même vers les produits chimiques, savons, couleurs, laques, etc. Quelques kilomètres plus loin, Hanau (38 498 hab.), au confluent de la Kinzig et du Main, reste spécialisé dans la bijouterie. Avec tous ces satellites, c'est une agglomération de près de 600 000 âmes qui s'est développée autour du foyer commercial qu'une bourgeoisie avisée a su créer au moyen âge.

De tous les pays rhénans du Sud, la plaine de Hesse est le plus vivant. On peut être surpris du peuplement relativement dense qui s'est installé sur les hauteurs de la Forêt Noire, mais l'homme a plus fait encore pour transformer l'aspect du sol, en donnant aux bords du Rhin cette couronne de cités laborieuses.

Les pays rhénans du Nord vont nous montrer une structure physique moins morcelée, des contrastes économiques plus tranchés que les pays rhénans du Sud ; mais la fourmilière humaine du bassin de la Ruhr y est une formation toute récente, qui n'a pas le riche passé des cités du haut Rhin.

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