B. PANORAMA DE TREVES. VUE PRISE VERS LE SUD
Large vallée de la Moselle, au contact du Massif Schisteux (hauteurs boisées, au fond) et des fdateaux de grès du Trias (dont on voit les premières pentes à droite) .
G. U.. t. IV, Pl. .\X.\III.
G. U., t. IV, Pl. XXXIV.
LES PAYS RHÉNANS DU NORD
les fermes isolées dominent. C'est une vigoureuse démocratie rurale qui s'est implantée ici. Les trois quarts des exploitants possèdent moins de 2 hectares ; les propriétés de 5 à 20 hectares occupent plus du tiers de la surface, celles de 20 à 100 hectares, 40 p. 100. Pendant longtemps les céréales ont formé la base de l'économie, mais l'élevage a toujours joué un jrôle important.
La croissance des centres urbains et des grandes agglomérations industrielles voisines a eu son retentissement sur la vie agricole. Elle l'a sans doute favorisée par les débouchés offerts aux produits du sol, mais elle lui a imposé aussi des conditions difficiles. Le blé, concurrencé par les importations américaines, disparaît de plus en plus au profit du seigle, de l'avoine et surtout des fourrages. Le nombre des chevaux, qui servent surtout aux travaux des champs, n'a pas sensiblement augmenté (10 au kilomètre carré), mais le bétail à cornes atteignait, dès le début du xxe siècle, une densité de 60 têtes. Tout pousse vers l'élevage, les bénéfices quïl assure autant que les difficultés de la culture. Seules les petites fermes exploitées par une famille nombreuse peuvent se passer d'une main-d'œuvre auxiliaire de plus en plus chère, qu'il a fallu faire venir de Pologne après que s'est tari le recrutement en Hollande. Les fermes moyennes et les grosses fermes font un usage de plus en plus grand du machinisme et bénéficient de l'électrification; mais les bourgeois des villes voisines, qui les ont souvent acquises, préfèrent coucher en herbages la plus grande étendue possible de terres. On gagne gros à la vente des laitages dans la Ruhr. Ainsi l'aspect tend de plus en plus vers celui de la Hollande, dont cette plaine est en somme le prolongement, et l'on voit s'étaler de plus en plus le tapis vert des prés, plantés de pommiers, semés des taches rousses ou noires des vaches pâturant dans les enclos.
Le Bassin de Munster. — Une évolution analogue commence à gagner les campagnes ondulées qui prolongent à l'Est la plaine du Rhin. Le voyageur que les express emportent rapidement vers Berlin, en passant par Munster ou par Hamm et Bielefeld, ne voit qu'une plaine bocagère, coupée de haies d'arbres qui cachent le fourmillement des fermes. C'est pourtant un bassin hercynien qui se trouve ici encadré entre le bord du Massif Schisteux Rhénan et les chaînons de la Weser, et la variété d'aspects ordinaire dans les régions semblables ne fait pas entièrement défaut.
Les couches crétacées, formant une cuvette dissymétrique dont le point le plus bas est au Nord, se relèvent lentement vers le Sud, et toute une zone de plateaux de craie cénomanienne apparaît entre la Lippe et la Ruhr, pays aussi sec que la Picardie, contrastant avec le Massif Schisteux aussi bien qu'avec la plaine humide qui s'étend au Nord. Le front des couches redressées forme une côte, très nette à l'Ouest, où le plongement est plus fort et la zone crayeuse plus étroite : c'est le Haarstrang, qui atteint 291 mètres. A l'Est, où les couches sont moins inclinées, la largeur du plateau atteint 25 kilomètres : c'est le Sindfeld, hauteurs de 350 à 380 mètres, désertes, sans arbres et sans eaux. Les villages se réfugient dans les vallées les plus profondes, creusées jusqu'aux marnes du Gault. Mais le peuplement s'est surtout fixé sur la ligne de grosses sources, qui, de Soest à Paderborn, marque l'affleurement de la nappe souterraine, peut-être même une dislocation, car certaines venues d'eau sont thermales.
Au delà de la vallée de la Lippe, aux alluvions humides couvertes d'un tapis continu de prairies, commencent ces campagnes ondulées et monotones qui sont
GtOORAPillE UNIVERSELLE.
Europe centrale, I.
l'aspect le plus connu du Bassin de Munster, dédale de coteaux et de larges vallées, modelés dans les couches marneuses du Sénonien. Les points les plus hauts, dominant la vallée de la Lippe (Beckumer Hôhen), représentent une côte très festonnée ; il en est sans doute de même des Baumberge, à l'Ouest de Munster ; mais, en général, les dénivellations n'atteignent pas plus de 50 à 60 mètres. Toutes les vallées affluentes de l'Ems sont comme étouffées par le remblaiement quaternaire, auquel a contribué l'invasion glaciaire. Le lavage des moraines anciennes a donné une masse énorme de sables, dont les vents d'Ouest se sont emparés, et de grands champs de dunes ont été étalés au pied du Teutobûrgerwald. Les landes de la Sennerheide évoquent déjà l'image de la grande plaine du Nord. L'alios (appelé ici Ortstein), formé à moins d'un mètre de profondeur, a contribué, plus que la stérilité des sables, à l'abandon de cette région, que de grandes plantations de pins ont transformée, sans toutefois y retenir la population.
C'est le centre du Bassin, la région des marnes au sol lourd, mais fertile, qui a fixé depuis des siècles les tribus germaniques, gagnant peu à peu sur l'antique forêt, dont les restes couronnent toutes les hauteurs. L'abri des vents d'Est et l'altitude réduite assurent à cette région un climat aussi doux que celui des bords du Bhin. A Munster, la moyenne de janvier est supérieure à 1°, comme à Cologne. Les vents pluvieux d'Ouest, pris dans l'hémicycle de hauteurs qui entoure le Bassin, y déversent des précipitations assez abondantes (750 mm.), et la sécheresse est pratiquement inconnue.
L'abondance de l'eau a pu contribuer à maintenir la tradition du peuplement disséminé remontant à l'époque celtique. Les vieilles fermes du type nordique dominent encore presque partout, avec leurs grands toits de chaume descendant sur les côtés jusqu'à 3 mètres du sol, leurs murs en pisé à poutres apparentes, leurs larges portes cochères ouvrant sur le couloir longitudinal de la Di'eZe, bordé par les étables, et souvent encore la tête de cheval couronnant le pignon. Même assemblées en Gemeinschaften, elles se tiennent espacées. Ces anciens villages de serfs ou d'artisans, nés autour des cloîtres ou des châteaux seigneuriaux, ont leurs terres divisées en Eschen, parcelles mélangées résultant du morcellement d'anciens communaux, situées à une ou deux heures de marche parfois de la maison. La forme du peuplement libre est la Bauerschaft, semis de fermes isolées, avec l'église et l'école se dressant seules à une croisée de routes. Le sol est, dans ce cas, divisé en Kampen, petites parcelles d'un quart à un demi-hectare, champs, prés ou boqueteaux, entourant la ferme qui les exploite (pl. XXXIV, A, B et C).
Dans ce pays de forte vie rurale, c'est au nombre de chevaux qu'on juge la fortune et la position sociale du paysan. Le Schulte possédant de six à dix chevaux est un gros personnage, fier de sa maison au haut pignon, que prolonge une longue grange au sol pavé de galets. Les Bauer possédant quatre à six chevaux \ sont l'élément dominant dans les communes dispersées ; ils vivent dans une aisance relative, à côté des Koiter, qui n'ont qu'un à trois chevaux et habitent surtout les villages. Un amour commun de la terre réunit tous ces paysans au \[ caractère sérieux, renfermé, aussi appliqués que religieux, aussi honnêtes que processifs. Les céréales ont toujours été leur première préoccupation ; longtemps cultivées en assolement triennal, avec jachère pâturée en liberté dans les petites parcelles encloses, parfois avec écobuage, elles occupent encore les deux tiers
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du sol agricole, le seigle en premier lieu, puis l'avoine. Les rendements ont été accrus par l'usage des engrais chimiques, et les assolements se sont assouplis par l'introduction des légumineuses.
On a pu s'étonner du peu d'étendue des prairies sur ces sols humides, le pâturage sur jachère ne permettant pas une grande extension de l'élevage. Mais l'influence des centres industriels voisins commence à se faire sentir par l'augmentation du nombre des bovidés, qui atteint 40 têtes par kilomètre carré (35 à 40 pour 100 habitants), et surtout par celui des porcs (50 à 60 pour 100 hab.). En même temps, les légumes gagnent du terrain, surtout la pomme de terre, déjà très répandue et qui formait la base de l'alimentation paysanne depuis le xviiie siècle. C'est de ce côté que le paysan cherche de plus en plus les profits qu'il demandait jadis au lin et au chanvre.
La vie moderne a peine à entamer ce bloc rural, bien que les chevalements des puits de mines de la Ruhr apparaissent çà et là, gagnant au Nord jusqu'auprès de Munster. Les villes n'ont jamais fait défaut, à la fois marchés et places fortes, dans un pays où la sécurité a souvent été plus que précaire. A Beckum comme à Paderborn, à Ahlen comme à Salzkotter, à Soest et même à Munster, on reconnaît l'enceinte circulaire des remparts, devenue boulevard ou jardin. De vieilles basiliques disent la piété d'une population sérieuse et restée profondément attachée au sol.
Seul ]\Iûnster a pris un certain essor depuis l'ère des chemins de fer et dépasse 100 000 habitants (106 418 en 1925). Sa forte garnison et ses entrepôts militaires y favorisaient l'activité commerciale. Autour de la vieille ville aux rues tortueuses, ceinte par la verdure des anciens remparts du xri® siècle, les huit voies ferrées qui se croisent dans une gare monumentale, les ateliers de chemins de fer et le port voisin, creusé en même temps que le canal Dortmund-Ems, de grandes minoteries, des brasseries et des fabriques de cuir continuent à entretenir l'animation.
Tout ceci est bien peu de chose à côté de la fièvre qui règne dans les grandes villes des bords du Rhin et à la lisière du Massif Schisteux Rhénan, où l'industrie et le commerce s'exaltent l'un par l'autre.
Les grandes villes dé la plaine du bas Rhin. — Depuis longtemps, le contact du Massif Schisteux avec la plaine et le débouché du Rhin ont attiré les hommes. Il y a là un des lieux de villes les plus significatifs de toute l'Europe centrale. La houille a fait la fortune d'Aix-la-Chapelle, mais Charlemagne y avait déjà fixé la capitale de son Empire. L'essor des mines et forges de la Ruhr a multiplié les grandes agglomérations, mais Duisburg remonte au haut moyen âge, Bonn et Cologne sont des cités romaines.
On s'attendrait à trouver le plus gros centre à l'endroit même où le Rhin échappe aux dures roches primaires qui l'emprisonnent depuis Bingen. Les Romains avaient bien vu l'importance de cette position, et Bonn a été un de leurs premiers établissements ; c'est cependant l'ancienne Colonia Agrippina, assise 15 kilomètres plus bas, qui l'a emporté à partir du moyen âge.
Bonn atteint 100 000 âmes (90 249 en 1925) et reste connue surtout comme une ville universitaire, riche de souvenirs, dressée en face des pitons volcaniques des Siebengebirge. Elle a pourtant un port actif, surtout sur la rive droite du Rhin ; la tête de pont de Beuel se développe, depuis surtout que s'y
l' ALLEMAGNE.
nouent les combinaisons d'intérêts éveillés par l'exploitation de jour en jour plus active des lignites (pl. XXXVI, A et B).
Cologne a pris cependant de bonne heure une avance que rien ne permet de regagner. Aucune ville rhénane ne fait une impression aussi forte, soit qu'on l'aborde par le Rhin, ou qu'on y descende du train en sortant de la gare centrale. Le pont monumental qui fait franchir le large courant fluvial aux trains, aux tramways, aux voitures et aux piétons, la multiplicité des églises près du Rhin, dominées par la célèbre cathédrale qui dresse vers le ciel ses flèches élancées, l'animation singulière de cette Breite Strasse, plutôt étroite, mais bordée des boutiques les plus élégantes et dont le tracé sinueux reflète celui même de la voie romaine, tout parle ici d'un long passé de vie active se prolongeant jusqu'aujourd'hui. Avec ses 700 222 habitants, Cologne est la troisième ville de l'Allemagne et dépasse de 200 000 à 300 000 âmes toutes les villes rhénanes, y compris même Francfort et Dûsseldorf. Et cette prééminence a toujours existé. Il semble que tout ait concouru à rassembler les hommes autour du castram dressé par Agrippa, devenu très vite une ville-pont, un port, une place de commerce et, dans les temps modernes, un grand centre industriel.
Les étapes du développement urbain se lisent sur le plan avec une netteté rarement aussi claire (fig. 40), Dans les rues tortueuses de la vieille ville, du Dom au Neumarkt, on reconnaît l'emplacement du castram, à peu près rectangulaire, qui est devenu la ville, pendant que les atterrissements gagnés sur le Rhin recevaient le grand marché, Neumarkt, entouré de toute une légion d'églises. Métropole ecclésiastique de la Germanie inférieure, Cologne étendait son influence jusqu'aux Pays-Bas. Au xii^ siècle, c'était déjà la plus grande des villes rhénanes; une enceinte fortifiée enfermait sur la rive gauche 4 kilomètres carrés de ruelles étroites et de places, 3 à 4 kilomètres de front sur le fleuve, où s'arrêtaient les navires traversant la mer du Nord. Affiliée à la Hanse, Cologne exporte en Angleterre les vins du Rhin et importe les denrées des Flandres ; l'industrie même y fleurit, et ses toiles sont renommées. Les métaux précieux y sont vendus et travaillés ; en 1268 commence à s'élever la fameuse cathédrale ; au xiv® siècle se développe une école de peinture.
Ce merveilleux essor devait s'arrêter avec le début des temps modernes, quand la Hanse fut éclipsée par les centres commerciaux des Pays-Bas, mieux situés sur les nouvelles routes océaniques. Fidèle à la foi catholique, Cologne perd d'ailleurs un peu contact avec la Germanie protestante. En 1794, la population ne dépassait pas 50 000 âmes. Repliée sur elle-même, la ville a gardé tout son cachet historique ; dans sa croissance rapide au xix^ siècle, elle se moulera exactement sur le vieux noyau. L'enceinte du xviii*^ siècle enveloppe dans un arc plus régulier celle du xiii® et se reconnaît dans les larges boulevards allant de VUbier Ring aux jardins du Deutscher Ring. La nouvelle enceinte de 1881 la suit parallèlement à une distance de 600 mètres. Elle est complétée par les bastions enveloppant, sur la rive droite du fleuve, le faubourg de Deutz, resté minuscule.
Tout le développement s'est continué longtemps, en effet, sur la rive gauche. Il déborde largement l'enceinte de 1881, et toute une couronne de faubourgs industriels se développe, depuis Riehl et Nippes au Nord jusqu'à Bayenthal au Sud, en passant par Ehrenfeld, Lindenthal et Sulz. Le port et les quais, de 4 kilomètres de longueur sur la rive gauche, ne suffisent cependant plus, et deux grands
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bassins sont creusés dans les alluvions de la rive droite, appelant les usines, qui se multiplient surtout au Nord de Deutz, vers Mûlheim sur le Rhin et vers Kalk. On peut mesurer la vigueur de la poussée moderne de Cologne par l'accrois-
FiG. 40. — Cologne. — Échelle, 1 : 50 000.
Le plan schématique dans le carton éclaire les stades du développement de la ville : 1, Le Casirum de la Colonia A^rippina ; 2, La ville du xii« siècle ; 3, La ville du xvm* siècle ; 4, La ville du xix" siècle. — En pointillé, les faubourgs industriels récents.
sèment de la population à partir du troisième tiers du xix^ siècle. De 80 000 âmes en 1871, elle passe à 161 000 en 1885, à 334 000 en 1895 avec Ehrenfeld, à 428 000 en 1905 avec toute la .série des faubourgs industriels, à 516 000 en 1910, pour atteindre enfin 700 000 en 1925. Le développement de la navigation rhénane et des chemins de fer a été évidemment le facteur essentiel de cet essor
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moderne. Plus près de la Ruhr que Bonn, Cologne avait, de plus, l'avantage de traditions commerciales anciennes : elle a contribué à financer le développement du bassin houiller. Empruntant facilement à la Ruhr charbons et fer brut, elle fabrique des machines et câbles métalliques, construit des bateaux, produit des miroirs et transforme les matières que le Rhin lui apporte : blés, peaux, huiles et pétroles. La fonction industrielle a fini par égaler au moins en importance la fonction commerciale. Leur localisation, d'une netteté presque sans exemple, se traduit dans la physionomie de l'énorme agglomération, qui s'étend maintenant sur les deux rives du Rhin, dans un rayon de 10 kilomètres autour du vieux centre. Le double arc de cercle des boulevards, suivant les enceintes du xviii^ et du xix® siècle, englobe, sur la rive gauche, la ville commerciale, avec ses banques et ses bureaux, ses magasins, mais aussi ses églises et tous ses souvenirs historiques ; au delà, les faubourgs industriels bourgeonnent en tous sens, les usines dressent partout leurs hautes cheminées, et les files de maisons gagnent de plus en plus, comblant les vides. Le passé et le présent sont rarement plus vivants et plus opposés à la fois.
Aix-la-Chapelle est, avec la grosse agglomération de la Ruhr, le seul centre comparable, aux bords de la plaine du bas Rhin. La ville elle-même ne compte que 155 816 habitants, mais tout autour un fourmillement de bourgs et de gros villages porte la densité à plus de 500 sur une surface de 120 kilomètres carrés (pl. XXXV).
Ce sont les sources chaudes en rapport avec l'ancienne activité éruptive du Massif Schisteux Rhénan qui ont d'abord fixé les Romains ici. Mais le site est plus ouvert que sur l'Ahr et la Lahn, plus propre au développement d'une grande ville ; les buttes de Crétacé sableux encore boisées (Aachener Forst) entourent une sorte de petit bassin évidé par l'érosion dans les schistes. La houille a été exploitée ici dès le xiv^ siècle ; les filons de minerai de plomb, zinc et argent étaient plus estimés cependant. C'est seulement à la fin du xix^ siècle que le charbon a pris la première place. De 1900 à 1913, son extraction a doublé, donnant plus de 3 millions de tonnes ; la fabrication du coke a quintuplé, dépassant un million. Les usines se sont multipliées : tissages de toiles, aciéries, fabriques d'aiguilles, fabriques de machines. C'est un centre industriel complet, comparable à ceux de la Belgique voisine, plutôt qu'aux agglomérations spécialisées de la région de la Ruhr. Le volume des affaires, la mobilisation des capitaux, la circulation des matières premières et des produits ouvrés, celle même des hommes, que tout un réseau de trains amène de loin aux mines et aux usines, sont en rapport avec les ressources importantes, mais relativement limitées, du bassin houiller.
Nous allons voir, avec la région industrielle rhéno-westphalienne, ces phénomènes prendre une ampleur démesurée, dépassant tout ce que l'imagination pouvait concevoir il y a cinquante ans.
BIBLIOGRAPHIE
Massif Schisteux Rhénan. — Géographie physique : voir la collection Die Rheinlande in nalurwissenschaftlich-geographischen EinzeldarsteUimgen, éd. par G. Mordziol, à Brunswick, spécialement : G. Mordziol, Die Austiefung des Rheindurchbruchtals wàhrend der Eiszeit, 1912; Knierum, Ban und Bild des Taunus, 1914 ; J. Jacobs, Wanderungen und Streifziige durch die Laacher Viilkanwelt, 1913 ; Die Venvertung der Bodenschàlze in der Laacher Gegend, 1914. — Voir aussi les Verhandlungen des li'f"-
Phot. comm. par M. Paul Wallon.
A. VUE d'ensemble d'uNE EXPLOITATION DE LIGNITES, DANS LE BASSIN DE BONN.
Du fond de la fosse, le lignite est ■évacué sur le plan incliné, par une chaîne sans lin;, vers les ateliers de séchage. Hautes cheminées des fabriques de briquettes, cheminées basses de la centrale électrique.
Phot. comm. p;ir M. Paul Wallon.