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I. — Géographie physique

Situation et dimensions. — Le royaume d'Italie a une superficie de 280000 kilomùtres carrés, c'est-à-dire à peu près la moitié de la péninsule ibérique. Par les Alpes, il est limitrophe de la France à l'ouest, de la Suisse au nord, de l'Autriche au nord et au nord-est.

L'Italie comprend trois parties distinctes :

1° Au nord, la plaine du Pô, qui s'étend sur près de 100 000 kilomètres carrés entre les systèmes montagneux des Alpes et des Apennins ;

2" La péninaule proprement dite, allongée obliquement du nord-ouest au sud-est entre la mer Adriatique et la Méditerranée occidentale. La superficie de l'Italie péninsulaire (1.30 000 kilomètres carrés) n'atteint pas la moitié de rétendue totale du l'oyaume. Pour une long'ueur de 900 kilomètres, sa larg-eur moyenne n'est que de 150 kilomètres.

3° Les iles de Sicile et de Sardaigne, qui forment 9nviron le sixième du territoire.

Comprise eatre le 4G« degré et demi de latitude nord, et le -iG^, l'iliillc ;st plu» engagée dans le continent européen et plus septentrionale que la péninsule ibérique et la péninsule des Balkans.

Quoique très étroite par rapport à sa ongueur, ritaliesélend surplus de 10 degrés de longitude, entre le 6<= et le 18" méridien oriental. C'est la conséquence de sa disposition oblique ; de là résulte aussi que le même méridien, le lO*^, passe aux bom-lies du Pô et à l'embouchure du Tibre.

Relief. — Le relief italien peut être divisé en deux parties : im système extérieur, formé du versant méridional des Alpes; u?i système péninsulaire, VApen?iin.

Les Alpes. — A l'ouest, l'Italie partage avec la France les massifs des Alpes Maritimes, Cottiennes, Grées; au nord-ouest, les Alpes Pennines la séparent assez nettement du territoire suisse. Mais la vallée supérieure du Tessin est suisse. Par la haute vallée de l'Adda ou Valteiine, ritalie touche au g-rand massif des Alpes centrales, aux Alpes de la IJernina, et à VOrtler. La vallée supérieure de l'Adig-e, le Tyrol, est à l'Autriche, comme la vallée du Tessin est à la Suisse. Au nord-est, la frontière italienne a été reportée jusqu'aux cimes des Alpes Cadoriques et Carniques. L'Italie n'est donc un État alpestre que sur une médiocre étendue de son territoire. En elfet, la penlo des Alpes est très abrupte du côté do la vallée du Pô. En ouli'f la frontière ne lui d(jiuie pas toutes les vallées des allhieiils du Pô.

Plaine du Pô. — Mais les Alpes contribuent à la richesse de la plaine du Pô : le Piémont, la Lombardie et la Vénétie doivent aux réserves de neiges des massifs alpestres leurs fleuves abondants, leurs lacs profonds, leur fertilité proverbiale. Cette plaine d'alluvions occupe un ancien golfe comblé par les débris des Alpes et des Apennins et par les alluvions du Pô. Elle mesure, de Suze à Venise, 468 kilomètres, avec une pente presque insensible vers la mer Adriatique, au bord de laquelle les lag'unes de Venise et de Coinacchio sont comme des témoins du travail de comblement inaclievé.

i/aspect lie la Lond)ardie a toujours si'duil 1rs peuples du Nord : ses prés reverdissent en septend)re comme au iiriritemps; les arbres fruitiers, les mûriers et les saules s'alignent p(uir sé|tarer les i-liami)s, baignés par dfis

milliers de cannuK et de fossés qui dislrilnirul dans toulc la plaine comnne un aliment iiu'iiuisahle Teau desceiuhie des pauvres massifs alpestres. La population de la Loinl)ardie-Vénétie est aussi une des plus actives et des plus aisées de l'Italie. Cependant il reste une rép;ion de marécaj,'cs autour de Mantoue sur laquelle la malaria sévit comme dans la péninsule.

Les Apennins. — On fait g-énéralement commencer le système des Apennins au col de Gadibone; en réalité la transition se fait insensiblement entre les Alpes et les Apennins.

Les Apennins forment l'épine dorsale de la péninsule italique. Cette long-ue chaîne (depuis le col de Gadibone jusqu'au cap Spartivento) mesure i GOO kilomètres; la larg-eur maxima du système est, entre Piombino et Ancône, de 265 kilomètres. Avec ses contreforts, il occupe deux tiers de la superficie de l'Italie péninsulaire. On le divise g-énéralement en trois parties :

1° Apennin ligure et étrusque ou Apouiin septentrional. — Gette première partie consiste en une chaîne qui décrit un arc de cercle autour du golfe de Gênes et de la plaine de l'Arno, entre le col de Tende et la source du Tibre. La partie septentrionale on Apennin liyure s'abaisse par des pentes abruptes sur le g-olfe de Gènes. Avec V A pennin étrusque owtoscanQ,om,n\QT\cQniàc]k les plateaux et les chaînes du Subapennin. G'est là que le système a sa plus grande larg-eur. L'Apennin septentrional n'est pas très élevé; cependant on y rencontre un sommet de 2 200 mètres, le mont Cimone.

2" Apennin central. — L'Apennin central est la partie la plus haute et la plus massive du système ; il se compose de deux parties. Au norû, V Ap^nniîi romain, très rapproché de l'Adriatique, est une chaîne bien dessinée. Les monts Sibillins y élèvent leurs cimes jusqu'à 2475 mètres. Au centre et au sud, l'Apennin devient un haut plateau., celui des Abruzzes, où des chaînes orientées du nord-ouest au sud-est enferment une vallée intérieure, la Conca Aquilana.

G'est la partie la plus rude de l'Italie : la neig'e et les forêts de sapins qui couvrent les sommets donnent à ces monts des Abruzzes un aspect septentrional. Là s'élève le point culminant de la péninsule, le Gran Sasso d'Italia (2921 mètres), à peine inférieur au haut Olympe des Grecs.

3" Apennin inéridional. — Au sud du plateau des Abruzzes, l'Apennin redevient une chaîne simple, non plus

continue comme dans les régions lig-ure et toscane, mais souvent brisée par des cols et des dépressions. Elle est à peu près ù ég-ale distance du littoral tyrrh(''nien et adriatique. La chaîne maîtresse se prolonge dans la péninsule de Calabre en se rapprochant de la côte occidentale ; là, s étale le plateau de la Sila. Une dépression fort étroite sépare ce plateau dos montag-nes de la Calobre^ dont le point terminal est la croupe élevée de VAspromonlc (1058 m.). Les monlngnes du nord de la Sicile, auxquelles s'appuient au sud des plateaux, ne sont elles-mêmes qu'une suite de l'Apennin de Calabre.

Le contraste entre les deux versants de l'Apennin est très caractérisé : à l'est, du côté de l'Adriatique, il tombe en pentes raides, profondément ravinées [)ar les torrents, et ne laisse qu'une éti'oite lisière de plaines littorales. Seule l'extrémité sud-orientale de l'Italie, la Fouille et la presqu'île d'Otrante plus éloignée des Apennins, oUVc une plaine étendue.

A l'ouesl, sur le versant de la mer Tyrrhénienne, s'étag'ent des chaînes suhapcnnines, parallèles à la chaîne faîtière et j-enfermanl des vallées longitudinales, comme la haute vallée du Tibre et le val di Cliiana entre le Tibre et l'Arno.

Une (le ces cliaînes est iinrlienlit renient intéressante et a jm Tire a|ipe!éc la chaîne mélullifère de la Toscane: elle comprend les Alpes Apuanes et les monis Pisani. C'est là que les anciens Étrusques et les Toscans ont trouvé les matériaux mis en œuvre par l'art llorentin ; les nuMaux et les produits cliinii(i"es les plus divers se rencontrcnl dans ers mcnlaf^nes de schistes et de calcaire métaniorplii(jue très dilTérenles des marnes jrlissafdes et inconstantes des Apennins ; là s'ouvrent les carrières de viarhfe blanc de Carrare et de Massa, tendre et facile à travailler au sortir de la mine.

Des plaines et des régions de collines s'interposent entre rA])ennin central et la nier: hplainn de l'Arno, la Canipayne runuiinc [Aip-o Ro~ inano] (pie la slairnalion des eaux rend malsaine, les Murais l'onlins et, aux environs de Naples, la plaine [dus favorisée de la Ca)njianie, Terra di Luvoro, ('('Irbre par su feilililé.

En Sicile, la plaine la plus étendue est celle de Calane.

La Sai'daifjne. très monlagiieuse, est formée comme la Corse et la Calabre de roelies crislaHiiies. Ee poini culminant, la (iennarf/enlu, alleint 1940 mètres, l'in' |)laine, celle de Caniuiduno, s'ouvre entre le golfe de Cagliari et le \i,<Mii d'» irislaiio.

Volcanisme. — Les formes et le relief (h; l'Italie péninsulaiie ont étémodiliées par le volcanisme. Toute la région

baig'nce par la mer Tyrrhcnienne et enveloppée vers l'est par la courbe des Apennins est couverte d'épanchements volcaniques de toutes dimensions et de toutes hauteurs, depuis les volcans du Latium, cratères éteints remplis par des lacs,' tels que le lac Dolsena (300 mètres d'altitude), et les monts Albnins jusqu'aux CViamps Phli'<jrcen>i et au Vésuve qui domine la baie de Naples (i 289 mètres). La première éruption historique du Vésuve, en 79, recouvrit de laves et de cendres les villes gTéco-romaines Herculanum et Pompéi.

Les tremblements de terre sont fréquents dans toute cette région et dans la Calabre. En 1883, l'île d'Ischia, dans la baie de Naples, fut bouleversée ; 4000 personnes périrent sous les ruines.

La Sicile renferme le plus haut des volcans italiens et le point culminant des bords de la Méditerranée, VEtna (3 313 mètres), sur le littoral oriental. Les cratèi^es et les évents de ce grand massif se comptent par centaines, depuis la base jusqu'au niveau des neiges,

La Sicile et les environ* de Na|)les sont pays classiques des solfatares, des fumerolles et des mofeUes : dégagements d'acide sulfureux, de vapeur d'eau et de gaz acide carbonique (la groLle du Chien). La Toscane présente des pliénomènes analogues et des dépôts d'acide borique, dans les monts Volterra.

Parmi les îles Lipari, au nord de la Sicile, la lave bouillonne dans le cratère du Siromboli \ les prclicurs oitservent comme un baronv'lre le pa^ nacbe de fumée du volcan : son volume, sa direction, sa forme, plus ou moins tourmentée par les ralalcs, sont autant de signes précurseurs des orages.

Climat. — L'Italie appartient au climat méditerranéen. Mais de la Lombardie à la Sicile il y a de notables différences. La plaine de Lombardie participe encore du climat de l'Europe centrale; la neige y tombe assez fréquemment, et ses lacs alpestres sont souvent glacés sur une partie de leur étendue. En Vénétie, grâce à l'Adriatique, l'écart est moindi^e entre la température d'hiver et d'été. Au sud, la Sicile et le pays de Naples ont un climat très chaud, mais tempéré par le voisinage de la mer; la moyenne hivernale est ég-ale à la moyenne annuelle de température de la France; on y subit assez souvent en été une température de +40°. L'Italie centrale est intermédiaire entre ces deux régions. Le climat y varie avec l'altitude. En été souffle quelquefois le sh'occo, vent du sud venu de l'Afrique et dont l'influence rend la température très chaude.

Pluies. — Au nord, la région alpestre est abondamment arrosée : 1",20 à 2"", 40 de pluies annuelles. Quant à la péninsule proprement dite, elle est très variablement partagée suivant l'altitude. Le haut Apennin reçoit souvent plus de 2™, 50 de pluies par an; à sa base la moyenne est encore supérieure à 1 mètre. Dans la plaine littorale de Touest, l'humidité atmosphérique est moins abondante (0°,50 à 0'",75). La région alpestre exceptée, l'Italie appartient généralement à la zone des pluies d'hiver.

En Sicile, les pluies d'élé sont très rares.

Si l'Italie est réputée pour la splendeur de son ciel, il s'en faut qu'elle soit partout salubre. Les Maremmes de Toscane, la Campagne romaine^ les Marais pontins, les côtes marécageuses et les lagunes, de même que les rizières de la Lombardie, sont autant de foyers pour la fièvre, la malaria, qui décime la population et rend impossible la culture permanente. Le nord de l'Italie, mieux drainé, est généralement plus sain que les régions littorales de la péninsule.

Cours d'eau et lacs. — i" Le principal fleuve de l'Italie, le Pô (650 kilomètres), coule dans la plaine d'alluvions comprise entre les Alpes et les Apennins. C'est par l'ensemble de son cours un fleuve de plaine, mais par ses sources, celles de ses principaux affluents et par son régime, c'est un fleuve essentiellement alpestre. Il sort des champs de neige du mont Viso.k une hauteur de 2000 mètres. Mais déjà à Turin il n'est plus qu'à 2(X) mètres au-dessus du niveau de la mer et devient, par la médiocr-ilé de sa ])ente, un fleuve de plaine. Après avoir contourné les collines de Montferrat, il se dirige d'un cours sinueux vers l'Adriatique, baignant quelques villes, Plaisance, Crémone, Ferrare, mais non les plus populeuses de son bassin. (Milan est situé sur un affluent secondaire, l'Olona).

Les affluents se pressent sur ses deux rives. A gauche, les Alpes lui déversent d'abord les torrents du Piémont, comme la Doire-Ripaire oAla Doire-Balte'e (celle-ci venue du mont Blanc à travers le val d'Aoste); puis de vrais fleuves qui déposent leurs troubles et régularisent leur débit dans les grands lacs du Milanais : tels sont le 7V.s,s//j, parti du Saint-Gothard et traversant le lac Majeur; VAdda, qui traverse le lac de Came; VOgiio (prononcez Oyo) avec le

lac dV.sro, le Jlincio cjui traverse le lac de Garde. Tous abondants, ils apportent les eaux des g-laciers alpestres, et ont leur maximum en mai et juin.

A droite, les Alpes Maritimes et lApennin ligure envoient au Pô le Tanaro et ses sous-affluents, la Stura et la Bormida. Les autres affluents de droite, la Trebbia., le Tara, la Parma, la Secchin descendent des Apennins d'une allure irrég'ulière; tantôt leur lit est encombré de cailloux et presque à sec, tantôt ils se précipitent en crues soudaines et terribles. Le Fieno va se confondre avec les bouches du Pô.

Malgré les lacs alpestres qui scrvciiL de régulateurs, le Pô, eu mai et juin, subit des crues de 6 et 8 mètres qui ont contraint les riverains à l'endiguer à partir de Crémone. Les digues maîtresses, précédées de digues moindres élevées sur les rives mêmes du fleuve, laissent à l'inondation une zone de 5 à 6 kilomètres. La masse d'alluvions qui se dépose exhausse sans cesse le lit du fleuve qui coule aujourd'hui au-dessus du niveau de la plaine. D'où la uécessité d'entretenir les digues avec autant de soins qu'en Hollande. Pour atténuer les cfïets des inondations, les I^ombards ont encore capté et conduit dans des canaux, d'irrigation une partie des cours d'eau alpestres.

Le Pô, qui est l'un des plus remarquables fleuves travailleurs, se termine par un delta. Son action est devenue plus puissante encore depuis que, endig-ué, il ne peut plus déposer ses alluvions sur les plaines de son cours moyen. La branche principale du fleuve, le Pô délia Maestra, s'avance de près de 100 mètres par an.

Au nord et au sud du delta s'étendent de vastes lagunes que comblent lentement les dérivations du fleuve et les apports de l'Adige.

La plaine de Vénétie est arrosée par plusieurs cours d'eau \enus des Alpes Carniqucs et Cadoriques. Les principaux sont: VAdige., qui descend duTyi^ol autrichien par un longcouloir dont Vérone commande l'issue, et confond son délia avec celui du Pô; la Brenla, torrent qui se jette dans les lag'unes de Venise; enfin la Plave et le TaglUnnetito (prononcez Tayamenlo).

2" Fleuves de Vltalie j^éninsulaire. — La péninsule ne peut avoir de fleuves considérables du côté de l'Adriatique, où la chaîne maîtresse des Apennins est voisine de la mer.

De ce côté ne descendent que des torrents plus dangereux qu'utiles, tellement irréguliers que villes et villages évitent le fond de leurs vallées pour se

réfugier sur les hauteurs à l'abri des inoiulalions el dos fièvres. Le Ruhicon et le Métaure ne sont à citer que pour les souvenirs historiques qu'ils évoquent. Seule la Pescara pénètre jiar ses sources au cœur du plateau des Ahruzzes.

Les vallées sont plus longues, sinon beaucoup plus navigables, sur le versant tyn^hônien, dans les plis parallèles entre les chaînes de l'Apennin et dé Subapennin. Tels sont VArno^ la rivière de Toscane, et surtout le Tibre, qui suit les plis longitudinaux de TApennin et parcourt ainsi près de 40 kilomètres, alors que la larg-eur de la péninsule dépasse à peine 200 kilomètres. Il reçoit de nombreuses rivières du plateau des Abruzzes. C'est le fleuve de la péninsule dont le bassin est le plus développé, et dont les vallées offrent les communications les plus faciles à travers la masse montagneuse. Aussi Rome, la ville du Tibre inférieur, était-elle désignée d'avance, par cette disposition, à dominer dans la péninsule.

On peut encore citer le Garigliano (prononcez Cîarillano) et le Volturne.

Le régime de tous ces cours d'eau de l'Italie péninsulaire est très diffi'rent de celui du Pô. Aliuientés presque exchisivemeut par les phiies, l'Ariio et le Tibre ont un d(''bit très irrégulier, des crues subites et des eaux limoneuses pendant les itluies d'hiver, des sécheresses prolongées on été.

Lacs. — L'Italie compte des lacs nombreux, les luis en Lonibardie, formés dans les vallées alpestres par les anciens glaciers (lacs Majeur, de Côme, de Garde, etc.), les autres dans la péninsul(^ et parliculièremenl dans le Latium occupant d'anciens cratères : lac Jlû/sena, lac Hracciona, lacs Albains. Le lac Fucin a été desséché au prix de grands travaux pour supprimer un foyer do lièvres.

Littoral. — La péninsule ilaliqiie, beaucoup moins massive que celle d'Espag-ne , est moins articulée que celle d(!s Balkans. De la frontière française au g-olfe de Trieste, le littoral mesure 3 650 kilomètres. Avec les îles le développement total dos cotes est do 6 785 kilomètres.

Le littoral du {/'>//'(' de fifUics, la IHricra, entre la frontière française et les bouches de l'Arno, bordé par l'Apennin lig-ure, est de nature rocheuse et tombe f» pie vers la mer. Les articulations y sont remarcpiables ; telles sont les deux découpures où se trouvent le g-rand \)ori commercial do (îrnoi, et l'arsenal niilitairi^ de la S/x'ccla. De|)uis les Ijouches de l'Arno jus(ju"à la jKiinlc dr (Ànii/x/nir (\[\\ l'ernie au sud le golfe de Naples, la côte est généralement basse

et plate, encombrée do dunes et de marécages. Cependant le promontoire de Piombino, en face de Vffe d'Elbe, et le eap Argentario, sont élevés et rocheux. Au sud du Tibre, la côte est mieux découpée : on rencontre les golfes de Gaële, de A'aples, de Salerne. Une chaîne d'îles, Ischia, Procida, Capri, rocheuses et élevées, se développe au large de ces golfes. Les mêmes caractères se retrouvent pour la presqu'île méridionale de Galabre, qui se termine par le cap Spartirento. Au contraire, le golfe de Tarente et la pénijisiile d'Apulie, à l'est, marquent un abaissement, saul à l'extrémilé méridionale, en face du ccmal d'Otrante.

La côte de l'Adriatique est en général moins découpée que celle de la mer Tyrrhénienne. Rocheuse dans sa partie centrale, où l'Apennin romain et le plateau des Abruzzes confinent à la mer, elle est plus basse au sud, où se développe la plaine d'Apulie, et au nord, à l'issue de la vallée du Pô. La côte du golfe de Venise est bordée de vastes lag'unes. La saillie du mont Gargono forme l'articulation principale de la côte adriatique.

La Sicile est découpée sur sa côte septentrionale, et à l'est jusque vers l'Etna. Au sud et au sud-est, la mer y baigne des plaines. Le meilleur port, celui de Palerme^ est situé au nord. Au large se dressent les îles Egales et les îles Lipari.

La Sardaigne a des côtes généralement rocheuses et élevées ; aussi est-elle pourvue d'excellents ports. L'îlot de la Maddaleaa surveille le détroit de Bonifacio.

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