II. — Géographie politique
Race. — Formation territoriale. — Avant d'être conquise et unifiée par les Romains, l'Italie fut peuplée au nonl par les Gaulois dans la plaine du Po, que les anciens apiielaient Gaule cisalpine : le type gaulois est encore reconnaissalde parmi les paysans du Milanais; au centre, dans la vallée de l'Arno, elle fut Ijahitée par \e>i Étrusques ou Tosccuis; dans l'Apennin central par les Latins et les Smnnites; tandis que le sud de la presqu'île et la Sicile furent civilisés par des colonies grecques : Naples, Tarente, Syracuse. A la chute de l'empire romain, les invasions barbares amenèrent en Italie des peuples germaniques, Ostrogotlis, Lombards. Plus tard, les Noimands et les Sarrasins se disputent la Sicile et Naples. Pendant de longs siècles ITtalie. où de grandes républiques, Venise, Milan, Florence, Gênes, se jalousaient, fut le diamp de bataille des papes et des empereurs, des rois de France, des souverains d'Espagne et d'Autricbe. La péninsule ne devait reconstituer son unité qu'au xix'^ sitcle avec le secours de la France et de Napoléon III, venant en aide à la maison de Savoie, et chassant les Autri-
cliions de la vallée du Pô ]>ar les victoires de Magenta et de Solferino (1S.)9). Le royaume d"ltalle l'ut proclamé en 18G1 ; Rome a été occupée et déclarée capitale en 1870.
Population. — La population de l'Italie s'élève à près
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Fig. 29. — Densité de la population en Italie.
de 33 iniilinns d'individus. L'accroissement fort rapide est d'environ 180 000 personnes par an. La densité moyenne est de 115 habitants par kilomètre carré (72 en France). Certaines rég^ions sont surpeupjlées; ainsi la Campanie, la Jji.uurie, la Tjomli.ir'flif , 1m Sicile, où l'on compte de 131 à 180 hahiliints par kilomètre caiTé. En Sardaigne, on en compte Si à peine.
Celte grande densité de la population ; la misère dans certaines régions, en Sicile par exemple ; le poids des impcMs ont pour conséquence une émigration très active. De 181)5 à 190(1, il est parti en moyenne 400 000 éniiiîrés cliaque année; en 1906, 788000. Pour la moitié environ rémigration est temporaire : ouvriers terrassiers, ils \ont sur tous les chantiers à la recherche de salaires plus élevés que dans la péninsule, et reviennent avec leur l}écule. Les émigrants sont nombreux en Autriche-Hongrie et en France; mais ils se rendent surtout aux Étals-Unis, dans la République Argentine, VL'rufjua;/ et le Brésil.
La religion dominante est le caffiolicisme : c'est à peine si l'on compte C3 000 protestants et 38 000 israéhles.
Les illcllrés sont nombreux : 425 pour 1000.
Le gouvernement. — L'Italie est une monarchie conslitutionnelle. Le pouvoir exécutif est aux mains du roi qui nomme à vie les sénateurs, en nond)re illimité; une Chambre des députés compose avec ce Sénat le corps législatif.
Le budget annuel est de 1740 millions. La dette consolidée est d'environ V2 milliards 773 millions.
L'armée compte en temps de paix 275 000 hommes; en temps de guerre, tuules les réserves comprises, l'effectif serait de 3 3C0 00U hommes (?).
La. flotte, à l'accroissement de laquelle les Italiens ont travaillé avec passion, comprend 50 navires de cond)at. On compte l'i3 torpilleurs. Les elTeclifs sont de 25 000 hommes. La Spezzia, sur le golfe de Gènes, et W'iiise sont les principaux aisenaux.
Divisions administratives. — Le royaume est divisé en 69 provinces, qui sont réparlii's entre 10 grands gouvernements :
1" Le Piémont, dont la principale ville est Turin, est la y)lus ancienne pjartie du domaine des princes de la maison de Savoie qui régnent aujourd'hui sur l'Italie. C'est, comme le nom l'indique (pied des monts), la région alpestre qui borne à l'ouest la vallée du Pô, et le cours supérieur de ce fleuve ;
2° La Ligurie, ville principale Gênes, province toute maritime;
3" La Lonibardie, ville principale iMilan, comprend une g-rande partie de la plaine du Pu : c'est la région la plus riche, la plus peuplée de l'Italie ;
4° La Vénétie, ville principale Venise, est séparée de la Lombardie par le Mincio ;
5" L'Emilie, ville principale Bologne, doit son nom à l'antique voie Émilienne qui la traverse en ligne droite de Plaisance à Rimini en longeant les dernières pentes de i'Apennin ;
La petite république de Saint-Marin, peiiplc'o de 11000 habitants, est située dans TApennin au sud-est de lÉmilie. Cet État minuscule gouverné par un consul général ai -2 capitaines régents est comme le dernier témoin de l'ancien morrellement de l'Italie.
G" La Toscane, ville principale Florence, occupe la vallée de lArno, l'ancienne Élrurie. C'est un des pays les mieux poui^vus de ressources minérales et habité par la population la plus intelligente de lltalie ;
7° Les Marches^ ville principale Aticôîie, occupent le versant adinatique de l'Apennin romain;
8° lj(Jmbrie^ ville principale Pth'ouse, s'étend dans la vallée supérieure du Tibre ;
9" Les Abruzzes couvrent le plus grand plateau de ce nom, qui est comme la citadelle centrale de la péninsule ;
10° La province de Rome ou du Latiiim comprend la vallée moyenne et inférieure du Tibre;
11" La Catnpanie, ville principale .\apfes, province lerlile et peuplée, couverte de volcans ;
12° ÙApulie comprend la péninsule qui s'avance au sudest vers le canal d'Oti^ante;
13° La Basilicate, capitale Po1enza\
14° La Ca/abre, ville principale fter/gio, presqu'île montag'neuse, qui aboutit au détroit de Messine;
15" La Sicile (villes principales Palernie, Messine) est montagneuse, sauf à l'est, où s'ouvrent les plaines de Culnne et de Si/racuse.hsi Sicile compte 3000000 habitants pour une superficie de 25000 kilomètres cart^és.
10" La Sardaif/ne, aux. trois quarts couverte de montag-nes et de mcif/uis (buissons;, est beaucoup moins riche : avec une superlicie presijue égale à celle de la Sicile, elle ne compte que 800000 âmes. Sa capitale, Cagliari, n'a que 54000 habitants.
Colonies. — L Italie ocinjpe dans la mer Houye la liaie d'Assah et Massaoua/i, possessions (lu'elle r(''MMit sous le nom iV Ei'ijlhrée \ mais elle a cli' di'çue dans son espoir d'étendre son protectorat sur l'Ahyssinie.
Dans roci'an Iiulieii, les Italiens occupcnl la côle de Benadii', d'un ih s'cITcci'iil ilVli'inlri' leur liilliii'iiiT ^\\v la |iii'siprili' ilrs Soniali.
Villes. — Les grandes villes sont nondjiouses : on en coni|)le douze dont la |)Opnliitiou est supérieure à lOOOOil ha bilanls.
Afijiirs vient on lélc, iiv(,'(' r)(')'i(J()(l liabilanls; le cliillr*!
serait bien supérieur si on adjoig-nait ceiui de la banlieue très populeuse. Bâtie au fond d'un admirable golfe, elle est dominée par le Vésuve qui ajoute à la beauté de ce coin de terre, célèbre par la splendeur de son ciel et sa salubrité.
Rome, la capitale du royaume depuis 1870, a 490 000 habitants. Les souvenirs de Tantiquité, du moyen âge et de la papauté sont attachés à cette g-rande ville. Elle est encore loin de sa splendeur passée, et couvre un espace beaucoup moins considérable qu'à l'époque antique. Plusieurs de ses quartiers ont ])erdu leur aspect archaïque, mais ont revêtu, par contre, la banale uniformité desg'randes villes modernes.
Milan 402000 hab.) est la grande ville nidustrielle cl commerciale. Ses habitants, les Lombards, furent toujours célèbres par leurs aptitudes pour le négoce et pour la banque. Aujourd'hui elle est le centre où aboutissent les plus importantes voies ferrées de la vallée du Pô et les grandes lignes qui, par les tunnels alpestres, mont Genis, Saint-Gothard et Simplon, relient l'Italie à la France et à lEurope centrale. Ses monuments, sa célèbre cathédrale, vraie dentelle de marbre, en font aussi une des plus belles villes de l'Italie.
Turin (336 000 hab.), l'ancienne capitale du Piémont, placée au débouché des routes alpestres, joue un rôle particulièrement important dans les relations avec la France.
Païenne (311000 hab.) est le premier port de commerce de la Sicile.
Gê?ies (235000 hab.) est un des ports les plus aclifs de l'Italie et dispute à Marseille le transit entre la Méditerranée et les pays du Nord.
Florence (206000 hab.), qui de 1864 à 1870 fut la capitale politique de l'Italie, méritait de le rester. Patrie des grands poètes le Dante et Pétrarque, des penseurs Machiavel et Galilée, des maîtres de la sculpture et de la peinture Donalello, Michel-Ang'e.
Venise {Venizia) (152000 hab.), la cité des lag-unes et des canaux, montre dans ses palais le lémoigiiage de sa grandeur passée. Son port n'a ]»lus l'impoi-tanco qu'il a\ait au moyen âge.
Bolofjne (152 000 hab.), hère de sa vieille Université, commande les routes de la plaine de Milan à Ancône
et de Venise à Florence à travers l'Apennin toscan.
Messhic, Catanp en Sicile (150 000 hab.\ Livoiirne (1)8 000 hab.) sont ensuite les villes les plus peuplées.
L'Italie a ses villes mortes, Pise (61000 hab.), l'ancienne rivale de Florence; Ravenne^ la ville byzantine.
Fig. 30. — Messine vue du délroit avant le sinistre.
Messine vient d'être détruite par un tremblement de terre.
III — Gkodraimuk économioue.
Le royaume d'Italie a fait de grands progrès et se relève rapidement de la crise économique qu'il a traversée comme tous les pays méditerranéens.
. Agriculture. — Les cuilures sont variées en llalie comme les climats. La plaine du Pô est merveilleusement propre à la culture des céréales, hiéy maïs, et même, grâce aux irrigations, à la culture du ri^.
\jh Lombardie, avec ses champs divisés, arrosé-'^ au cœur
de l'été par les eaux des Alpes, peut être considérée comme une des plus riches plaines du monde ; elle reverdit en automne sous de nouvelles cultures; ses pàturag-es valent ses champs de blé.
La récolte annuelle du froment en Italie oscille de 40 à 60 miUions d'hectolitres, celle du maïs de 20 à 30 millions.
L'Italie péninsulaire, plus sèche, surtout au sud, est moins riche, mais se prête bien aux cultures arborescentes : la vigne, Yolivier, Voranger et le citronnier y prospèrent.
La vendange fournit de .30 à 42 millioQS d'hectolitres do vin iiar an. Survenant avec les Ijelles récoltes du vignoble français reconstitué, cette quantité représente une surproduction, et la mévente a produit une crise prolongée en Sicile, où se trouvent les plantations les plus importantes. Les crus les plus célèbres sont en Italie le Chianti, en Sicile le Mursala et le Sfjracuse.
I^a culture du mûrier est importante et en rapport avec lél-ève des vei^s à soie dans le Milanais.
La chaude et lumineuse Sicile associe à la culture des orangers et des citronniers des plantes tropicales, les ananas et la canne à sucre, ainsi que les plantations de coton. Le chanvre de Bolog-ne et le lin de Crémone en Lombardie procurent à l'industrie des hbres longues et de bonne qualité.
L'élevage. — Au nord, g-râce à Tabondance des eaux d'iriMg-ation, on peut entretenir de belles prairies et nouriir beaucoup de gros bétail. La péninsule, souvent âpre et rocheuse, ne peut, sauf dans les maremmes et dans quelques zones de pâturages de montagnes, élever que du petit bétail.
Le nombre des bétes à cornes s'est promptement accru ; on en compte aujourd'hui 5400 000, dont la majeure partie dans la plaine du Pô. Les ânes et les mulets [l 400000) sont les bêtes de somme des provinces montag-neusesdu Centre et du Sud. Les chevaux sont peu nombreux. Le nombre des moutons est voisin de 7 millions.
Comme sur les plateaux espagnols, les troupeaux de mentons do la Poiiillo, des Abruzzos et de la Sicile sont presque à l'état sauvage; ils cbangciii de cantonnements suivant la saison, gagnent les plaines basses et les maremmes en liiver et se tiennent sur 1rs plateaux eu été.
EUROPE. lÔ
C'est cette pratique de la translmmance qui tmuble encore la sécurité de ces régions méridionales et y entretient le banditisme, plaie inconnuî aux pays de culture minutieuse de l'Italie du Nord.
L'élève des vers à soie, pratiquée surtout en Lombardie, en Vénétie et en Piémont, a une grosse importance Avec 5^ millions de kilogrammes de cocons Fltalie, en 1906, était le troisième pays producteur du monde, suivant de près la Japon.
La pêche du thon et de la sardine occupe sur les côtes plus de 23000 bateaux, montés par 64000 hommes.
Le port de Naples arme également un grand nombre de barques qui vont chercher le corail sur les côtes d'Algérie et de Tunisie.
L'industrie. — L'Italie manque de houille et doit acheter à l'étranger le combustible nécessaire à ses usines. Mais elle possède de riches mines de fer en Sardaigne et dans File d'Elbe, qui n'est pour ainsi dire qu'un bloc de minerai rouge, et dont le port (Porto Ferrajo) indique bien la nature; du plomb et du si?ic en Sardaigne [Malfidano) et en Toscane, du cuivre en Vénétie. — La Sicile exploite le soufre (Caltanisetta) et le sel ; les suffîoni de la Toscane donnent le borax. — Enfin les marbres blancs de Carrare et de Massa, au nord de Pise, sont recherchés des sculpteurs.
L'art et l'industrie de Florence, de Milan et de Venise surent jadis tiror parti de toutes ces ressources et placer ces villes au premier rani; des cités jlorissanles de l'Europe. Moins avantagées aujourd'hui, elles ne renoncent pourtant jias à la lutte; la force motrice des cours d'eau aljiestres anime les usines du Milanais, où elle remplace le combustible minéral.
Les principales usines métallurgiques sont celles de Saint-Pierre d'Ârena, près de Gènes, celles de Milan et de Lecco. Milan et Corne ont des filatures de soie et de coton ; Venise garde ses industries d'art {dentelles, verrerie, porcelaine, mosaïque). Mais l'industrie la plus répandue est la fabrication des pâtes alimentaires {macaroni).
Voies de communication. — Les voies de communication ne sont pas encore suffisantes dans ce pays de forme allongée, où les passages sont difficiles enti^e les deux versants de l'Apennin.
heschemins de fer oui yine longueur de 16 GOO kilomètres;
la plupart sont à voie unique et longent de près les côtes, subissent la concurrence du cabotage.
Cinq voies, Turhi-Mont-Ceîiis, Simplon, Mil<in-Saint- Gothard, Vérone- Brenner, Venise à Vienne^ mettent l'Italie en communication avec l'Europe. La péninsule est traversée par une grande voie internationale, Londres- Paris-Bàle-Saint-Gothard-Brindisi, par Milan. Bologne, Ancône et le littoral de l'Adriatique. Le percement du Simplon, qui fut achevé en 1905. a ouvert à l'Italie une voie de plus vers l'Europe occidentale et centrale.
Les voies navigables de lintérieur, le Pô, VAdige, font concurrence aux voies ferrées du Nord.
La marine marchande italienne, en g-rand progrès, comprend 5 500 navires jaugeant près d'un million de tonneaux, dont 514 vapeurs représentant 400 000 tonneaux.
Gènes est le port le plus actif; point de départ des paquebots de la Compagnie nationale italienne, il rivalise avec Marseille. Le mouvement des navires y a atteint dans les dernières années 13600 bateaux et plus de 13 millions de tonneaux.
Commerce extérieur. — Le commerce de l'Italie, arrêté pendant dix ans 1887-1897) dans ses progrès par la rupture des traités de commerce avec la France, sa meilleure cliente, s'est relevé rapidement depuis que les relations normales ont été rétablies entre les deux pays. De 2 milliards et demi en 1898, il s'est élevé à 4 milliards 200 millions en 1906.
Les importations (2 417 millions) dépassent les ventes de l'Italie (1 830) si l'on s'en rapporte aux statistiques officielles.
Les Italiens achètent la houille, le coton, des céréales; ils vendent les soies brutes et les soiries (552 millions), des produits agricoles, vins, huiles, pâtes alimentaires, œufs, chanvre, des minerais de fer, du soufre et des marbres.
Lectures. — E. Reclus, l'Europe méridionale. — Vidal-Lablache, États et nations de l'Europe : autour de la France. — Tmiopnii.E Gautier, Voyage en Italie. — T. Fischek, La Penisola italiana. Turin, 1902. — P. JoussET, L'Italie illustrée.
CIlAPITRE :l
Sommaire. — Superficie ■ ôflOOOO kilomètres carrés, partagés entre l'Espagne (497 000 kil. rnrr.. et le Portuiral (92 000 kil. carr.). La péninsule ibérique est de forme plus massiAe que lllalie et la presqu'île des Balkans. Elle oiïre. au contraire, beaucoup de rapports avec le Maghreb.
Formation du sol. — Roches priniilives et primaires au nord-ouesl et à l'ouest, comme en Bretagne, et tertiaires au sud et à l'est, comme en Algérie et en Italie. Nombreux pointements volcaniques le long du littoral méditerranéen et dans la Calalogne. — Tremblements de terre fréquents.
Relief. — La péninsule est dominée au centre par le plateau de Casiille, au nord par les Pyrénées point culminant. !e \ethou. 3 404 m.), au sud par la sierra Sevada point culminant, le Muln/taren, 3481 m.\ Les plaines n'occupent que la vallée du Guadalquivir (Andalousie, et la vallée plus étroite de l'Èhre. Le Portugal est un pays de terrasses et se termine au sud par le systénu^ de VAh/arre.
Le plateau central de Castille est bordé au nord par les monts Cantabriijites. les monts Ibériques, les montes L'niversales; au sud parla sierra Morena. Le plateau comprend deux étages : au nord, la yieille-Castille (altitude: 570 à 1 150 m.); au sud, la XouielleCastille. moins élevée (500 à 6.Î0 m.), séparés par la sierra Guadarrama (passage de Sonio- Sierra) et la sierra de Gâta.
Li' climat n'i st océanique el vi-ainienl tempéré que dans les provinces du -Nord tl «lu Nord-Ouest (Biscaye, .\sluries, (îalice) et dans le Porlug^il.
Au contraire, le i)lateau castillan subit de grands écarts de tempéraUire et di' longues sécheresses mo\eune des pluies : 0™,40 en Casiille; en Portugal, 0'n,90 à 1 m.). Le littoral méditerranéen a un climat très chaud, des hivers doux et nourrit les mêmes |)lantes que le Tell algérien.
Cours d'eau. — Les lleuves espagnols, de cours accidenlt^ et de débit irrégulier, ne sont guère navigables. Dans l'Océan se jettent le Minlio. Ileuvc de Galice; le Douro, le Tafje et le Guadiana, partagés entre la Castille el le Portugal; le Guadalquirir. le ficnve de la plaine andalouse. Dans la Mèdilerraiii'c se dévei-senl la Sef^ura, le Jucar, le Guudulaviar el \Èhre, le Iknne do l'Aragon et de la Catalogue, dont la longue vallée recueille les eaux des torrents pyrénéens {Aragon el Sègre).
Littoral mèdiocrenit-nt ailicnb'', sauf au nord et au nord-ouest : rias, l'sturiiri's profonds des c«)tes de Biscaye, des Asturies, falaises el baies de la (ialice : cap Varès. cap /'//((s/e/ve, baies du /"e/vo^el de la Corogne, de l'ontecedra et de Vigo.
Le littoral portugais s'étend de l'embouchure du Minlio à celle du Guadiana, d'abord droit et bas Jagune d'A\eiro , plus accidenté à l'enibouchure du Tage cap de l\uiu. port de Lisbonne, cap d Lspichel. baie de Srlulnil . \\\ sud, la saillie du cap Saint-Vincent et les falaises de l'Algarve abritent Lagos.
La côte méridionale de l'Espagne est ba.sse enlre le Guadiana et le port de Cadix, mais se relève en promontoires aux caps Tra/'algar, Tarifa et au fjcher anglais de Gibraltar.
PÉNINSULE IBERIQUE. 245
La côte méditerranéenne dessine une série de grandes couihos dont ies pointes forment les caps de Gala, Palos, Nao et Creus. Le littoral du sud, 1res élevé, abrite les ports de Malaga et Almcrla; plus au nord s'ouvrent Carthagène, Alicanle. Valence et surtout Barcelone.
An lar?e s'élèvent les îles Baléares (Majorque, Minorque, Cabrera^ et les Pityuses.