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FRANCE

Fig. Vt- — Production de la houille en Angleterre et en Franee.

âge le pays des moutons et de la laine : elle est le pays du charbon et du fer. Toutes les grandes villes anglaises doivent leur procUgieux accroissement au développement de l'industrie qui est résulté de l'emploi de la vapeur, et toutes ses g'randes villes, sauf Londres, se sont élevées près des mines de ho.uiUe et de fer qui alimentent leurs innombrables usines, c'est-à-dire à l'ouest et au nord. C'est là, dans le « pays noit^ », qu'est la nouvelle Angleterre.

Les mines, au, nonibrc de 3 5D0, occupent 060 000 ouvriers et fournissent chaque année 230 millions de tonnes de charbon, c'est-à-dire sept fois plus qu'en France. Cette j)roduclion annuelle représente une valeur de 2 milliards.

Le plus important des bassins hoiiillers anglais est au nord, dans les comtés de Durham et de Northumberland ; ce bassin, à lui seul, fournit beaucoup plus de charbon que les mines de Finance : 52 millions de tonnes. Dans cette région, routes et canaûTsont noirs de houille. Les arbres mêmes sont couverts d'une poussière de charbon qui noircit leur feuillag-e. Newcastîe est le g-rand port d'exporlation de ce riche bassin.

Les autres bassins du Lancashire, du Yorkshire, du Staff'ordshire et du pays de Galles produisent chacun environ 2o millions de tonnes qui alimentent les usines de Manchester, Leeds, Birmingham, ou remplissent le port de Cardilï.

L'Ecosse exploite les mines situées dans les Lowlands, qui ont fait la fortune de Glasgow.

La production houillère deJJAng-Ie terre dépasse sa consommation et lui permet d'exporter chaque année 80 millions de tonnes, c'est-à-dire beaucoup plus que la France n'en consomme.

Le gaz naturel. — Une autre richesse a été récemment découverte en AiijîIcU'rre, le gaz naturel, rencontre dans une région où l'on n'avait jamais chcrclié de mines, à HeaUifield dans le Weald (comté de Sussex). Lors du creusement d'un puits destiné à fournir l'eau à la gare, un ouvrier, étonné de l'odeur qui s'en dégageait, approcha une allumette; le gaz lit explosion. Depuis lors, quelques forages ont débité 600 000 métrés cubes par jour du précieux combustible.

Le fer et les métaux. — L'Ang-leterre et l'Ecosse sont aussi riclies en k'v qu'en charbon et leurs raines de fer se trouvent précisément réparties dans le voisinage des mines de houille, ce qui double les bénéfices de l'exploitation. La production s'élève à plus de 15 millions de tonnes de fer qui rejjrésentent une valeur supérieure à 1 milliard de francs. ^

Le cuivre du pays de Oornouailles est maintenant loin de suffire à la consommation des manufactures anglaises, et est suppléé par le minerai du Chili.

Le plomb, souvent mêlé d'argent, abonde dans les comtés du Nord ; Vétain et le zinc sont encore exploités en Cornouailles.

Industrie. — Ilirlicmctit |Kiiir\ ne de bouille et de métaux,

LES ILES IJlilTANiNIQUES. 331

l'Ang-Ieterre est devenue le foyer le plus intense de l'activité industrielle.

Les hauts fourneaux pour la transformation du minerai de fer en fonte, puis en acier, se comptent par milliers et se groupent surtout à Birmingham et à Slwf/leld, les deux grands centres métallurgiques. De là sortent les puissantes machines, les rails de chemin de fer et les oî^jets métalliques de tous genres dont Texjjortation enrichit l'Angleterre.

Glasgow aussi a ses hauts fourneaux, ses fours à puddler; ses chantiers de constructions navales rivalisent d'activité avec ceux de la Tyne.

Les industries de la filature et du tissage sont aussi prospères que la métallurg-ie.

Manchester est la cité du colon, comme Birmingham est la cité du fer. Le colon importé d'Amérique par Liverpool est travaillé dans 2600 miaïuifactures par des milliers de métiers qui font tourner plus de 48 inillions de broches. Celte puissante industrie occupe environ Gl'OOOl) ouvriers ou ouvrières, et produit des filés et des cotonnades d'une valeur totale de plus de 2 milliards et demi.

h^lin d'Irlande est filé et tissé à Manchester et à Belfast dont les toiles sont réputées.

La laine que procure l'Australie est travaillée par plus de 7 milhons de broches dans 1 800 manufactures de draps à Leeds, Bradford et Londres.

L'industrie de la soie est moins importante qu'en France.

La céramique et la jKjterie utilisent les argiles du Staffordshire, dont le centre e?,i Stoke-upon-Trcnt.

Les industries alimentaires sont partout ti^is actives : les brasseries sont surtout nombreuses dans les contrées de l'Est; la fabrication du beurre et des fromages a lieu principalement dans les pays d'élevage de l'Ouest. Le Devonshire rivalise à cet égard avec le Bessin normand.

Les voies de communication. — Le Royaume-Uni est merveilleusement outillé pour transporter sur son sol et au loin dans toutes les directions les produits de son industrie. Et là encore sa richesse houillère lui assure le premier rang par le bon marché du combuslible. C'est en Angleterre qu'ont été construits le premier chemin de fer ainsi que la première locomolivc Stephenson), précisément pour le transport du charbon.

Aujourd'hui la longueur des voies ferrées atteint 37000 kilomètres, et la circulation des voyageurs et des marchandises est quatre fois plus active qu'en France. Le réseau, extrêmement serré en Angleterre, surtout autour de l.ondresy de Bininiir/ham cl de Manchester, est beaucoup plus lâche en Ecosse et en Irlande. Les IliL'Marids d'Mcossc ne sont traversés que par deux

332 DESCtUPTION PARTICULIÈRE DES ÉTATS EUROPÉENS.

voies ferrées, dont l'une franchit le Forth sur un pont gigantesque composé de trois travées métalliques de 500 mètres chacune.

Canaux. — Les lies Britanniques possèdent en outre 7 000 kilomètres de voies navifiahles, rivières ou canaux. Dans les iwys dépourvus de relief, de r.Angleterre et de l'Irlande, on a pu creuser nombre de canaux qui font communiquer les versants opposés, la Tamise et la Severn, l'Humber cl la Mersey.

L'Ecosse a les canaux de la Cl>/de au Forth et le canal calédonien, qui utilisent deux dépressions très marquées et des lacs. Le canal calédonien peut porter des navires de fort tonnage.

L'Irlande donnait encore plus de facilite que l'Angleterre à rétablissement des canaux. Dans ces plaines basses et luunides, l'œuvre du creusement n'a pas exigé de grands frais. Son Grand-Canal, le pliis grand du Iloyanme- Uni (310 kil.), mène de Dublin à Limerick par le Shannon ; le Canal ro>/al (156 kil.) assure plus au nord, en partant également de Dublin, les communications entre la mer d'Irlande et l'Atlantique à travers la plaine centrale.

Un canal maritime à grande section, ouvert Je Liverpool à Manchester, a fait de cette dernière ville un port accessible aux cargo-boats.

Marine marchande. — Ports. — La marine marchande de l'Ani^lcterre est encore la première du monde, avec ses 21U00 navit^es dont IIGOO vapeurs jaugeant 9 000 000 tonneaux et 10000 voiliei^s d'une jaug'e totale ilc 1 500 000 tonneaux, co qui représente une puissance de transport dix fois plus grande que la marine de la France. Mais les nouvelles puissances commerciales, les États-Unis, l'Allemag-ne, le Japon disputent àprement aux armateurs anglais les bénéfices de cette grande industrie, les transports océanirjues ; aussi la progression du nombre et du tounag-e des navires anglais s'est arrêtée depuis quelques années.

Les compagnies de navig-ation les plus puissantes du Royaume-Uni sont la Péniîisulaire Orientale qui possède 60 steamers, la Wliite Star et la compag-nie Cunard.

Le mouvement des ports anglais (120 millions de tonneaux) est l'expression de l'énorme commerce britannique. fj)n(lrcs .^('ul, avec un mouvement de li millions de tonnes, expédie ou reçoit autant de marchandises que tous les ports français de l'Atlantique.

f.iver[iool (19.500 000), port des cotons et des blés d'Amérique; Cardiff et A'eircastle, [lorts dti charbon; Ilnll^ (ilas(/()U\ Sont/fafn/>/()/i, |)rincipid point de départ lies voyageurs puiu" New-Yoil<, sont, après I^ondres, les ]iorts les plus actifs des lies Britanniques.

L'AngJigterre a devancé toutes les autres nations pour rélalili.sveiiicr t des ràl)lr's s(His-iuarins qui unissent toutes

les parties de son immonse empire et lui assurent comme le mrino])ole des communications télégraphiques du globe.

Commerce extérieur. — Grâce aux avantages de sa situation maritime, à sa puissante marine, à sa richesse minérale et à son immense empire colonial, qui lui procure les produits variés de toutes les zones climatériques, l'Angleterre est restée la première des nations commerçantes.

Toutefois sa prépondérance économique est menacée par la concurrence de plus en plus active de nouvelles puissances industrielles, rAllemag-nc et les États-Unis, riches comme elle en houille et en métaux et plus qu'elle riches en hommes de science et de méthode.

Le commerce extérieur des Iles Britanniques dépasse •?.) mTlliards, plus de deux fois le commerce de la France, dont 10 milliards à l'importation.

L'Angleterre achète surtout des produits alimentaires, bfé, sucre, hesfiaux, vi7is, pour plus de 5 milliards et demi ; puis les matières premières nécessaires à son industrie textile, le coton, la laine, la noie, pour plus de 5 milliards ; enlln des métaux, pour 500 millions de francs.

Klle e.vpot'te ses produits manufacturés : en premier lieu ses cotons filés et ses pièces de cotonnaftes, pour 2 milliards 800 millions, ses lainages pour 800 millions ; en seconde lig-ne les produits de son industrie métallurgique, rnih, machiîies, navires, coutellerie, pour plus de 2 milliards; enfin le charbon, pour 1 milliard.

Les pays avec lesquels l'Angleterre fait le plus d'échanges sont ses colonies, le Canada, Vlnde qui la nourrissent de leur blé, et V Australie qui lui envoie ses laines, — ou ses anciennes colonies, les États-Unis, avec lesquelles elle fait un commerce de 4 milliards, dont 3300 millions à l'importation ; elle leur achète le coton brut, le blé, le pétrole, et leur vend, mais de moins en moins, ses machines et ses tissus.

Puis vient au second rang- la France qui lui vend ses blés, ses vins, ses fruits, ses soieries et ses articles de luxe pour une somme de 1360 millions, lui achète pour 520 millions, mais sur laquelle elle gagne beaucoup en transports maritimes^

Les principaux clients du commerce anglais sont ensuite, par ordie d'importance, rAlIcmagne, la Hollande, la Russie, lu Belgique, l'Espagne, la (Jliine, le Brésil, l'Italie et l'Egypte.

Monnaie. — L'Angleterre a pour unité monétaire la livre slerlinq (pound ou sovereign), qui vaut environ 25 francs et représente 20 shillings (I shilling=l fr. 25 = 12 pences).

Empire colonial. — L'empire colonial anglais forme le domaine le plus vaste et le plus riche qui ait jamais existé dans l'histoire politique; il renferme les ressources les plus variées, agricoles et industrielles. On a pu dire qu'il n'est pas une plante au monde qui ne pousse à l'ombre du drapeau britannique. Au total l'empire colonial anglais couvre à peu près 29 millions et demi de kilomètres carrés et est peuplé de plus de 350 millions d'individus, c'est-à-dire d'environ un cinquième de l'humanité.

Seul, le Royaume-Uni possède, en Europe même, des postes qui surveillent les mers dont il est le plus éloigné : les îles anglo-normandes. Jersey, Guernesey, Aurigny, Gibraltar, Malte, Chypre. La Grande-Bretagne est partout et tient partout les meilleurs postes.

L'occupation de VÉgypte assure à l'Ang-leterre la vallée du Nil et la maîtrise du canal de Suez et de la mer Rouge.

En Asie, le Royaume-Uni domine sur 5 270 000 kilomètres carrés et 296 millions de sujets. Le continent asiatique n'est pas moins bien enserré que l'Europe par la série des postes militaires et commerciaux des Anglais. Sur la route des Indes, de l'Indo-Chine et de l'Extrême- Orient on rencontre, aux points de passage nécessaire, autant de citadelles anglaises et d'entrepôts. Aden et Péri ni surveillent le détroit de Bab-el-Mandeb.

h'Indf qui commande, par Pointe- de-Galles et Colombo, le centre de l'océan Indien, joue un rôle capital dans la vie économique de l'empire anglais. Près de cinq fois grande comme la France (2300000 kil. carr.), peuplée de 220 millions de sujets (290 millions en y ajoutant les territoires prctégés), elle compte à peine 50 000 colons ou résidents anglais ; mais cette magnifique possession est, pour le commerce et les capitaux britanniques, la source d'énormes bénélices. Son mouvement commercial dépasse 10 millions de tonneaux. Déjà 40 000 kilomètres de voies ferrées sillonnent ce vaste pays.

Les Anglais rattachent à l'Inde leurs riches colonies d'Indo-Chine, la Birmanie, le Pegou et le Tenasserijn, et s'efforcent d'y réunir l'Afghanistan et le plateau du Thibet.

Singapour avec ses docks, sa forteresse et les Straits-

Settlements (Établissements du Détroit) assurent les communications entre l'Inde et ÏIndo-Chine anglaise d'une part, les mers de Chine de l'autre.

Hong-Kong, admirable position pour l'escadre des mers de Chine, n'a pas un commerce moins actif. Là sont les docks abondamment approvisionnés qui alimentent le nég'oce britannique en Chine. — Dans la presqu'île de Chantoung-, la position militaire de Wei-/tai-\Vei surveille les abords du Petchili.

En Afrique, la route du cap de Bonne-Espérance est aussi bien surveillée par les comptoirs de Sénég'ambie et de Guinée; par les îles de l'Ascension et de Sainte-Hélène, la colonie du Cap, l'île Maurice, les Seychelles, les Amirautés, Zanzibar.

En Afrique comme dans l'Inde, l'Angleterre n'a pas hésité à devenir puissance continentale. Elle possède aujourd'hui sur les rives inférieures du Niger et dans les royaumes indigènes du Sokoto et du Bornou un domaine de 1 300000 kilomètres carrés.

Dans V Afrique australe, les Anglais ont ajouté à la colonie du Cap, le Natal, le Zoulouland, le Griqualand, le Basoutoland, puis l'immense domaine de la compag-nie la Rhodesia qui s'est étendu jusqu'aux lacs Nyassaet Tang-anika. Enfin une long-ue et diflicile guerre a assujetti les anciennes républiques de VOrange et du Transvaal. Au total c'est une surface de près de 3 millions de kilomètres carrés, riche en mines d'or, de diamants, de cuivre et de houille, aussi propice à l'élevag-e et plus favorable à la colonisation que l'Australie.

Par leurs possessions de V Afrique orientale et de l'Oug-anda, les Ang-lais occupent les bords du lac Victoria et relient avec leur domaine propre le Soudan égyptien reconquis sur les Mahdistes.

Maurice, l'ancienne Ile de France, l'une des colonies les plus peuplées et les plus prospères de l'empire britannique, nourrit plus de 400 000 habitants d'orig'ine française.

En Amérique, une grande partie du continent septentrional, le Dominion of Canada, colonie formée par des Français, et où deux millions de Français vivent encore avec leur lang-ue et leurs usag-es, dépend de la couronne d'Ang-leterre. C'est déjà un État riche et commerçant, où le chiffre des transactions commerciales atteint 2 500 millions,

33G DESCRIPTION PARTICULlii^lŒ DES ÉTATS EUROPÉENS.

OÙ lii flotte marchande compte déjà 7000 navires j au g'eant 1 250000 tonneaux, et le réseau des voies ferrées 35 000 kilomètres. Sa population de 5 millions 000000 habitants répartis sur 8 800 000 kilomètres carrés, est encore très insuffisante.

Terre-Neuve (Newfoundland), peuplée de 200000 habitants, la plupart pêcheurs, forme une colonie indépendante du Dominion of Canada. Ses intérêts particuliers la mettent en opposition avec tout le monde (Français, Américains, Canadiens et même Anglais).

Des Anti/ies, le Royaume-Uni possède les plus nombreuses et les plus riches, la/^?;>^r/?V/<f(?; puis les Windwardis!ands, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, la Barbade, Grenade, Tabago, et les Leewards-is/a?ids, les Vierges, Saint-t'hristophe, Nevis, Antigoa, Montserrat, la Dominiqlie; enfin la Trinité. Les Antilles anglaises forment ijii domaine de plus de 50 000 kilomètres carrés et de 1 250000 habitants, se livrant à un commerce d'une valeur supérieure à 300 millions de francs. La Jamaïque seule possède la moitié de celle population.

Les îles Lucayes ou Balunna forment, au nord-est, les sentinelles avancées de ce groupe, tandis que les Brr- ))nide!i, h mi-chemin entre le Canada et les Antilles, surveillent le liltoral des États-Unis du Nord.

Le Honduras anglais, dans l'Ainériqne centrale, tirera une nouvelle valeur de l'ouverture du canal de Panama.

Enfin la Grandc-Brctag-ne possède en Ogêanie le plus Vaste et le plus riche domaine colonial, V Australie, la Nouvelle-Zélande., une partie de la Nouvelle-GUinée, les îles Viti, etc.

L'Australie est à la fois prospère par ragriculluie et capable, g'Micé à la présence de la houille et des métaux, de devenir une grande puissance industrielle comme la mère pati'le. Reliées par un lien très lâche à la métropole, ces colonies australiemios se sont, org-anisces le l"'" janvier lOOl en une républi(|uc autonome [The Comn\onweaHh nf Aus/ralia), dirigée par un gouverncîur assisté d'une Chambie haute cl d'une Chainbro des re|)résenlants. Celte fédé^aliotl prétend absorljer un jour les colonies voisines des autres peuples curopé(;ns au ])P<»lil de la lace anglosaxoiifiO.

Australie, TusUianic i;! N Jiivt.'llc-Zélaudt'. oui ciiscmble

5 millions d'habitants originaires pour la plupart d'Irlande, d'Ecosse et du pays de Galles, c'est-à-dire de race celtique. Plus de 25000 kilomètres de voies feri^ées ont été construits avec une rapidité sans exemple. Le commerce de ce groupe de colonies s'élève à 3 milliards de francs, le mouvement des ports à 12 millions et demi de tonnes. L'Australie est aujourd'hui le plus grand marché des laines du monde entier.

Ces pays, presque déserts il y a un siècle, ont maintenant de grandes villes : Melbourne^ dans l'État de Victoria, dépasse 500 000 habitants; Sydney, chef-lieu des Nouvelles- Galles du Sud, en compte plus de 497 000.

Ces colonies autonomes et quasi indépendantes comme l'Australie et le Canada, les hommes d'État anglais cherchent à les unir du moins à la métropole par les liens dune fédération douanière, qui maintiendrait l'union morale et la communauté d'intérêts de l'empire.

Conclusion sur les Iles Britanniques. — On voit qu'il est impossible de séparer les colonies de la métropole dans un examen raisonné de sa condition économique. Le Royaume- Uni vit en grande partie pour son empire colonial et par lui. Londres consomme chaque jour les produits et traite les afiaii-es non de l'Angleterre, mais du monde britannique, c'est-à-dire de 50 millions de concitoyens et de 350 millions de sujets. Là est le secret du développement prodigieux de la riihcsse des industriels et des négociants anglais.

La suprématie commerciale et la puissance coloniale de l'Angleterre sont étroitement liées ; mais l'une et l'autre ont leur orig"ine dans sa situation maritime, sa richesse minérale et se sont fondées et soutenues par l'esprit d'entrcniise qui distingue ses habitants comme son g'ouvernement.

Lectures. — Reclus (E.), L'Europe du Nord-Ouesl. — Ramsay, The physical (icolofjy and geography of Gveat Britain. — Stakford : Compendunn of geography and Irccvel. — Avi-blry (Loud), The Scniery of England. — Vidal-Lablachr, États et nations de l'Europe. — Encyclopœdia Britannica, articles divers. — The Slatesman's Year-book, 1901. — La Nature, 1889, p. 418 : Pont du Forth. — In., 14 novembre 1904 : Le gaz naturel en Angletei^e. — Toun du Monde, 1890: En Irlande. — Seeley, Expansion de l'Angleterre. — Lanier, Lectures géogra^ phiques. — Marcel Dubois, Album géographique,

CHAPI

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