‹ Euvres de Louize Labé, lionnoizeChapitre 40 sur 93 · Piquer, volter le cheual glorieus, même page · texte numérisé non relu

Piquer, volter le cheual glorieus, même page

On a vu dans la Notice sur Louise Labé, que du Verdier dit à peu près dans les mêmes termes, « qu'elle piquoit fort bien un « cheval, à raison de quoy, ajoute-t-il, les gentilshommes qui « auoient accez à elle, l'appelloient le capitaine Loys. » 12g. — Pour Bradamante, ou la haute Mnrphise,

Seur de Roger , même page,

Voy. l'Arioste (Orlando {arioso, passim).

i3o. — Et de trauail qui me donne sans cesse,

Boire, manger, et dormir ne me laisse, page 83. Le premier de ces deux vers est imprimé ainsi dans toutes les e'ditions ; il semble qu'il faudroit lire : Et du travail qu'il me donne sans cesse.

101. — Le tems met fin aus hautes Pyramides, etc. , même page. Louise Labé a pu emprunter cette comparaison de la puissance de l'amour avec celle du temps, à Jérôme Angerianus :

Tempore tecta ruunt praetoria, tcmpoie vires, Tempore quaesitœ debilitantur opes.

Tempore fit eœlum variablle , tempore Pliœbus Luce caret; scriptum tempore marmor obit,

Tempore durities, decedit tempore livor:

At meus , heu ! uullo tempore cessât amor.

Voy. Michaçl Tarch. Marullus, Hieron. Angerianus et Joannes Secundus, Poetœ elegantissimi i Spirœ Nemetum, 1695, in-12 (page 227).

iSa. — Paris ayma (Enone ardemment , page 84« Pour que ce vers ait la mesure, il faut de ces trois choses l'une î

ou lire (Enoné au lieu A'CEnone, ou aspirer l'a à^ ardemment ^ ou substituer à ce dernier mot ardentement. Ardentement étoit alors françois : on le trouve plus bas (sonnet xx, page 98). Da reste, toutes les éditions ont (Enone et ardemment , sauf celle de i556, ln-8.°, où on lit ardamment : ce qui ne change rien à ma remarque.

i33. — Mais son amour ne dura longuement , page 84. L'amour de Paris pour (Enone, nymplie du mont Ida, fut, eu effet, de peu de dure'e. Dès qu'il eut juge' les déesses, Paris s'éloigna, et bientôt Hélène le rendit infidèle. L'histoire de cette passion et des effets qu'elle pioduisit , est connue. Quant à (Enone, elle fut constante jusqu'à la mort ; car, après la ruine de Troye, le cadavre de son amant lui ayant été apporté, elle ne put le voir sans mourir de douleur, et tous deux furent ensevelis dans le même tombeaue

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