‹ Euvres de Louize Labé, lionnoizeChapitre 50 sur 93 · IMITATION · texte numérisé non relu

IMITATION

Vers CCS lieax où la Saône à pas lents se promène , N'arrivant qu'à regret au Rhône qui l'entraîne * , L'Amour avoit conduit et ma barque et mon cœur : Je respirois l'air pur que Louise respire ; Sans espoir d'être aimé , ma voix faisoit redire Son nom cher aux échos d'un rivage enchanteur; Assis sur le gazon , appuyé sur ma lyre , J'attendois du sommeil un remède à mes maux; J'étois près de goûter les douceurs du repos. Tout-à-coup à mes yeux s'est offerte Louise, Et ces mots ont frappé mon oreille surprise : « J'endure ainsi que toi les plus cruels tourments ; « Les soupirs et les pleurs sont le lot des amants. »

( M. Pericaud aîné. )

SONETTO. (Page 111.)

imitation.

Le feu qui brûle nnon cœur, A pour moi tant de douceur

* L. Racine, Poèmt âc la Religion.

2o6 NOTES.

Que, même au milieu des flammes , Je vais chantant les beaux yeux De la plus belle des femmes.

Je demande au roi des cieux Que, pour le prix de mion zèle.

L'embrasant de tous mes feux Il me fasse aimer de celle Dont je suis tant amoureux.

Quand d'une ardeur mutuelle L'Amour consume deux cœurs , Il les comble de faveurs ; Mais si de brûler l'un cesse.

L'autre meurt dans la tristesse.

Ah '■ dépouillez vos rigueurs :

Si vous daignez me sourire , Le plus heureux des amants , Voyant finir ses tourments , Vous consacrera sa lyre.

(Le même.)

AWENTVROSI FIORI (Page 111.)

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