V^ers ce docte et gentil Fumée, page
Antoine Fumée, qu'Olivier de Magny qualifie dans ses odes, publi('es en i55;), de Grand Rapporteur de France. C'est sans doute le naème auquel du Verdier a consacré un article où il le fait auteur d'un Panégyrique au très chrétien roi de France et de Pologne (Charles ix), Paris, iS']/\, in-8.°, etd'une Histoire générale en IV livres , non achevée. La famille des Fumée occupa de grandes places, et plusieurs de ses membres se dislin-
guèrent dans les lettres. Adam, premier du nom, fut garde des sceaux sous Charles Vin, en i/jQ^. Un de ses arrière-petits-fils» Nicolas, abbt- coramenilalaire de l'abbaye de la Cousture au Maine, parvint à la pairie et au siège e'piscopal de Beauvais. On cite aussi deux frères de ce dernier: Adam iir, sieur des Roches en Touraine, mathématicien, jurisconsulte, hislorien , poète, qui fut maître des requêtes de l'hôtel du roi, et Martin, seigneur de Genillé, auteur de la traduction du roman grec attribue' à Athénagoras. La préface que Muret a mise à la tête de ses Commentaires sur les Amours de Ronsard, i553, in-8.°, est adressée « à monseigneur Adam. Fumée, conseiller du roi « en son parlement à Paris. »
iQi. — le le r>oy ores deuant moy
En lin aussi plaisant émoy
Pour faire son Ode Latine, P^'g^ l2i.
C'est d'après ce passage que je crois pouvoir attribuer à Antoine Fumée l'ode latine, qui est la seconde pièce des Escriz a la louenge de Louïze Labé (page io4). Voy. notes 162 et suiv.