‹ Euvres de Louize Labé, lionnoizeChapitre 68 sur 93 · Tenant les •vermeilles roses · texte numérisé non relu

Tenant les •vermeilles roses

De sa bouche un peu descloses , même page. Je ne sais si le mot déclos a jamais été employé d'une manière aussi beureuse que dans ce passage et dans le commencement de l'ode suivante, qu'on me permettra de transcrire ici tout entière :

Mignonne , allons voir si la rose Qui ce matin auoit desclose Sa robe de poux-pre au soleil , A point perdu ceste vespree Les plis de sa robe pourprée , Et son teint au vostre pareil.

Las! voyez comme en peu d'espace.

Mignonne, elle a dessus la place Las, las, ses beautez laissé cheoir 1 O vrayment naarastre Nature , Puisqu'une telle fleur ne dure Que du matin iusques au soir 1

Donc , si vous me croyez , mignonne , Tandis que vostre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté.

Cueillez , cueillez votre ieunesse :

Comme à ceste fleur la vieillesse Fera ternir vostre beauté.

Anacrconse seroit-il exprimé autrement? Étoit-il plus gracieux?

EtMarmontel n'a-t-il pas raison d'appeler cette pièce, une jolie ode anacréontique ? Elle est cependant de Ronsard ( livre i ode 17).

244* — Contre les dars de ton frère ^ P^gG li\S, Le poète supposant, comme on le verra plus bas, que Louise Labe' est née de Mars et de Ve'nus, en fait par là une sœur de l'Amour.

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