‹ Evangéline et autres poèmes de LongfellowChapitre 1 sur 10 · A CEUX QUI ME LIRONT · texte numérisé non relu

A CEUX QUI ME LIRONT

Depuis longtemps je désirais publier une édition nouvelle de ma traduction d' Évangéline , une édition de bonne mine, une traduction moins imparfaite, et voici qu'aujourd'hui mon vœu se réalise. Demain, il eut peut-être été trop tard.

C'est encore une traduction libre. La poésie ne salirait empêtrer ses ailes dans les terre à terre du littéral. J'ai suivi la vierge de Grand-Pré dans la voie douloureuse oti elle a marché, et j'ai pleuré avec elle...

Alors qu'un sommeil bienfaisant venait clore sa paupière, et que son âme s'envolait à la porte des deux, je m'égarais bien im peu dans les paysages enchanteurs que noits traversions ensemble...

La poésie anglaise, plus sobre que la nôtre, et d'alhire moins vive, il me semble, ne saurait me faire un crime de quelques élans vers des rayonnements nouveaux, non plus que d'un séjottr un peu prolongé dans les oasis où elle m'a conduit.

Page 1