‹ Évangeline et autres poèmes de Longfellow [microforme]Chapitre 14 sur 28 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

Déjà s'étaient enfuis bien des sombres hivers: Les côteaux et les Champs s'étaient souvent couverts De verdure, de fleurs ou d'éclatantes neiges,

Depuis le jour fatal où des mains sacrilèges Allumèrent le feu qui consuma Grand-Pré,

Et firent un désert d’un domaine sacré:

Depuis que loin des bords de la belle Acadie, Honte unique en l’histoire, unique perfidie! Les vaisseaux d’Albion, sous un prétexte vil, Traînèrent pour jamais tout un peuple en exil.

Or, les Acadiens sur de lointains rivages Furent disséminés, comme les fruits sauvages Qui tombent d'un rameau que l'orage a cassé,

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