‹ Évangeline et autres poèmes de Longfellow [microforme]Chapitre 2 sur 28 · A CEUX QUI ME LIRONT · texte numérisé non relu

A CEUX QUI ME LIRONT

Depuis longtemps je désirais publier une édition nouvelle de ma traduction d'Évangéline, une édition de bonne mine, une traduction moins imparfaite, et voici qu'aujourd'hui mon vœu se réalise. Demain, il eut peut-être été trop tard.

C'est encore une traduction libre. La poésie ne saurait empêtrer ses ailes dans les terre à terre du littéral. J'ai suivi la vierge de Grand-Pré dans la voie douloureuse où elle a marché, et j'ai pleuré avec elle...

Alors qu'un sommeil bienfaisant venait clore sa paupière, et que son âme s'envolait à la porte des cieux, je m'égarais bien un peu dans les paysages enchanteurs que nous traversions ensemble.

La poésie anglaise, plus sobre que la nôtre, et d’al- Lure moins vive, il me semble, ne saurait me faire un crime de quelques élans vers des rayonnements nouveaux, non plus que d'un séjour un peu prolongé dans les oasis où elle m'a conduit.

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