LU
9 9 25 6. D. 5 or
I dispürut derière un noirâtré rocher
‘Qui découpait au ciel ung Rxno *
À cette heure “ge oliauroro se pure :
ME
Des roses qu'elle éucille. à l'approche du jour.
25 ge un dc Lé&coq joyeux chañta dans ebnet busse-coûr.
: ; 2 Wr.
* Nuke tos, À i * * ö + charot ls,
Conduisant vers lu mer leu 75 85 U # 4 7
Le shag Sortiren!
Elles mo Et puis,
our og
Le cloth
t leurs Avant qu
Ne les vi
Et lex 1 Aiguille dl Marchaie
Sorrniont
Qu'ils vo
Ila arrive
Où la Gus
15 chapélet a au cou, les femmes, tour à tour,
Sortiront, à pas lents, des hameaux d'alentour,
Elles mouilluiont de pleurs ln poussière des routes,
Et puis, de temps en temps, elles s'arrétaient toutos
Pour regarder encore uno dernière fois
Le clo&bor de l'église ot lours modestes toits „
Et leurs paisibles champs et lour joli lle,
Avant que. la forèt qui borde le rivage $
Ne les vint pour jamais ravir à leurs regurd
Et ls
Mando,
its enfants, Joggaces ot gaillards
er, Aixulllos nt los bœufs pe leurs voix monaçantes, Murohaiont er. c côtés, et leurs mains innocontos 15 5 * Serraient contre eur quelques hochets bien chers 5 Qu'ils voulaient emporter de l'autre bord des mers. mé. À
Ls arrivent enfin dans ce lieu solitaire
Où la Gasperau mêté on bruissant, son ouu claire
Aux flots de l'Océan. Pâles, les yeux hagards,
On les voit sur lu rive error de toutes parts !
On voit des paysans le modeste bagage
Pèle-mélo ontassé sur la berge sauvage !
Et tout le long du jour les fragiles canots
Lo transportent à bond des superbes vaissenux !
Et tout lo long du jour de nombreux atelugés,
Chargés péniblement, dexcendent des villages !
L'aile sombre du soir sur le bourg s'étendit :
Un grand culme régnait. Soudain l'on entendit
Lo triste roulement des tambours à l'église,
Une terreur profonde, une horrible surprise
Des femmes du hameau font tressaillir les cœurs.
Et, bravant des soldats les sarenximes moquours,
Elles courent au temple, en assiégent la porte.
Mais voici qu'aussitôt, le front haut, Fame forte,
Los par Mille ig Gan Vont en Un air Pour cul Ainsi le Mais d'u Et leurx Tour à t Mais tou — Gu 5 Cœur N “ [elas !
“+ Nous .
5 Pitié !
Les jeun
Puis les :
ÉVANdÉLINE
Los pauvres Acadiens défilent deux à deux.
KL La
Mille ene soldats se tiennent aupres d' eux,
Comme des pélerins, bien loin sur quelque rive
Vont ensemble chantant une chanson naive,
Un air de ln Patrie, uns untiquo refrain,
Pour calmer lu fatigue et l'ennui du chemin ;
Ainsi les prisonniers chantaient nvec courage U
Mais d'une voix plaintive, en: allant au rivago : U
Et leurs femmes, leurs Nuts ot leurs tilles pleuraient !
Tour à tour, cependant, ces chants pieux magraient,
Mais tout à coup voiciqu'un nouveau chant commence !
dit g à à ; * Cœur sacré de Jésus, d So,, de clémence,
+ Cœur ners de Marie, 6 fontaine d'amour,
te ®
Helas ! socourez-nous en co malheureux jour t
Nous sommes exiles sur ln torre des lur mos!
Pitié! pitié pour nous dans nos longues alarmes !? :
Les jeunes payxuns cofnmencérehtl"s
Puis los vicillardx ému, à Jour Pieds ile
EVA vattiun
Unirent uuszitot our chant tremblant ot grave Sur an ne
Et lo véht qui
des prés portait l'odeur suave, Elle vole
Les femmes qui xuivaiont le cruel SE | Presse ne
à 0 ; 0 Et los pot its oiseaux qui voltigenient gnimonrt
“ No to d 55 ;
Sous ln pourpre du ciel et ln nue orgnoilleuse * : < „I voille
Mélèrent à ces voix teur voix mélodieuse ! “Qué pou
# L'un ot
dr
Ansine au pied d'un arbre à coté du chemin,
Avec MT
5 ga à N æ f En silence et le front appuyé sur sa main,
A Male voiei
- Lovaut, de tome on temps, un œil d'inquivtude * 1 f Elle trom!
Elle voit 3
\ x 4 Vers le bourg devenu comme wie solide,
‘ I joune Evangeline attendait Jes onen. | ee Ne taste ; 1 x A 4 * 0 Comme le bruit des flots qui howrtentiles rocifs RS à ; € Ce vie
Elle entemlit leurs pus sur lu terre 5
Un protiq
A leur touchant aspect non Ame fut saisie
ll porter vu
Hun pénible toürmont, d'une atfrouse douleur
Vn ho volt
Elle voit Gabriel! quelle étrange pileur
Son hun,
ÉVANGÉLINR.
0 Sur en noble ti ie, hélas ! nent répandue !
Elle vole vers lui, fr isonnante, épordue,
Presse son froides mains: „ Gabriel t Gabriel! € 8 >
„No to désole point ! on) au ciel :
I veillern sur nous ! t que! 1 8 los hommes,
“Que pouvent tourx dosoinscont ro nous ai nous sommes
* L'un et l'autre tonjours unis par |’ amitié !.
Sur 1 lee de ruse, à ox Mots de pitié,
Le
Avec Ace voltige un triste ot 1 sourire ; 1 1
\ Mais Voici que soudaif sa chaste joio expire,
Ele tremblg ot palit. Au milieu don de
“Elle à voit pu v Hard dou lun regard pinintits
Ne ra ht’ de loin, avc, umu, dur “lle : 4 "+
Ce ion eat on pre ! Uno peine mort telle,
En prag désexpoir ont nltére sen traits !
I porte vun non front In trace des regrets: +
Un no voit plis lo fou jnillir de an aufer :
Son huwtblg vê lent ext couv vert. do poussière.
ÉVANGÈLINE à 4 9 . i a Lui jadis si joyeux‘ i est tout abattu! ;
6 4 + * II parait dépouillé de force et de vertu.
À 1} 2 2 + * * Parmi ses com pagnonn tristement il chemin :
II ploure en regardant sa chère Evangeline, :
l'uis elle, avoc Lranmport, no jette dun son bus,
* 8 Le coutre de baisers, ot s'attache à nos puis :
Mais mu voix adornble et nu vive tendruse
Du vieillan désolé GT %u la tanto
ert un que Pot vit, an bord des sourbros flot:
* 7. 7 | nl et Havana 10 Amrit matolots,
en nitondunt les cris dox malhouronses fommos.
“+ Pins gaiment replongenient dans les ondes Tours rames
Par d'horvibles juronx les soldats iusolent
1 juisonniers erintits ätniont los pus trop lents,
L'epoux desosperc parcourait la pelouse,
Chorechant, de toutes part, eu malhourouxse pou
Les more appelniont leurs enfhnts cgnres,
Et les pet enfants allaient, tout ore.
Pareil lemme, Car 40 |
Ton ont
Et toi, *
Et défi y
On Hp:
Las {rep
Nur Hé se
Aux lu
Ft Fang Quels sou N'elevére Le joune Nur doux
Tandis qu Benoit el
«à lé „lot
ÉVANGÉLINR
Paroils à des agneaux cherchant leurs tendres mères !
lemme, cesse tos plours ot tos plaintes umdren; mme, . Le
Pi»
Cartes plours séront vains et tes vrix auperflus ! 5 LE? É
Ton enfant bien-aimé te no le verras plus !
**, et tui, potit enfant, tu commences ln vie 5 * g 2 5 4 as l æ £ Et de pour jamais t mére l'est ravio.!
“On képare, en otlet, les fommes des maris ;. ; | i . 5 s Las freres dé lours db,; lc pores de lours fils, 60 = g 8 1 .
1 3 1 7 ee , 7 3 * 11015 Sur i do sa mére on vain l'onfhnt n attache, , " g | LES Aux lines malernolx un matolot l'urrnche nos, Ft l'emporte, on rinnt, jusqu'au fond du vaissonu.
Pa CAMES: Quels soupirx !quolx transports! quels cris, 0, CGasporan,
0 4 5 22 f À # Nelevérent alors de ta rive tranquille !:
lents, ÿ Le jeune Ginbriel et son pète Basile, 7 7 4 1 f 7 1 1 A " Sur doux vaissontix divers, furont inn traine, a | 11 1 5 + 9 so. l'undix quauprés dos flots rostoront onchainés
Benoit et son enfant, In douce Pvaagéline, * le lob disparut on dorant In brulne.
ÉVANUËLINR
La nuit vint do nouvoan , mnis tout n tail pus fit. .
La moitié den enptith ur ln grève HTE. W
À non tour, l'océan, onduleux et lnpide,
Epiunt t
Roſlun vorn non lit, Ininnaant Le sable humide
enten
Au loin tout recouvert d'algues, de nonenx trones,
Î 'arbrogidérmeines ot de flexibles jonvn, e
Alors co
On onto
Cependant lon nne cochons nur le sable
Qui luise
U . U L L * * à * 1 1 L U 0 Pour reprendre leur tâche impie ot QUO wulle En brout,
De la haute maroc attendaient le retour Mais la je
È ès 4 * ! A 0 te 105 } 1 , Auf rs, los matolots s'ondormaient tour à our L'étuble 4
1 U VA e dt ] À “et „ N lgnobloment repus de tabne et de bicre, Ne tit pot
* mi los to eine 3 „ vas urmi los chariots, lo long de lu mivicre, Avec où à
4 Los pauvres oxiles, sans abri, sans maison,
Nul wien
Ayant pour toit le ciel, pour couché le unzom,
On n'ouit |
Nryniont plaintivement comme de priles ombres, Où ne vit |
Lour rotruito semblait un amas de decumbres Ni tuire de
pus fit.
nnn,
es.