exhexros ou vos (THSV
rieure à celle d’un autre, né cependant avant lui. Jo. a pu écrire cela sans dessein de contredire Mt. m1, 14, qui ne supposait encore ni cette connaissance, ni la manifestation publique que Jean accomplit maintenant. Le Messie devait être caché jusqu’à ce qu'Élie le fit connaître (xai pavepov r&ot rouen, Jusnin, Dial. vin, 4), et c'est précisément pour cela que Jean a eu mission de baptiser. C’est donc à l’occasion de son baptème que Jésus devait être connu de Jean, et il est bien étrange qu’on ait attribué à Jo. l'intention de mettre de côté le baptème (Bauer) et de le remplacer par autre chose. La manifestation du Messie, que Jean ne nomme toujours pas, était réservée d’abord à Israël. Le Baptiste s’attribue donc le rôle d'Élie, que les synoptiques lui ont reconnu d’après les paroles de Jésus (Me. 1x, 42; Mt. xvur, 12); et cependant il vient de dire aux prêtres qu'il n’est pas réellement Élie en personne. L'auteur semble donc nous inviter à le lire avec attention, à ne pas voir des contradictions où il n’y en a pas, dédaignant de s'expliquer lui-même (cf. Introd. p. xcv).
. 32) Jean avait donc mission de manifester le Messie, ce qui supposait qu’on le lui ferait connaitre. Il n’a pas encore dit comment; c’est ce qu’il fait ici. L’enchaînement des idées est si étroit qu’on ne peutsupposer une reprise du discours après un temps notable. Le signe était la descente de l'Esprit en forme de colombe, comme elle était racontée par les synoptiques au baptême de Jésus (Mc. 1. 10 et par.); Jo. ajoute que la colombe demeura (cf. Is. xr, 2), ce qui était plus significatif, et indiquait aussi que pour le moment l'Esprit n’était pas donné à d’autres (v, 39). — Loisy note que « dans la logique de l’Incarnation, le Logos fait homme n’a aucun besoin d’être sacré par l'Esprit » (p. 122); il en conclut que ce passage est ajouté au thème primitif. Il suffisait de constater qu'en effet il n’y a pas d'onction, telle que les Juifs l’attendaient (Jusri, Dial. VIU, 4) KPISTÈS dE, ei xaÙ yeyévnrat xai Éotty nov, &yvwatôs Éott xai oÙDÈ aûtde rw Éautdy énloratar oddè Éyer Düvauiv tiva, uéyxpte à &y EG "Has pion aûrov xai oavepby rèot molnon. Manifestement le Logos incarné ne ressemblait pas à ce Christ qui s'ignorait, dépourvu de toute puissance jusqu’au jour de son onction, qui le sacrait roi ou Messie. Et c’est peut-être pour cela que Jo. a évité jusqu'ici le terme de Messie comme trop au-dessous du Verbe incarné. La descente de l’Esprit qui s'arrête sur Jésus est simplement le signe donné à Jean, et conformément aux Écritures (Is. xt, 1 ss., xLtt, 4; 1x1, 2). Dans l'A. T. il n'était pas dit non plus que ce don de l’ Esprit serait la Haute divine ajoutée à la nature humaine
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qu'il soit manifesté à Israël que je suis venu, moi qui baptise dans l'eau. » ? Et Jean rendit témoignage, disant : « J'ai vu l'Esprit des- cendant du ciel comme une colombe, et il est demeuré sur lui; #et . pour moi, je ne le connaissais pas; mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l’eau, celui-là m'a dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit-Saint. Et c’est bien ce que j'ai vu, et j'ai rendu témoignage que celui-ci
du Messie ; selon la manière ordinaire, c'était plutôt un don, une impulsion en vue de l’action. C'était bien aussi le sens de la descente de l'Esprit dans les synoptiques ; Jo. n’a donc pas changé ce qui se conciliait très bien avec sa théo- logie du Verbe, quoique le signe donné à Jean ait dû avoir sa raison d’être par. rapport à Jésus lui-même; aussi bien Jean ne dit-il pas que le signe ne fut donné qu’à lui et en vue de lui seul.
33) Jean a bien indiqué le signe, mais comment en a-t-il compris la portée et le sens? C’est ce qu’il explique maintenant, en accentuant de nouveau son ignorance antérieure, dissipée par la révélation de celui qui l’a envoyé pour baptiser, mais seulement dans l’eau. Nouvelle insistance pour ämener le trait définitif, celui du baptême dans l’Esprit-Saint. L'ordre est irréprochable, à la condition que la descente de l’Esprit-Saint ait eu lieu au moment du baptême de Jésus. Par cette déclaration, Jo. se réfère enfin à la mission du plus fort dans les synoptiques (Mc. 7, 8; Mt. 1m, 44; LC. 111, 416). — 6 Bartlcwv, comme 6 aïpwv (29), participe immuable, entrant en exercice quand le temps sera venu, après le don de l'Esprit (vi, 39).
34) Au lieu de vide, N (cf. Ox?) 11 218 e syrsin et cur Amb. ont Exkextde, d’autres ont les deux (57 etc. ab ff? sah.). « Le mot « Fils » convient mieux à la théologie de l’auteur » (Loisy, 123), mais cette raison a pu frapper un copiste. Si on lit viés on supposera connu le récit des synoptiques (Mc. 1, 44; M£. mr, 17; Le. mr, 22) sur la voix qui s’est fait entendre, sous la forme de Mi. : « Celui-ci
est mon Fils bien-aimé. »
fl faut beaucoup de parti pris pour écrire : «C’est très délibérément qu'il [Jo.] a passé sous silence le baptême et qu'il y substitue le témoignage de Jean touchant la descente de l'Esprit. » « Sans doute notre auteur estimait-il que le baptême conféré par Jean ne relevait point comme il faut le Logos-Christ » (Loisy, 124). — Sans doute il ne le relevait pas du tout, pas plus que la Passion, si ce n’est comme un acte d'obéissance (vin, 114, etc.). Si Jo. avait voulu contredire les synoptiques, il n'eùt pas dù écrire de facon à laisser croire qu’il tirait parti de
Jeur récit. C’est en effet ce récit qui sert de base au témoignage de Jean. Il ya cependant encore, d'après Loisy, une grosse différence : « Latradition synoptique avait bien osé faire consacrer, en quelque sorte, Jésus comme Christ par Jean tenant la place d'Élie, mais elle ne s'était pas risquée à lui faire révéler publi quement le Christ, comme Ja tradition juive (cf. Jusrin, Dial. (vu; cx)) disait qu'il serait révélé par ce prophète » (p. 121). C’est exagérer pourtant l'audace des
synoptiques : Jean n'y consacre pas le Christ, ce seraient l'Esprit et la voix du
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