om. às &. gala (TH) ou aëd. (SV
Æ 27) R n'y pas de raison pour mettre un point avant ce versei (TSV); un = point en haut (H) suffit largement, comme a compris Cyr. : Bédexé pot rè Directe
Twoyorstr 6 are, Dédeuxs por +ù xolverv Èr’ ousias. — xpiev mouelv, C'est prononcer le jugement, ce jugement auquel ne sont pas conduits comme accusés ceux qui ont déjà recu la vie. Ce sera done par le fait un jugement de condamnation, la
» fonction austère de celui qui n'est pas venu pour juger, Mais pour sauver : 26 (mr, 17. La même opposition paralkélique entre la vie et le jugement se ne retrouvera au v. 29. Malgré ce parallélisme, la clause &x vide «. èsriv se rapporte | spécialement au jugement. L'acte de vivifier est un acte du Fils comme Dieu, le pouvoir de juger est le terme de la carrière du Fils devenu vraiment un fils d'homme. L' ssion des synoptiques est à lès ro5 ävêseires : l'absence des deux articles atténue le caractère messianique de l'expression, et insiste sur Phumaine nature (ef. Comm. Me. p. exxxx). Pourquoi? Probablement parce que le jugement est le dernier acte de l'histoire de l'humanité rachetée par le Christ. C'est à celui qui était mort pour la sauver qu'il appartenait de juger ceux qui auraient rejeté le salut. Ou bien est-ce pour fermer Ia bouche aux pécheurs en leur impesant le jugement d’un homme? Dieu, infiniment parfait, trouverait des taches en ses anges. Un homme sera, selon notre manière de parler, plus enclin à l'indulgence, cf. Heb. 1v, 15. On ne saurait admettre lexplication de Cyr. (Zakn) : il a recu la vie et le pouvoir, parce qu'il ne les avait pas étant homme : = efriay 0 vo8 Debéylar Adyarv Éaurèv Enyodneves Ty ©dèv Éyouaav Exurfs &fourdrnre. La pensée serait banale, car Cyrille-ne voulait pas dire qu'un homme comme tel a recu et exercé ces dons. C’est ce que soutenait Paul de Samosate, et c'est pour écarter ce sens que Chrys. et les Antiochiens ont rattaché cette clause à ce qui suit; précaution qui n'était pas nécessaire et qui changeaït la ponctuation naturelle.
28) Jésus remarque sans doute chez ses auditeurs un étonnement peu sympathique, cf. m, 7. De quoi s'étonnaient-ils? La guérison du paralytique est trop éloignée, ce qui regarde le fils de l'homme est trop spécial. On peut hésiter entre le contenu du v. 27 (Ang. Mala., Schanz) et tout l'ensemble de 49-27 (Zahn). La question doit être résolue d'après l’analogie de m. 7 : row doit être la proposition principale qu'il s'agit d'expliquer ou de dépasser : or cette proposition est celle du v. 25, la dernière qui ait été solennellement affrmée : Vous vous étonnez que le Fils fasse entendre sa voix aux morts (spirituels), de #
a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui; et il lui a remis le pou voir de juger, parce qu'il est un fils d'homme. Ne vous étonne: pas de ceci, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, #et ils sortiront : ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour une résurrection de jugement. 30 Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j'entends, je juge, et mon jugement est juste,
sorte que quelques-uns l'entendent comme il faut. 11 y aura plus étonnant quand tous les morts entendront cette voix, etc. En contraste avec uh Oavudons (ur, 7) il y a ici ph Bavudtere « ne vous étonnez pas comme vous faites », car il yaura mieux. La résurrection physique n'étant pas commencée comme celle des âmes, Jésus ne répète pas xai vüv ëox, qu'il ne faut pas sous-entendre. Ce qu'il y a d'étonnant, ce n'est pas la résurrection de la chair, à laquelle croyaient les Juifs, mais qu’elle se produise à la voix du Fils, qui appartient, comme ils le voient, à la nature humaine.
29) Si l’on était tenté d'expliquer le v. 28 de la résurrection spirituelle, le doute cesserait ici. Ce sont bien là les fins dernières de l'humanité, le jugement sans appel sur les bonnes et les mauvaises actions. On a vu une sorte d’'antinomie entre les deux doctrines de la résurrection spirituelle et de Ia résurrection | physique, comme si la première avait supplanté la seconde dans l'esprit de Jo. = Loisy regarde les vv. 28 et 29 comme une addition postérieure. En fait les deux notions se complètent. La vie spirituelle du croyant est déjà le commencement de la vie éternelle, mais elle n’empêche pas la mort du corps. A la fin du temps, le corps ressuscité sera associé à cette vie. L'harmonie est telle entre le v. 24 et le v. 29, que les justes ne sont pas, à proprement parler, soumis au jugement : ils vont à la vie; les autres ressuscitent pour être jugés. 5 FA
Le gén. zpisews est moins naturel que le gén. twñs, où la résurrection vient de la vie et complète la vie, tout en conduisant à la vie; d’après dvéotaots ei Cumw (I Macch. vir, 14), on s'attendrait à ets xpiaw : mais le parallélisme à amené là même tournure.
Comme dans Mt. xxv, le discernement porte sur les bonnes et les mauvaises actions. C’est le criterium traditionnel le plus large. Il va sans dire que ceux
qui ne veulent pas croire s’excluent du salut (11, 36). __ Sur la foi des Juifs contemporains à la résurrection du corps, cf. Le Mes-
sianisme. p. 176-185.
30) Ce verset termine la première partie du discours par une inclusio
caractérisée.
Où Gbvauæ correspond à où divazat (19), dans le même sentiment du Fils incarné, qui désormais parle à la première personne. Seulement le discours : s’est spécialisé. Au début c'était l'action du Père qui servait de modèle; le Fils 7 agissait selon qu’il voyait. Maintenant que le Fils est juge, il se conforme au F4 jugement qu'il entend prononcer par le Père, C’est toujours cet accent de modestie et de dépendance proportionné à la nature humaine, souligné par
nolouc rh Euh dimala Eoriv, OTu où Enr® rù DéAmua Td Epdv GAAG Tù DEAMX TOÙ méubhavrés pe 31/Eùv éyo papropo mept épauroï, à mLapruplo pou oùx éortv aAnbhs" %? GAhos Lori à paprup@v mepi mob, nat oidx Ovt &andhe Éoriv à maprupéa Av aprupei mepi émoë. Sbmeis Gmeorélxate mods Ludvyvnv, nat pemapripnre TÀ &hnbela' %Eyù è où rapa àav0purov rhv paprtupiav Aaufavw, GAY radra Aéyw va dpeis cufre. % Exeïvoc y 6 Aüyvos 6 xadpeEvOG Hal paivuv, dues 0 nehfoate &yahiabvar Tpds
Cyrille. Les Juifs savaient que le jugement appartenait à Dieu : qu’ils ne s'étonnent pas; c’est bien Dieu qui juge, puisque le fils de l’homme ne fait que se conformer à sa volonté. Le ton extrêmement humble de ce verset, où n'apparaît plus que l’envoyé de Dieu exécuteur de la volonté de celui qui l’a envoyé est sûrement une raison d'entendre aussi le v. 26 du Fils incarné, plutôt que de sa génération éternelle.
31-47. Témoignage réndu à Jésus par le Père dans les Écritures.
Tandis que dans la première partie Jésus a parlé de lui-même à la troisième personne sous le nom de Fils, il dit « je », comme il avait commencé de faire au v. 30. Les idées se suivent aisément, mais avec quelques incises. Jésus a le témoignage d’un autre que lui-même (31-32), dont on comprendra plus loin que c’est son Père. Ce n’est pas Jean, dont le témoignage était subordonné (33-34). Incidente sur le rôle de Jean et l'attitude des Juifs à son égard (35). — Un témoignage plus fort est celui des œuvres de Jésus (36), et celui du Père (37). — Attitude des Juifs vis-à-vis du témoignage du Père (38.) Et cependant il est contenu dans les Écritures (39). — Incidente sur les mauvaises disposilions des Juifs (40-44). C'est par les Écritures elles-mêmes et par Moïse qu'ils seront confondus (45-47).
31) Dans vin, 14, Jésus revendiquera énergiquement la valeur de son propre témoignage, qui en effet, pour nous, est le plus décisif. Mais au point où il en était, discutant pour la première fois avec les Juifs sur les preuves de sa mission comme envoyé de Dieu au titre unique de Fils, il accepte le principe qu'ils énonceront plus loin (vi, 43), et qui est d’ailleurs généralement reçu. — Bauer cite Démosthène c. Steph. (non authentique) 11, 9 uœpruosiv àp oi vôuor oùx Gay adtoy abr®, Cicéron, pro Roscio xxxvi, 108, applique cette règle même à Scipion l’Africain.
32) Mais c'est un autre qui témoigne. Ce ne peut être Jean-Baptiste (Chrys.)à cause du v. 34. Il faut donc que ce soit déjà le Père (Aug. Cyr. opinion commune), dont le témoignage apparaît ici comme un premier rayon, pour éveiller l'attention. — La leçon oïdare (T) dans ND e a qQ syrcur. a sûrement remplacé oièa comme beaucoup plus facile. On ne comprend pas au premier abord comment après le v. 31 Jésus en appelle à sa propre connaissance des choses (Zahn). Mais on voit plus loin qu'en réalité les Juifs ne reçoivent pas le témoignage du Père. En attendant de préciser en quoi consiste ce témoignage et quelle est sa valeur, Jésus pouvait bien dire qu’il en avait une claire conscience; ce n’est pas témoigner pour soi-même en sa faveur, mais affirmer qu'on est sûr d’être sou-
ed
parce que je ne recherche pas mon vouloir, mais le vouloir de
celui qui m'a envoyé.
31 Si c’est moi qui me rends témoignage à moi-même, mon témoignage n’est pas véridique; #c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est véridique. #Vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité; #pour moi je ne me prévaux pas du témoignage d'un homme, mais ce que j'en dis est pour que vous soyez sauvés. 3%[Jean] était La lampe qui brûle et qui luit : vous avez voulu vous réjouir un
tenu par un témoignage décisif. Ce témoignage est toujours rendu et a une valeur permanente (pæptupet au présent).
33) Au contraire le témoignage du Baptiste est au passé. Il y a une antithèse entre dpeïs ici et ëy au v. suivant. Vous étiez disposés à vous contenter du témoignage de Jean; moi je suis plus difficile en ma propre cause, mais je puis vous l'opposer puisque vous avez montré votre confiance en lui par votre ambassade; et il a rendu un témoignage dont l'expression appartient au passé, mais qui demeure (ueuapréonzey, le parfait); cf. xvnr, 37; IL Jo. 3. L’allusion à l’ambassade est là pour prouver que les Juifs acceptaient le message de Jean; dans cette occasion il n’a pas désigné Jésus ouvertement; mais Jo. a bien le droit de se référer tacitement aux autres affirmations du Baptiste, entre autres 1, 29-34, sans parler de son discours à ses disciples (nr, 27-30).
34) Plusieurs ont essayé d’atténuer la première partie de cette déclaration (Cyr. Mald.). ne pouvant comprendre comment le témoignage du Précurseur, ordonné dans les desseins de Dieu, n'avait pas une valeur décisive (cf. 1, 7). À l'autre extrême, Calmes a compris : Je vous donne cet avertissement dans votre intérêt, qui est de ne pas attribuer trop d'importance au témoignage de Jean. 11 semble que la vérité soit cette fois encore une opinion moyenne. En rigueur, aucun témoignage humain ne suffit à prouver la mission du Christ; du moins il refuse de s'appuyer sur lui, non seulement pour Sa conviction personnelle, ce qui est bien évident, mais comme argument dont dépendra la foi en sa mission. Cependant le témoignage de Jean n'était pas sans valeur. Jésus le rappelle dans l'intérêt spirituel des Juifs. IL mettait vraiment sur la voie, il conduisait à la foi, qui ne doit reposer en dernière ligne que sur l'autorité du Père (cf. Schanz, Kn., Loisy, etc.). — kaubévi n’est donc pas : je n’ai pas besoin du témoignage de Jean, je pourrais m'en passer (Mald.), mais positivement : je ne m'en sers pas. — Tadta ce qui regarde Jean au v. 33, et non mon refus du témoignage humain (CarmesE
35) Comme dans Mt. et Le., Jésus parle honorablement du Baptiste. Il n était pas la lumière; nous le savions déjà (r, 8). Mais dans la nuit, avant que le soleil se lève, on est bien aise d’avoir une lampe, 6 Aéyvos avec l’article, la lampe dont on se sert en pareil cas. L'imparfait v indique que Jean était déjà mort. xœ16uevos xaÙ palvuv, marquent la chaleur et la lumière, et non simplement que la lampe ayant été allumée brillait, ce qui serait fwuévos (ef. Le. vin, 16); il faut donc comparer sékas AGLOHÉVOLO TUPOS (Lliade xix, 316). C'est une allusion au zèle
É ét v vo’ A
€ 2 - 2 LÉRRASUS nee ra Vap Epya à dédunéy por à marhp Îva Tehedow adt, abra Ta ÉpYya
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nbare ôüre eldos abroë Ewpduate, xat To Abyoy abroÿ, oÙx, Éyere, En
36. pettwy (S) et non pettw (HTV). Le 87. exetvos (TH) ou œutoc (SV).
brûlant du Baptiste pour la pénitence, en même temps qu'à la révélation qu'if avait communiquée sur le Christ. Sur cette comparaison, cf. II Regn. xx, 47; Il Petr. 1, 19. Spécialement à propos d'Élie, type de Jean (Le. 1, 17; Mt. xvu, 14 s.; Mc. 1x, 44 s.), dans Sir. xLvin, À xa dvéorn "HAlas roogfrns s rüp, xaù 6: Adyos abroë &s après Exalero, — Ce n’est pas sans dessein que Jésus ne parle plus ensuite de la chaleur de la flamme, mais seulement de la lumière. Cette __ lumière a attiré les Juifs; ils s'en sont approchés avec joie, espérant qu’elle: annonçait le réveil de leurs espérances. Mais leur joie a été de courte durée, pos Gpav, Cf. IT Cor. vu, 8; Gal. 11,5; Philem. 45. Ils n’ont pas laissé à celte: . parole ardente le temps de les pénétrer intérieurement; ils y ont pris plaisir un moment, puisils ont pensé à autre chose. :
36) De même que dans Mt. (xr, 5) et Le. (vr, 22), l'hommage rendu au Baptiste est en contact avec le témoignage que ses propres œuvresrendentau Christ; parmi ces œuvres la résurrection des morts est indiquée dans les deux synoptiques, et aussi la bonne nouvelle annoncée aux pauvres. Ici les œuvres ne sont pas énu- 3 mérées, c’est toute la mission du Christ. En effet reksoëv est plus qu'accomplir, c’est conduire au terme, achever et parachever; cf. 1v, 34; xvn, 4. Avec ce parti pris de dépendance envers le Père, si caractéristique de tout le discours, et en: méme temps d'action propre, Jésus dit que ces œuvres lui ont été données, et cependant qu'il les fait. C’est la vraie preuve qu'il a été envoyé par son Père. Le: fondement de l’argumentation est dans l'opinion reçue de tous : tant valentles œuvres, tant vaut l’homme. — ueltuv est à l'accusatif, comme il est évident ; le y ajouté librement et sans raison par l’usage hellénistique (Mourrôn, Prol. 49) a été supprimé pour la correction par quelques mss. La construction uelCwoy Toër ’lwévwou signifierait à la lettre que Jésus est mieux attesté que Jean (Zakn, Bauer). Mais la comparaison est plutôt entre le témoignage de Jean et celui des œuvres. (vée). C'est donc la comparaison abrégée (cf. Mt. v, 20), bien connue même des classiques (ef. RB. 4914, p. 83). i
37) Le témoignage du Père n’est pas celui qu'il a rendu à Jésus au baptême, car il ne se trouve pas mentionné expressément dans Jo., si ce n’est comme contenu dans le témoignage du Baptiste (1, 32-34). D'ailleurs le contexte suivant |
montre bien qu'il s'agit des Écritures (Schanz, Zahn, etc. après Cyr.). Ce qui suit est difficile. Le contexte semble indiquer : « mais ce témoignage du Père, vous ne l'avez pas compris ». Gelte idée est exprimée d’abord par deux négations : vous n'avez jamais entendu la voix du Père et vous ne l'avez jamais vu.
BLON SAINT JEAN, V, 38.
Re
moment à sa lumière; mais j’e
i un témoignage plus grand que [celui de] Jean : car les œuvres que mon Père m'a données à accom-
plir, les œuvres mêmes que je fais rendent pour moi témoignage
que le Père m'a envoyé, %’et le Père qui m'a envoyé, lui-même
me rend témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix et vous
n'avez pas vu sa face, et vous n'avez pas même sa parole demeu-
rant en vous, puisque vous ne croyez pas à celui qu'il a envoyé.
Chrys. Cyr. l'entendent à la lettre de toute l’histoire d'Israël. Vos pères, même les plus favorisés, ont entendu à l’'Horeb des voix, et ils ont eu des visions; mais en réalité ils n’ont pas entendu ni vu Dieu, que personne ne peut voir (1, 48). C’est très certain, mais peut-on le reprocher aux Juifs ou à n'importe qui? Et si ce n’est pas un reproche, comment cela se soude-t-il à ce qui suit? — Zahn restreint l’allocution à ceux qui sont présents. Il ne saurait être question de voir Dieu ; mais ils n’ont pas même été gratifiés de ces apparitions dont parle l'Écriture; raison de plus pour eux (za), — et c'est ici que commence le reproche, — de s'appliquer à la parole de Dieu contenue dans l'Écriture, ce qu'ils n'ont pas fait. Mais si #ai peut bien signifier une réserve, il ne peut marquer une opposition aussi complète; les trois choses sont sur le même plan. — Schanz (Tillmann) adoucit les termes : les Juifs n’ont jamais écouté de bon cœur l’enseignement divin; ils n’ont pas su voir Dieu qui conduisait toutes leurs des
tinées, etc. — Ce sens est très facile, mais peu littéral et hors de propos. IL
n’est pas question ici de l’enseignement de Dieu, mais de son témoignage. Entendre sa voix pourrait encore être pris largement, mais voir sa forme ne peut être qu’au sens littéral. — Il nous semble que Jésus répond à l’infidélité des Juifs sous-entendue : Vous refusez ce témoignage. de quel droit? vous n’avez jamais entendu la voix de Dieu, vous n'avez eu aucune apparition (eidos).. quelle qu’ait été la vraie nature des anciennes manifestations. D’après
Cyrille d’AL. (de même Loisy) Jo. aurait voulu montrer que les textes mosaïques. .
sur les apparitions et autres manifestations du Sinaï ne devaient pas être pris trop à la lettre; c’est un indice que la fête est bien la Pentecôte (Olivieri).
38) N'ayant ni vu ni entendu Dieu, ils ne peuvent même pas (xaf…. où) alléguer que sa parole demeure en eux, comme une chose vivante et un principe de vie, puisqu'ils refusent de croire à celui qu'il à envoyé, et que ses Ecritures annonçaient, comme il va être dit. Pour ceux qui croient, la Parole de Diew
subsiste en eux: elle à atteint son but, en préparant l'avènement du Fils; pour
les Juifs ce n'est plus qu'un objet d'étude. Ces paroles ne sont pas plus dures que ce qu'on lit dans Jérémie : « Comment dites-vous : Nous sommes sages, nous possédons la loi de Iahvé? Vraiment la voici changée en mensonge par
le style menteur des scribes. Les sages sont confondus, consternés, pris au
piège, parce qu'ils ont rejeté la parole de Jahvé » (Trad. Condamin). Depuis: ce temps les scribes avaient accentué toujours davantage les privilèges de celui qui étudie la Loi, œuvre sainte par excellence. Pour ce sens de pévew, cf. XV, 7; Jo. n, 44. 24; ur, 17; I Jo. 2. — ëx est plutôt un signe qu'une cause (Mald.).
Pa
buy uévovra, dre dv dméoreihey Exeîvos Toûrw deis où muorelete. 9 Épauvare Tag ypagde, bre bueïc doneîre Ev abrais Éwhy alwvroy Éyeuv* not Enetvai clou af paprupoüoar mepi mon” 4 xai ob Béhere EADeïY mpès ue va Cuwnv Eynre. 4 AbEay mapa &v0purwy où Aauféve, FGAAG Éyruxa duas Ott Thy dydmnv voù Oeoÿ oùx Éyere Ev éauroïc. Eye EARAUDX Ev Tù bvopart -
où martpôs mou nat où Aaufäveré me Eav GAdoc ÉX0n Ëv T& OvomaTt To
… eo 1 do, Enetvoy Aeode. nds dUvaole dmeis mioreëou, DOËav wap
L4. om, 6eov p. povov, plutôt que add. (THSV).
39) Les modernes sont d'accord que épauväre n'est point un impératif, mais un indicatif présent, comme tous les autres verbes de ce contexte. On s'étonne que l'impératif ait séduit tous les anciens, sauf Cyrille, car Jésus ne refusait pas aux Juifs le zèle de l'Écriture. Il ne le blâämait pas non plus entièrement, mais il le jugeait cependant mal inspiré. Les Juifs estiment qu'ils ont dans les Écritures la vie éternelle. Ce n’est pas comme si l’on disait d’un savant qu'il fait de l'étude sa fin dernière, mais parce qu'ils les croient suffisantes pour les conduire à la vie éternelle et toute l’humanité avec eux. Loin d'attendre un Messie dont la révélation serait plus complète, et qui était même le terme de l’ancienne révélation, ils n’envisageaient le Messie que comme l'instrument de Dieu pour faire prévaloir leur Loi dans le monde. Or en réalité les Écritures témoignent d'un Messie qu'ils devront écouter, et qui en réalité est le Fils de Dieu; c'est en lui, non dans les Écritures seules, que se trouve la vie (mr, 46). — nai « et précisément ».
40) Mais les Juifs ne veulent pas chercher cette vie en Jésus, précisément à cause de leur engouement exagéré pour la valeur intrinsèque de la Loi. Ou plus probablement, à cause de ce qui suit, où 6£Aere a-t-il un sens plus général : pour des raisons à eux, les Juifs ne veulent pas croire. — xal « et cependant », s'il se rapporte à la dernière incise; « ensuite de quoi », s'il se rapporte à 392.
41-47. Ces versets forment un groupe distinct; ils sont destinés à expliquer pourquoi les Juifs refusent de reconnaître l’envoyé du Père; c’est qu'ils sont mal disposés envers Dieu lui-même, et en conséquence envers Moïse qui contient son témoignage. S'ils croyaient vraiment en Moïse, ils croiraient en Jésus. Mais ils sont empêchés par l'orgueil qui paralyse en eux l'amour de Dieu.
41) On dit volontiers (Bauer) qu'ici Jésus passe de la défensive à l'offensive; il attaque. Mais cette attaque elle-même ne fait que répondre à une accusation sous-entendue. Les Juifs, jugeant la prétention de Jésus extravagante, se posaient en défenseurs de la gloire de Dieu, dont l'honneur leur était confié. C’est ce que Jésus ne veut pas admettre. L'incrédulité des Juifs n’est pas fondée; leur mobile non plus n’est pas pur. Et d’abord leur reproche à Jésus de rechercher la gloire n’est pas juste. Il n’a que faire de cette gloire que donnent les hommes; ce n’est pas pour se faire honneur de ses disciples qu'il les invite
3 Vous scrutez les Écritures, parce qu’il vous paraît avoir en elles la vie éternelle; et ce sont elles qui me rendent témoignage, “et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! #! Je ne reçois pas de gloire des hommes, “mais je vous connais pour n'avoir pas en vous-mêèmes l'amour de Dieu. #Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez. # Comment pourriez-vous croire, alors que vous
à venir à lui. Si les Juifs le soupçonnent, dit Cyrille, c'est qu'eux-mêmes son affligés de cette maladie. — cf. I Thess., n, 6.
42) L'amour pour Dieu (Schanz, etc.) comme dans I Jo., ur, 15, xt, 47, 1v, 42; v, 3, et non l’amour venant de Dieu (Zahn) d’après I Jo. 1v, 7-12. C'est parce qu'ils prétextent leur zèle pour Dieu que les Juifs refusent de croire en son Fils. Or ils ne l’aiment pas tant! Il n’est pas question de la charité témoignée par Jésus au malade, qui a excité la haine des Juifs (contre Zahn) : il n’est plus dans la perspective. D'ailleurs le Sauveur ne donne d’autre preuve de son affirmation que sa connaissance surnaturelle, qui pénètre en eux (ëv Éautoïs plus fort que ëv bi (38). Qu'ils interrogent leur conscience sur la pureté de leur intention! Il n’y a donc pas un lien étroit entre 42 et 43.
43) Illogisme de leur conduite. Jésus revendique la dignité de Fils : du moins ajoute-t-il qu’il vient au nom de son Père, avec son témoignage, et insiste-t-il sur sa dépendance vis-à-vis des desseins du Père. Et si quelqu'un se présente (évidemment comme Messie) en son nom propre d'homme qui se croit une grande mission, ils le recevront. Ce n’est pas que ce faux Messie ne se présente au nom de Dieu, mais il ne fera pas ses œuvres, et l'événement montrera que les espérances étaient trompeuses. &kkos sans article désigne un faux Messie quelconque (cf. M£. xxiv, 24; Me. x, 22). La liste en est longue, et les Juifs sont-ils seulement las d'espérer? Prophétie assurément étonnante, et bien propre à mettre en lumière leur aveugle obstination.. — Il est vrai que les Pères ont pensé à une personne particulière, à savoir l’Antéchrist; plusieurs critiques modernes le remplacent par Bar-Cochébas (135 ap. J.-C.); ensuite de quoi Bauer envisage froidement la composition de l'évangile vers le quatrième quart du nes. Mais à supposer que ZXkoc sans article puisse désigner un partieulier, il eût fallu écrire : « quand un autre viendra », ce qui viserait bien une personne. « Si un autre vient » (cf. vi, 62) laisse la personne dans le vague. — Cyrille d’AI. a bien remarqué la ressemblance de cette argumentation avec II Thess., 11, 40-12.
4) Pas de lien très étroit avec ce qui précède. On dirait d'un retour au v. #1. Mais ce n’est pas une contre-attaque, comme pour dire : moi je ne cherche pas la gloire, c’est plutôt vous. Car le ton est celui de la commisération. Les Juifs ne croient pas. Pourquoi? Ils ne veulent pas (40); mais les malheureux ne peuvent même pas, tant qu'ils sont dominés par la vanité el l’orgueil. Dans toute cette partie du discours, les Juifs sont très spécialement les Pharisiens, et plus nettement les docteurs de la Loi. La gloire n’est donc pas l'hommage
sÉ enr. 1 nee y GS r ? F4 v. E "a :
/ ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, v, 45-46.
ë È NA 3 ; ner | + 2 - à j z se es , &AAflov XauBdvorres, nat vhv déÉav Thv TApa FoÙ movou où Émrei €;
Puh Boneïre dre yo narmyopiow épov mpès Tèv rartépa’ Éonv à xeT9
. yopoy uv Movoñc, elc ôv dpetc MAtinare. ei Vao Emioretere Muvcet,
5 D. : u RE LS Pi.
Émioreere àv Euol, mepi Yap Emo Exeivos Eypadey. ei D roïc Exeivou
Ypéuaouy où miotebete, rüç TOÏs Épois PAL) TLOTEUTETE ;
rendu par les hommes à des héros, mais celui que se rendent entre eux (raçù &AMkwy) des lettrés ou des savants. Au fond cela seul coñpte pour eux, l'opinion de la foule leur étant indifférente. Ce qui n’est peut-être que vanité chez des gens de lettres, est plutôt de l’orgueil, encore que puéril, chez des intellectuels fiers de leur supériorité. Rien de plus flatteur pour un docteur de la Loi que d'être cité par un confrère comme une autorité, fixant une tradition qui en fait l'emportera peut-être sur l'Écriture (Le Messianisme.… p. 143). Cette disposition à régenter l'opinion exclut l'humilité nécessaire pour accepter de croire. Ges maîtres sont bien éloignés de se réfugier dans ce silence et cette obscurité oi l’on est avide de recevoir la lumière de Dieu et son approbation. Cette Dd£x n’est pas semblable à l'autre, aussi n’y a-t-il pas seulement rv 56£ay rapè To, mais bien ty dd£ay rv r., la gloire telle qu’on peut la recevoir du Père, peut-. êre longtemps sans aucun éclat extérieur, étant seulement le suffrage intime de Dieu dans la conscience. — On attendrait donc : la gloire qui vient de Dieu seul, en grec rapà p6vou toù Üeoÿ, ou rapà toë Oo uovoë. Le texte reçu qui est aussi celui des critiques à roë uévou 0605, « du dieu unique », idée qu’on n'attend pas ici. Nous pensons qu'il faut omettre 0coë avec B W a 6 sak. boh. Or. Eus. Adam. Did. C’est encore là conception de l'unité (de Dieu), mais en tant qu'opposée aux suffrages multiples des hommes, ce qui est plus dans le contexte (Zahn) —Ipet, « vous, comme des gens qui ». — Enteîre remplacé dans N par Cnroÿvres qui serait plus normal.
45) Celui qui est investi des fonctions de juge (v, 22) ne saurait descendre au rôle d’accusateur. Ce n’est pas l'intention de Jésus de porter cette affaire au tribunal de son Père. Il y a là un accusateur, à savoir Moïse, et qui remplit È déjà son office (xarnyop&v). En tant qu'accusateur au lieu et place du Christ, Moïse est une personne. En tant qu'objet de l'espérance des Juifs, — ce qui était dit des Écritures (39), — Moïse est nommé pour ces Écritures elles-mêmes. 46) Et en effet, la foi des Juifs portait moins sur la personne de Moïse que sur la parole du Dieu qui l'avait inspiré et lui avait révélé ses desseins. Cepen- … dant c'est bien comme auteur de l'Écriture qu'il paraît de nouveau en personne (éxetvos). Strictement parlant, Moïse n’est pas indiqué ici comme l’auteur de tout le Pentateuque, mais seulement comme l’auteur des prophéties messia- = niques du Pentateuque. Les Juifs faisaient une place à part à la Loi qu'ils es lisaient et étudiaient beaucoup plus que les autres livres, comme Ia source __— principale de la révélation et la règle de leur vie morale et sociale. En fait | la Loi contenait des allusions au salut qui était proposé par Jésus (Gen. m1, 15; x, 3; xt1x, 10), et tout le soin que Dieu avait pris d'Israël devait aboutir au salut. Les prophètes avaient été autorisés d'avance par Moïse (Dt. xvir, 15). Moïse domine donc toute l’Écriture, et qui croyait en Moïse devait croire en
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pas la gloire qui vient de PUnique? 5 Ne pensez pas que je vous accuserai auprès de mon Père : il y a quelqu'un qui vous accuse, Moïse, en qui vous placez votre espoir. 16 En effet, si vous aviez Cru Moïse, vous me croiriez, car il a écrit de moi. Mais si vous ne . croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous mes paroles?
celui qui faisait les œuvres annoncées. — äv n'indique pas le doute, exprimé sans raison par forsitan (Vg).. é
41) Assurément les Juifs prétendaient croire en Moïse comme législateur ; mais ils ne lui faisaient pas confiance quand il orientait leur foi vers l'avenir. Si tout était réglé à jamais, toute révélation close, pourquoi fallait-il attendre un autre prophète? Il n'y avait plus de place après Moïse que pour des exégètes comme eux. — Il semble qu'il n’y a pas opposition entre la lettre et la parole,
comme s’il était impossible de croire à la parole vivante quand on ne croit pas même à la lettre, mais tout au plus entre cette lettre auguste et une parole nouvelle, ce qui revient à mettre l'opposition principale entre éxetvou et uois. Caractère historique du discours. ‘ Il n'y a pas à dissimuler la haute portée théologique du discours, une des bases scripturaires du traité de la Trinité. Dans la première partie, Jésus parle du Fils; dans la seconde, il dit «Je »; mais il est bien évident que c’est toujours de lui-même qu'il parle comme Fils de Dieu.
Les auditeurs ne pouvaient distinguer ses relations éternelles comme Fils de ses relations actuelles comme Fils envoyé : il n’en est pas moins vrai qu'il revendique l'égalité d’action avec son Père (19), l'identité de vie (21) et les mêmes honneurs (23) Seulement tout cela vient du Père. Et cependantilala nature humaine (27); et l'on peut estimer aisément que c’est pour cela qu'il fait la volonté du Père, puisque c’est pour cela qu'il est juge (27) et juge comme le Jui suggère le Père (30). Le soin évident de ne nommer Dieu que dans les rapports des Juifs avec Lui (42.44), tandis que pour le Fils il est simplement le Père, est une indication très claire que les rapports spéciaux du Père et du Fils consistent en ce qu’ils ont la même nature. É ; En regard de cette situation incomparable du Fils, le pouvoir de ressusciter des morts, qui avait été accordé aux Prophètes (II Regn. vu, 22; [V Regn. 1v, 33; Eccli. xLvrn. ) et celui de rendre le jugement selon la pensée de Dieu, ne sont point ce qu’il y à de plus relevé.
Tout cela sans préjudice de l'humilité de celui qui est un fils d'homme, ni des sentiments du Fils pour le Père. Jésus accepte l'égalité avec Dieu que les Juifs Jui reprochent de s’être arrogée, sans déroger en rien à la profonde soumission due à Dieu par la nature humaine, et sans méconnaître la situation spéciale que l'incarnation fait au Fils par rapport au Père.
Or c’est précisément cette sublimité théologique que l'on allègue pour refuser à ce discours un caractère historique. Il aurait été composé par l’évangéliste | pour promulguer la doctrine chrétienne et la venger des attaques des Juifs. À 2 le prendre ainsi ce discours n’en serait pas moins un vrai miracle. Car c'est un ÿ
miracle intellectuel que, quelques soixante ans après la mort de Jésus, ce qu . regarde sa personne ait été non pas défini en termes techniques ou métaphysiques, mais exposé avec cette simplicité et une sûreté excluant toute retouche. Il faut de plus reconnaître que l'égalité entre le Père et le Fils, qui constitue : l'idée principale de la première partie a été exprimée par Mt. (x1, 25-27) et Le. (x, 21-22), tandis que la qualité de Fils de Dieu à un titre spécial et unique fait tout le fond de l’évangile de Mc. Ù
Quant à la deuxième partie, M. Loisy en écrit : « Le salut n’est pas dans l'Écriture, il est dans la foi au Christ, qui est annoncé par l’Écriture. C’est la doctrine de Paul, mais dégagée de la dispute sur les observances, entièrement sûre d'elle-même, indiscutée, devenue le fondement du christianisme » (p. 219). Or : c’est l'évidence en effet que la première prédication chrétienne, aussitôt après la résurrection, a roulé sur la foi au Christ, annoncé par l'Écriture. La question qui s’est posée depuis regardait seulement la valeur des observances. Rien ne prouve que le discours du ch. v en soit « dégagé »; on dira plutôt qu’il contient la solution en germe, et encore moins clairement que les paroles de Jésus dans Mc. (vu, 14-23) et Mt. (xv, 10-20) sur les aliments. Que l'Écriture ait annoncé le Messie, c'était la foi commune des Juifs, et d’après les synoptiques, Jésus luimême leur a montré que l'Écriture témoignait de lui dans un sens qu'ils ne comprenaient pas (Mt. xxr, 42; xxir, 43 et paral.).
C'est aussi d’après Mt. (x, 4) et Le. (vi, 22) qu'il a fait appel au pouvoir démonstratif de ses œuvres, et si Mc. raconte tant de miracles, c’est pour prouver que Jésus est le Fils de Dieu. Le témoignage du Baptiste n'était qu'un premier indice; c’est plutôt Jésus qui a rendu témoignage à son précurseur, et dans les synoptiques (Mt. xr, 7-10; Le. vir, 24-27) plus longuement que dans Jo.
Le fond du discours tout entier est donc déjà dans les synoptiques. Ce qu'il y a de nouveau, c'est la manière. Aussi ne prétendons-nous pas que cette manière ne d'‘pende pas en partie de la personnalité de l'évangéliste. Mais il n’y a aucune raison de refuser le caractère historique d’un discours comme celui-là dans Ja circonstance indiquée. À vrai dire le miracle appelait plutôt une discussion sur le sabbat. Mais dès le début la question s'élève et change d'aspect. Le mécontentement des Juifs oblige Jésus à se justifier : il n’a en rien dépassé sa mission ; c'est eux qui ont tort de ne pas reconnaître l'autorité que lui donnent ses miracles. La distribution du discours en deux parties est claire; mais la suite des idées ne l’est pas toujours. Il ressemble plutôt à une improvisation contrainte à des diversions par la résistance de l'auditoire, qu'à une composition méditée à loisir. On peut d’ailleurs estimer que Jo. a omis quelques transitions, et aussi qu'il a ajouté des pensées qui ne faisaient pas partie de ce contexte. Maïs que Jésus ait eu cette explication de principe avec les Juifs, c’est ce qu'on ne saurait nier sans parti pris.
Cette explication paraîtra d'autant mieux adaptée à la circonstance qu'on l'entendra, avec saint Cyrille, plutôt de la situation qui résulte pour le Fils de sa mission dans la chair, que des rapports qui résultent pour lui dès l'éternité de sa génération comme Verbe et Fils.
Chapitre vi. LE PAIN DE vis. Ce chapitre est consacré au pain de vie. Il débute par le récit de la mulliplication des pains et se termine par la promulgation de
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‘immédiat à à one nant ie Tout ts forme un Out avec le souci de préparer les esprits à l’acte de foi en la nourriture réelle et spirituelle qu’es Je corps du Sauveur avec son sang. On peut cependant estimer que l'ép de de Jésus sur les eaux (16-21) n’est pas indispensable à ce cycle pour sa valeur doctrinale. Sans doute la personne de Jésus en est rehaussée, mais ce n’étai pas une raison suffisante, après les miracles déjà racontés, pour introduire ici cet épisode que les Galiléens ont seulement soupçonné, si Jo. n’av eu qu’un but théologique ou symbolique. Il a raconté le fait simplement parce : qu'il s'était passé après la multiplication des pains et avant le grand entretien avec les Galiléens, qui avait eu lieu à Capharnaüm. C’est un des cas où il es clair qu'il a tenu compte des exigences de l’histoire. Tout le reste esl sur le même thème; nous poserons pin loin la question 4 de la composition du grand 5 discours. a