‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 182 sur 326 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

1Merx rare dnmhev à Inoods répar 196 Dahdoons This lathalac rs

5 Ur r el » 2 il ” VS - TiBspiddos. ?uohobder DE adr® Byhos moe, Or Édewpouv Ta comme à émoler rt Toy Gofevouvrwv. SavmAler DÈ eiç Td Cpoc ’Inooës, nai Exdônto

« “ae = ù ee } x x e c ms ? 1 ‘ ; perx Toy pabnrüv abri. #%v DE Eyyde vd méoya, À éoprh Toy Toudaluv.

. 4-43. LA MULTIPLICATION DES PAINS ET DES POISSONS (Mt. xIv, 13-21; Mc. vi, 31- 44; Le. 1x, 40b-17). Leaniracle et ses principaux traits sont les mêmes dans Joet dans les trois synoptiques ; la ressemblance étant quelque peu plus étroite entre Mc. et Jo. Cependant Jo. a quelques traits particuliers qu’on trouvera indiqués; en particulier il nomme Philippe et André, un jeune garçon, la proxi- mité de la Pâque. Comme il est impossible de trouver à tous ces traits un sens symbolique vraisemblable, on a expliqué leur présence de deux manières : ou bien Jo. les a relatés, les connaissant bien comme témoin oculaire, ou bien il les a inventés pour donner à son récit un intérêt nouveau et une fausse __ apparence d'exactitude. Or personne n'a le droit d’infliger une pareille disqualification à un théologien de l'élévation morale de Jean, et qui d’ailleurs se soucie assez peu de pittoresque. En présence de la ressemblance des trois … synoptiques, on ne peut guère supposer une tradition courante divergente. C’est donc Jean qui raconte comme témoin, sans s’astreindre à reproduire tous les détails. : = 1) Si le chapitre vr est bien à sa place, Jésus serait parti de Jérusalem pour traverser le lac. Les critiques lui reprochent âprement une géographie fantaisiste. On pourrait répondre qu'il a sous-entendu un retour en Galilée : mais à la fin du ch. 1v il y était. Le plus simple est donc de supposer que vi fait suite à iv. Pour traverser le lac, le point de départ est probablement Capharnaüm (cf. v. 17). Ce n’est pas une raison pour dire (Bauer) que àr#0ev est emprunté à > Mec. (vr, 32); c'est un verbe que Jo. emploie souvent. Il est impossible d'évaluer le temps que représente petà tata. — Jo. dit « la mer de Galilée » comme Mt. et Mc. (Le. dit le lac), ce qui est sémitique, et cependant il ajoute que cette mer portait le nom de Tibériade, seule expression employée dans xxt, 4. Il y a donc là comme un raccord avec la tradition ancienne, et l'indication du nom qui avait prévalu dans l'usage grec; cf. Tiéeptéoy Aluvn Jos. (Bell. IV, vin, 2 et Tiésprès À. Bell. III, mt, 5; Pausanras, V, vu, 3 Muvnv Tiécocdda Au temps de Jésus, Tibériade, fondée en l’an 26 par Hérode Antipas, avait l'allure d’une ville de cour, quelque peu profane, et il n’est pas dit que Jésus y soit allé. 2) Jo. ne s’est pas préoccupé de dire comment la foule est venue; et même dans la circonstance actuelle la foule arrive plus tard (5 ). I ne veut donc pas dire qu'elle a suivi ce jour-là, mais qu'elle suivait (imparfait) d'habitude à cause des

1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée [ou] de Tibériade. ?Et une grande foule le suivait, parce qu’ils voyaient les miracles qu’il opérait sur ceux qui étaient malades. ? Or Jésus s’éleva dans la montagne, et il se tenait assis avec ses disciples. #La Pâque, la fête des Juifs, était proche. 5Ayant donc levé

miracles: non pas précisément pour en demander, mais à cause de l'admiration qu’on éprouvait en les voyant. C’est le même sentiment que Jésus a trouvé à son retour en Galilée (iv, 45), mais le mouvement est devenu beaucoup plus intense : on le recevait, maintenant on le suit. Tandis que précédemment Jo. comptait un à un (1v, 54) les miracles en Galilée, maintenant il suppose de nombreuses guérisons, ce qui coïncide avec les synoptiques (Mt. 1v, 24; Mc. ur, 10; Le. vi, 19, etc.). — Pour le terme de aodevéw, cf. Mt. x, 8; Me. vi, 56; Le. iv, 40; IX, 2.

3) Cf. Mt. xv, 29 xoù ueraGds Eneidev 6 ’Incoës HABev mapk rhv Délacoav this T'akr- Aulas, na dva6de els vo doos xdfmro ëxeï, avant la seconde multiplication des pains. La ressemblance est très frappante, surtout à cause de éxé0nto. Mais dans Mt. les foules s’approchent pour être guéries, tandis que dans Jo. le Sauveur est seul avec ses disciples, et s’assied, probablement pour les instruire. Quant à la montagne, elle occupe tout le côté est du lac; il y est impossible de s'avancer , de quelques pas sans monter à la montagne, ce qui ne veut pas dire au sommet de la montagne, qu’on n’atteindrait qu'après une véritable ascension; et alors on serait sur un plateau, occupé par des villes plus ou moins hostiles aux Galiléens, et où une foule partie de Capharnaüm ne pouvait guère songer à se rendre. Il faut donc de toute nécessité supposer que Jésus s'arrête quelque part sur le flanc de la montagne. Gette montagne qu'on ne pouvait se dispenser de gravir a été placée là par la nature et non point parce que «la mise en scène du discours sur la montagne a contaminé celle de la multiplication des pains » (Loisy, p. 222), le miracle étant « comme une révélation symbolique de la Loi nouvelle » (p. 223). On notera plutôt que l'entretien du Sauveur avec ses disciples rappelle le motif donné par Me. vi, 34, de chercher la solitude et le repos.

&) Le texte se trouve avec des variantes insignifiantes, dans tous les mss. et toutes les versions avec la mention de la Pâque. Il a gêné van Bebber et Belser qui ne donnent qu'une année au ministère de Jésus. Mais il est inutile de reprendre la réfutation opposée à leurs arguties patristiques (cf. Zahn, l'excursus spécial, p. 717-721). Il est cependant difficile d'assigner la raison de cette note. Si Jo. avait seulement voulu fixer un repère chronologique, il l'eût placé au début de cette histoire; cf. v, 1; Vu, 2: x, 22; x, 4; xt, 4. La proximité de la Pâque n’explique pas non plus la foule, puisque ce sont les miracles qui l'ont attirée. Il semble donc que Jo. a mis la Pâque « des Juifs » dans cette perspective pour suggérer qu'elle serait désormais remplacée par la Pâque chrétienne. L'institution de l'Eucharistie, qu'il ne raconte pas, a eu lieu à la Pâque; la multiplication des pains qui en est la figure, et le discours qui la commente, ont eu lieu aussi avant la Pâque. La coïncidence valait d’être signalée (cf. Schanz,

Zahn, Tillm.). On ne saurait dire (Bauer, p.73), d’une part que Jo. à éliminé de ÉVANGILE SELON SAINT JEAN. 11

Sérdpas oùv robe dodakmodcs à ’Inooëc nat Mexsauevos Br mods Eyhos

Épyetar mode aûrèy Aéyer mods Plmrov Féler &Yopdowuer dprous Tvæ péyworv obror; robro D ÉAeyey merpdbuv abrév, aûrèc vyap der vÉ Épenkey rotv. : lérerolôn abr® PEimros Atonocfwv Envaptuy dovor ox. aprobory œbrots va Enacroc Ppoyd Adfn. BAéyer adro eîs Ex TOY Labnrov abroë, Avôpéas & adekçds Eluwvos Tlétpou ”Eory radépioy Gôe êc Éyer mévre dptous xpuivouc zxat DÜo dbépte GRR Tadre TÉ Écruy lc Tocob-

Page 1