ev n nuepa (THV) plutôt que ote (S
8-12) Circonstances qu’on regarde ordinairement comme destinées à prouver
aux lecteurs la réalité du miracle. Mais Jo. ne s'en préoccupe pas ordinaire
ment; il veut assurément être cru, mais surtout montrer comment l’'événement avait dès lors toute authenticité désirable. Ceux mêmés qui avaient d’abord répugné à croire au miracle se sont bien vite rendus à l'évidence et ont seulement interrogé sur les circonstances. Il n'en sera pas de même des Pharisiens. | 8) On suppose l’aveugle rentré chez lui, où il était connu des voisins; d’autres s'étaient accoutumés à le voir assis à une place fixe, suivant l’usage des mendiants, qui ont chacun leur quartier. — ë&x : on le connaissait pour cette raison.
40) oùv, car ils ne pouvaient raisonnablement refuser de le reconnaître quoique le don de la vue ait changé sa physionomie. 41) L’aveugle guéri n’a pas encore bien réfléchi sur son cas. Jésus n’est d'abord qu'un homme quelconque. Le nom pouvait être assez commun, mais Jésus était déjà assez célèbre pour que ce nom seul le désignât. — ava6hérewv signifie ordinairement recouvrer la vue. Pour un cas soi-disant miraculeux, cf. Drrr, Syll. 807 (après 138 ap. J.-C.) : deux aveugles sont guéris par Esculape, dont l’un, soldat, n’était pas aveugle de naissance, mais cela n'est pas dit non plus du premier. On a donc prétendu que ce mot est emprunté aux synoptiques (Mt. xx, 34; Mc. x, 52). En fait Jo. semble l'avoir évité à dessein, en employant Férw (7.15.19.24.25), mais il a pu se servir sans scrupule du = mot admis couramment à propos des aveugles; c’est aussi le cas dans Pausanias, [V, xn, 7, cité depuis longtemps : ouvéén tv "Oprovéa... toy Ex yevetie rophov évaélékat : la vue est naturelle; l’aveugle-né guéri rentre dans son droit.
A ea EU