L'ENQUÊTE DES PHARISIENS. LEUR OBSTINATION
13) D'après Loisy : « Dans la perspective du récit, l'on est toujours au sabbat, qui est en même temps, dans la perspective actuelle de l’évangile, le dernier jour de la fête des tabernacies » (p. 312). — Mais Bauer remarque. avec raison que Jo. ne se soucie nullement de ces prétendues perspectives chronologiques, et Zahn que le présent äyova:, sans lien avec les passés qui précèdent, suggère plutôt qu'un certain temps s’est écoulé; il n’est même pas clair que les personnes mises en scène soient le sujet du verbe; ce peut être : « on amène »… Il n'est pas indiqué non plus que l'intention ait été mauvaise, comme si l’on avait voulu poursuivre une violation du sabbat.
14) Si c'était formellement pour dénoncer Jésus qu'ils sont venus, il eût fallu écrire 4v yéo: — dé au lieu de yép indique que ce trait n'est utile à connaitre que pour ce qui suit, pour expliquer d’une certaine façon l'attitude des Pharisiens. En elle-même la guérison de l’aveugle était un fait extraordinaire sur lequel on désirait avoir l'avis des Pharisiens, chefs spirituels auxquels on en référait pour tout ce qui avait un côté religieux. Il n’est pas question du Sanhédrin. — Cyrille a bien vu que la proposition incidente a quelque chose d'ironique : n’était-il pas ridicule qu'on pût prendre feu pour si peu! EnLonuAIVETL rhv toë rodyuatos yehoudTnta. — Ëv à auéoz est certainement plus probable que &re. Ce jour est déjà passé.
45) oùv se rapporte à zu, qui se rapporte au v. 10 : ce n’est pas à cause du sabbat qu'il se fait une seconde interrogation, mais parce qu'il y en a eu une première. — De nouveau l’aveugle ne parle pas de la salive (44); peut-être parce qu’il n'avait pas vu l'opération (Catena); c’est cependant un indice que Jo. n'y attache pas une portée spéciale miraculeuse.
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