‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 251 sur 326 · o a. oÿhoc (H) plutôt que om. (TSV · texte numérisé non relu

o a. oÿhoc (H) plutôt que om. (TSV

a été supprimé. Peut-être Jo. regarde-t-il comme déterminée cette foule dont il a souvent parlé, ou bien roxis remplaçait-il dans sa pensée rs, qui admettrait l'article? De toute façon rok5s sans article serait attribut. — Pourquoi ëx tT&v DIouSalov? Ordinairement ce sont des adversaires, ce qui n'est pas le cas cette fois. IL semble que Jo. a voulu désigner simplement des gens du pays, par opposition aux pèlerins (12). On se demande comment ils sont venus un samedi : peut-être habitaient-ils près de Béthanie, ou estimaient-ils qu’ils ne dépassaient pas la limite sabbatique (cf. Act. 1,12, du mont des Oliviers).

10 s.) Les Pharisiens ne sont pas nommés avec les grands prêtres. C’est la première fois : depuis l'intervention de Caïphe (xr, 49), les prêtres ont assumé la direction. La résolution de tuer Lazare fut prise aussitôt que fut constatée l'affluence des Juifs à Béthanie, et l'influence du miracle sur leur moral; celle-ci est marquée d’abord par bxñyov, ils quittent le parti de la hiérarchie, n’obéissent plus, ils croient en Jésus.

12-19. ENTRÉE MESSIANIQUE A Jérusazem (Me. x1, 14-113 Mt. xxx, 1-11 ; Le. xx, 29-43). C'est bien le même-événement que dans les synoptiques, mais on dirait que Jo. n’a pas voulu l'écrire de nouveau, ce qu'il avait fait pour la multiplication des pains et l'onction de Béthanie : il se contente de rappeler le trait de l'ânon (44) et il ajoute un trait à la description en notant la part qu'y ont prise les Juifs venus en pèlerinage, émus de la résurrection de Lazare. On dirait, si l'on tenait les deux manières pour des récits complets, que les disciples sont ici remplacés par une foule venue de Jérusalem. Mais d'une part Jo. relève le rôle des disciples (16), et d'autre part on entrevoit dans Mi. qu'une autre troupe que celle qui venait de Jéricho a pris part à la fête (Comm. Mé., p. 404).

12) La résolution du v. 40 est presque dans une parenthèse et Le temps précis v’en est pas indiqué; rtf éabptoy ne peut donc se dater que du repas (Zahn). Ceux qui entrent en scène ne sont pas de Jérusalem ou des environs; ils sont donc moins bien informés que les Juifs du v. 9, et apprennent seulement dans la matinée que Jésus va faire son entrée à Jérusalem. Cependant ils ont entendu parler du fait de Lazare, qui déchaine leur enthousiasme. — Cette fois 6 devant

vinrent non pas seulement à cause de Jésus, mais afin de voir aussi Lazare qu'il avait ressuscité d’entre les morts. 1 0r les grands prêtres résolurent de tuer aussi Lazare, !! parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, se retiraient et croyaient en Jésus.

Le lendemain, la foule considérable qui était venue à la fête, apprenant que Jésus vient à Jérusalem, ‘prit les rameaux des palmiers, et ils sortirent à sa rencontre et ils criaient :

« Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur,

et le roi d'Israël. »

ëxhos est tout naturel, puisque l’article reparaît devant ?\6&v : Jo. l'a omis devant xoAis pour ne pas le multiplier outre mesure.

413) On trouve des Sala lors de l'entrée de Simon à Jérusalem (1 Mach. x1nr, 51); il devait y avoir des palmiers surtout dans la vallée orientale plus chaude. Tous n'avaient pas leur touffe très élevée, et en tout cas c’eût été un jeu de grimper aux arbres pour couper des palmes. Balov seul signifiait palme; le mot est probablement d’origine égyptienne; porter des palmes (Barogopeiv Tebt. 294, 10; éarogopla 295, 41 de 146 ap. J.-C.) était un office des temples égyptiens. Powr dissiper toute équivoque, Jo. a ajouté rüv gouvixwv, comme Bafx povixwv Test. XIT patr. Nepht. v, 4, peut-être parce que le mot avait été adopté par les Juifs dans un sens moins précis.

— Gaarvé est complètement détaché, comme dans Mc, et ne paraît qu'une fois, comme une exclamation; Aug. Vox obsecrantis est. Hosanna, sicut nonnulli dicunt qui hebraeam linguam noverunt, magis affectum indicans, quam rem ali-

-quam significans, et en effet, le sens primitif du mot, encore perçu par Mi., s'était transformé en une acclamation joyeuse. — eïloynuévos — xuplov, comme dans Mc. Mt. d'après le ps. cxvir, 26. — nat 6 6aoulebs v. I, prélude à la prophétie et à l'emploi du titre de roi dans la Passion (xvnr, 33. 37; xIx, 3. 12 ss. 49), mais cette fois ce n'est pas le roi des Juifs, tel que les Romains pouvaien l'imaginer, c'est le roi d'Israël, héritier des droits de David sur Israël, mainlenant dispersé; cf. 1, 49 et Mc. xv, 32 — Mt. xxvnr, 42 — xat, au sens de « qui est aussi » le roi; parallélisme hébraïque (Schanz).

14 s.) Les synoptiques ont raconté en détail comment Jésus s'est procuré l'ânon : Jo. s’en tient à sa formule pour les rencontres providentielles; c'est ainsi qu'André, appelé par Jésus (1, 38) a pu dire : « nous avons trouvé » (1, #1; cf. v, 14; 1x, 35). Il n’est question que de l’ânon, comme dans Mc. et Le (pour Mt. Cf. Comm.), et si Jo. cite Zach. 1x, 9 ainsi que Mt., c'est avec quelques différences. Comme Mt. il a pensé qu'il n’y avait pas lieu de reproduire : « Tressaille de joie, fille de Sion, pousse des cris d’allégresse, fille de Jérusalem », ce qu’il a.remplacé par : « Ne crains pas, fille de Sion », pour montrer le caractère pacifique du monarque si humblement monté. un p060ù est très fréquent lorsqu'il s’agit d'une manifestation divine (Gen. xv, 1; xx1, 47, etc.) et de toute manière, de sorte que ces mots ont dù se présenter à Jo. sans réminiscence érudite. Ce qui suit &3ob 6 Bas. sou Épyeru est comme dans les LXX

Hebpov de à ’Inoods dvdpuov Endusey Er” abré, maduç Ecru Veypaupévoy 15Mà oofoù, Ouyarne Zuwv”

130ù 6 Baorhels cou Épyetat,

xafuevos Et rw Aov Évou.

16 Todra oùx Éyrucay abroÿ où pafmrai To mpürov, GA Ôre EdoEdoûn ’Inoëc rôre épvolmoav br vadra ÿv èr’ abr® yeypapuéva xai Tadra ërolnouv adrd. 17 Epaprüper oùv à byhoc 6 dv per” abroÿ Ore ro Aatapey owvnoey x vo uvmuelou nai fyeupey abtèv Ex VExpOY. 18 J1x roûto rai

Drhvrnoev abro à byhos btu frousay Tobro abrèv memoumxévar Tà ompLeïoy.

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7 J € 4 - z 7, , s Doi oùy Paproxtor elmay mods éaurois Oewpetre Otr oùx wpeheïre oûdéy

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16. aurou ot uaBnrat (TH) plutôt que o. u. &. (SV). 17. ote (HS V) plutôt que ot (T).

de Zach. et dans Mt.; puis Jo. ne dit que le nécessaire, mais r&Aoy ôvou est plutôt d’après l’hébreu : « poulain, fils des ânesses » que d’après les LXX r&hoy véov, à moins que ce ne soit d’après Mt. lui-même!

16) Le premier taÿra ne se rapporte pas seulement à l'épisode de l'âne, mais, à cause de Baoiksës dans la prophétie, doit s’entendre de tout ce modeste triomphe, modeste par l’attitude de Jésus, mais notable comme aveu de son droit royal et divin. Les disciples ne comprirent pas alors que c'était là un accomplissement voulu de Dieu des prophéties messianiques, spécialement bien exprimées pour cette circonstance par Zacharie : plus tard ils se souvinrent et de la prophétie et de la part qu’ils y avaient prise et comprirent la relation providentielle des deux ordres de prophétie et de réalité : radr« exprime cette identité, dans un style de parataxe sémitique, au lieu d’une subordination par le relatif : « que ce qu'ils avaient fait était écrit. » La tournure de Jo. marque bien que l’accomplissement était une dépendance de la prophétie. — Sur l'intelligence des disciples après la résurrection, ef. n, 22; var, 39; xx, 9.

47) Le sens dépend de la lecon ote (HS V) ou ot (T Zahn). Nous préférons üte avec NBA W 6, etc. f g vg, contre DE, etc. ab ce ff sah boh pes syrsin. (litt. xûs), à cause de l'autorité des mss., et parce que la valeur du témoignage allégué est beaucoup plus grande s'il émane de ceux qui étaient alors avec Jésus, que de la foule en général. C’est pour cela que Jo. s’est étendu sur le détail du miracle. D'ailleurs les témoins oculaires étaient vraiment une foule (xx, 42). Le sens est donc que ces personnes en très grand nombre ont rendu à Jésus un témoignage tel qu'on l’attendait dans la circonstance, comme au Messie, et non pas seulement sur le fait particulier de la résurrection de Lazare.

48) Si on lisait üt au v. 17, 18b seraït inutile, ou du moins bien redondant. Le verset s'explique mieux avec Üxe, car dans ce cas le témoignage direct portait sur le messianisme de Jésus, supposant d’ailleurs un témoignage sur le fait

ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, XI, A9. 327 .#40r Jésus ayant trouvé un ânon, monta sur lui, comme ilest écrit :

15Ne crains pas, fille de Sion; Voici que ton roi vient, monté sur un poulain d’ânesse.

16 C'est ce que ses disciples ne comprirent pas tout d’abord, mais lorsque Jésus fut glorifé, ils se souvinrent que cela avait été écrit à son sujet, et qu'ils le lui avaient fait. {La foule donc lui rendait témoignage, [celle] qui était avec lui lorsqu'il appela Lazare du tombeau et qu’il le ressuscita d’entre les morts. 1$Cest aussi pour cela quela foule vint à sa rencontre, car ils avaient apprisqu'il avait fait ce miracle. Les Pharisiens donc se dirent les uns aux autres : « Vous voyez que vous ne gagnez rien; voilà que le monde s’en est allé après lui. »

de Lazare. C’est l'importance de ce dernier point que Jo. relève ici pour expliquer l'enthousiasme non pas de ceux qui accompagnaient Jésus, dont il ne parle pas, mais de la foule du v. 43. Elle avait été mise en mouvement par ce qui avait été dit (#xovoav au sens du plus-que-parfait) par suite des allées et venues à Béthanie (9). — dix roëro se rapporte à ce qui suit, c'est-à-dire ôtu — xat est plutôt au sens de précisément, qu’au sens de aussi comme si la résurrection n’était qu’une raison secondaire de l’empressement de la foule, « Précisément » pourrait être le sens de Le. xr, 49, cf. Heb. vir, 26. — Sur l'influence des miracles dans le triomphe, cf. Le. xIx, 37.

19) Les Pharisiens disputent entre eux. Ceux qui prennent la parole paraissent impressionnés du succès de Jésus, mais ne sont pas sympathiques. Ge sont les mêmes qui ne pouvaient supporter qu'on laissât faire, sous prétexte qu’une agitation populaire sans point d'appui tomberait d'elle-même (x, 48); or, malgré le conseil de Caïphe, on n’a rien fait. Qu'attend-on pour recourir.à la violence qui seule serait efficace (Cyr.)? — 6k0ç (après xéauos) d'après DLO, latt. vq. boh. syrr. doit être maintenu selon Zahn à cause de I Jo. v, 19, et parce que x6omoc traduit ici l’hébreu n5Ÿy qui prend toujours b5 au sens de « tout le monde ».

Mais cela relève la valeur de la leçon des meilleurs mss. qui n’était donc pas suggérée comme une locution toute faite. — Même mauvaise humeur des Pharisiens dans Le. xx, 39 s., des sanhédrites dans Mi. xx1, 15 ss. — Jo. à peut-être regardé l'expression employée par les Pharisiens comme une prophétie involontaire de ce qui se passait de son temps, mais son intention de s’en tenir au cadre historique est bien marquée par l'aor. arñ\ev.

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