eyw Aælw (THV) et non À. &. (S
révélation ancienne, de ne pas se présenter en novateur, ni surtout en novateur
qui tirerait sa doctrine de sa propre pensée et la substituerait à la parole de Dieu. |
Car la Loi elle-même avait annoncé un complément de révélation divine (Dt. xvim, 18) : mpopdtny dvaoriow... at Dow Tà bfuaté pou ëv td orépart aÿroë,
%a Auktoet aôroïs xafért dv évreflopar adr& (cité par Cyr.). Jésus qui tout à l'heure
s'égalait à Dieu, ne se donne même pas ici comme muni de pleins pouvoirs; tout ce qu'il devait dire lui était indiqué et il avait ordre de le dire. Cyrille a vu avec raison dans cet endroit l'obéissance du Fils de Dieu incarné, chargé d’un message, quoiqu'il n’ait pas refusé de l'entendre de la communication au Fils de la nature divine (Aug.), ce qui est moins naturel. La réalité de l'Incarnation et le rôle du révélateur incarné devaient être manifestés sous les deux aspects, divin et humain; cf. v, 30; vi, 38; vu, 16 s.; var, 26. 28, 38; x, 48.
— elrw et Axlfow ne sont guère que des synonymes, comme pour montrer qu'on ne saurait s'exprimer plus fortement.
50) Évidemment Jésus ne veut pas dire que d’avoir accompli le commandement de son’ Père lui vaut la vie éternelle. Il y a une certaine transition sur le mot ëvrokf : ce que Jésus avait commandement de dire était une règle à garder, un commandement pour les hommes, commandement qui est pour eux la condition de la vie éternelle. En le promulguant, Jésus faisait donc encore son office de Sauveur. — Enfin, dernière affirmation : Jésus n’est que l'interprète de son Père, montrant une fois de plus son désir de ne pas scandaliser ceux qui lui refusaient créance sous prétexte d’attachement à la Parole de Dieu.