CRC SAINT JEAN, XII
pas dit ouvertement à tous que son vrai triomphe n'aurait lieu que plus tard,
Avant d'aborder l’histoire de la Passion, Jo. revient sur le passé. Ce sont deux péricopes bien distinctes : d’abord l'explication providentielle et humaine
il avait poursuivi son œuvre comme il l’entendait, même il avait tout décrété
NE
onpeia memormuétos ÉUrposÜey arov oùx Erloreuov els adrév, SBiva à Royos ’Hoaiou roù mpoghrou rAnpulñ êv EtTEY Kôpre vlc Emioteusey TŸ &no7 ALLOY ; nai à Boaytwv Kupiou riv amenaküqln ; 39% roûro oÙx HUvayro TioTEVELY OT rdkuw etre "Houtas 10 Terbgkwney adrüv rods 6p0akpods xai imbowsey adrov Thv xxpÈlaY, tva ph Dwow rois ophahpois nai vohowouy 1% xapèla nai arpapüoiv,
M MAT. L f NA LATOMAL ŒUTOUS -
très petit nombre, mais il avait indiqué qu’il y en avait eu. beaucoup d'autres (u, 23; ur, 2; vu, 34; XE, 47; cf. xx, 30).
38) Ce fait avait été prédit par le prophète Isaïe. Il est de la nature des choses qu’une prédiction ne cause pas l'avènement de ce qu’elle a annonté : c'est le fait qui est le principal, la prédiction indique non pas la causalité de Dieu, mais sa science et sa connaissance de l'avenir : va. rAnew0%, si fréquent dans Mt. n'indique rien de plus; cf. Comm. Mé., p.15. C'est ce qu'Aug. à très bien vu pour ce premier texte; si l'on prétend qu'il supprime la responsabilité des Juifs : Quibus respondemus, Dominum praescium futurorum, per Prophetam praediæisse infidelitatem Tudaeorum; praedixisse tamen, non fecisse. Le texte cité estis. zur, À (cité aussi Rom. x, 16 pour la première partie). Le prophète annonçait que son message, relatif au serviteur de lahvé souffrant et expiant pour le peuple, ne trouvait aucune créance, quoique Dieu y dût engager la puissance de son bras. Il est donc particulièrement bien choisi pour prouver que Fincrédulité des contemporains de Jésus avait été prédite, dans ce sens que le fait lui-même devait recevoir le même accueil que la prophétie : or, c'était bien la pensée du prophète qui parlait comme un contemporain des faits contemplés dans une vision avec leurs suites. IL n’y à donc aucune raison de mettre ces paroles dans la bouche de Jésus (West., Loïsy, Bauer) qui n'aurait pas dit Kôpw (ajouté par les Septante) en parlant de Dieu; uv ne s'entend pas des apôtres, mais de ceux au nom de qui parle le Prophète. D'après Duhm : « Ce qu'il veut dire est presque incroyable, ne peut proprement être cru que de ceux auxquels s'est manifestée la puissance miraculeuse de lahvé elle-même, ceux qui possèdent la capacité de la vue et de l’audition des prophètes. »
Dans Paul, qui ne cite que la première partie du v. d’Isaïe, axo4 semble pris au sens de prédication, mais, en parallélisme avec fpaxlwy dans le texte d'Isaïe, c'est plutôt un fait extraordinaire en tant qu'annoncé : le fait divin annoncé n'a pas été cru, les miracles n'ont pas été compris comme l’œuvre du Seigneur.
39 s.) C'est ici vraiment que se pose la difficulté sur la culpabilité des Juifs : sed et quae sequuntur evangeli verba plus urgent, et profundiorem faciunt quaes- ‘tionem (Aug.). Pour résoudre cette question, les Grecs, Chrys. et même Cyrille, sont tout près de traduire « ils ne pouvaient pas », par « ils ne voulaient pas ». Les théologiens latins, persuadés comme Augustin de l'efficacité de la grâce, ont cependant eu soin avec saint Thomas d'admettre des secours de Dieu remote suffcientix, de sorte que l'impossibilité de croire était morale, mais non
HA F Læ
ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, xII, 39-40. SPA IS
croyaient point en lui, # afin que fût accomplie la paroie qu'a dite le prophète Isaïe :
Seigneur, qui a ajouté foi à ce que nous avons entendu? Et le bras du Seigneur, à qui a-t-il été révélé?
#9 S'ils ne pouvaient pas croire, c’est parce qu'Isaïe a dit encore :
II a aveuglé leurs yeux, et il a endurci leur cœur, afin qu’ils ne voient pas de leurs yeux, et que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas, et que je ne les guérisse pas.
pas physica et omnimoda. Cependant on doit à tout le moins estimer que dans sa bonté Dieu n’en vient à cet abandon presque total du pécheur que lorsqu'il s’est mis par sa faute dans une situation très fâcheuse : à la fin Dieu le laisse à lui-même. Or, cette explication ne paraît pas convenir à notre texte, où l'endurcissement n’est pas donné comme un châtiment des Pharisiens après une longue résistance. Jo. entend bien plutôt porter un jugement total sur le ministère de Jésus. Cela équivaut à dire qu’il ne pose pas et ne résout pas le problème de la liberté humaine et de la volonté de Dieu dans l’ordre psychologique, mais qu'il expose une vue historique religieuse sur l’insuccès des miracles de Jésus. Cette explication il la trouve dans un second (ré) texte d’Isaïie (vr, 9-10). De même qu'isaïe a été envoyé par Dieu au peuple avecla mission de prêcher avec plus de force qu'aucun prophète pour avertir ce peuple; aïnsi en fut-il de Jésus. On peut même avancer (41) que c’est proprement de Jésus que parlait Isaïe, tant la mission de Jésus était supérieure à la sienne, contenant l’appel suprême de Dieu à son peuple. Et cependant Dieu avait prévu qu'une plus vive lumière ne férait qu’aveugler les Israélites contemporains d'Isaïe; il l'avait prévu et voulu. À plus forte raison au temps de Jésus : Dieu a voulu cette mission, sachant qu’ils n’en profiteraient pas, au contraire,
parce que dans la situation où ils étaient ils ne pouvaient pas, ils n'étaient pas -
moralement en état de l’accueillir avec la docilité qui les et sauvés. Il n’y a donc pas à s'étonner que le Messie envoyé aux Juifs, qui n'avait prêché qu'aux Juifs, n’avait fait des miracles que pour eux seuls, n'ait pas été reconnu par eux : les desseins de Dieu ne sont pas anéantis par cette résistance, mais plutôt accomplis. Que cette résistance elle-même ait été le propre fait des Juifs, spécialement de la hiérarchie, c’est ce que Jo. suppose absolument certain et d’une évidence historique qu'il n'avait plus à relever après les tableaux qu'il a tracés. Car les miracles avaient pour but d’exciter la foi, c'était un clair témoignage du Père, joint à celui des Écritures, et Jésus par toutes ses paroles s'était proposé de faire naître la foi dans les cœurs. Tout cela on le savait assez. Mais il était opportun de noter que par leur obstination les Juifs avaient cependant réalisé un dessein divin, et c’est cette pensée que d’autres avaient mise en lumière (Me. 1v, 42; Mt. x, 14 s.; Le. vu, 10; Act. xxvnr, 26 s.) précisément en faisant allusion au même texte d’Isaïe.
Nous avons maintenant à étudier la forme spéciale du texte dans Jo. — D’après l'hébreu : « Développe la graisse autour du cœur de ce peuple, et rends-le dur
342 ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, x1I, 40.
Mradra etre ’Houiac dru eldey Thv OOÉay adrou, nat EAGANGEV rep adroë. 42"Opwc pévror uai Ex TOY &pybvrwy mohdoi Étioreuoav eiç adtov, &XAX dix vodc Dapioatous oùy wuohoyouy Îva ph amoouvéyuyor yÉévuvro, hyémnoa yap vhy doEav rüv avbporwy pa&XROY ÂTep Thv DoEay roù
d'oreilles, et colle ses yeux, en sorte qu'il ne voie point de ses yeux, et n’entende pas de ses oreilles, et qu'il ne se convertisse pas et qu'il ne le guérisse pas. » D'après les LXX : ëxayvôn y&p ñ xapdlx Toÿ Axoë roûtou, xal tois ol adtüv Papéuws Hrovoay xat trobs dplakuobs éxduuvoav, un rote ldwary toi dpÜauois xai toïs dov dxobowaty, nai TA xapdla auvüsiv xaÙ técouat avroës. Tandis que Mt. a simplement reproduit les Septante, c'est tout au plus si Jo. les a suivis dans xai fésouat a«ùtoës, pour « et qu'il soit guéri ». Le reste peut très bien être une traduction de l'hébreu. Il n’est pas question des oreilles (héb. et Sept.) parce que les miracles s'adressent surtout à la vue. De plus, Jo. ne pouvait employer les impératifs de l’hébreu : « Endurcis le cœur de ce peuple, et bouche ses oreilles, et colle ses yeux», puisqu'il citait Isaïe pour une situation qui était au passé par rapport à lui. C'était aussi ce qu’avaient fait les Septante, mais en attribuant - aux Israélites, comme pour leur en laisser la responsabilité, de s'être aveuglés et endurcis. Jo. au contraire remplace l’action du prophète par celle de Dieu, ce qui était une autre manière de traduire les mêmes consonnes, l'impératif étant pris pour un infinitif, entendu au sens d’un passé. Les yeux devaient passer avant le cœur, parce que le miracle atteint les yeux avant de toucher le cœur. Le texte ainsi rédigé, il reste cependant cette grave difficulté que celui qui a aveuglé et qui ne peut être que Dieu, n’est plus, comme en hébreu, celui qui aurait pu guérir. Mais Jo. n'y a vu sans doute aucun inconvénient, parce que si la guérison ne pouvait guère être le fait d'Isaïe, elle convenait bien dans la bouche de Jésus dont il était la figure; il voudrait dire : Dieu les a endurcis, * pour que je ne les sauve pas. On ne peut guère tenir compte d’une des deux solutions d'Augustin : Dieu les a endurcis, pour qu'ils ne se convertissent pas. mais cependant cette conversion n’est pas impossible; si elle se présente, je les guérirai : An forte et hoc de supernae medicinae misericordia factum intelligendum est, ut. .îta humiliati quaererent nomen domini? Hoc enim multis eorum profecit in bonum, qui de suo scelere compuncti, in Christum postea crediderunt, pro quibus et ipse oruverat dicens : Pater, ignosce ïillis, quia nesciunt quid faciunt. — Mais rien dans le texte de Jo. n'indique qu'il se soit écarté ici du sens d’Isaïe. En tout cas la réprobation de la nation n’empêcha pas des milliers de Juifs de se convertir, ce qui prouve bien que la doctrine n’est pas de l’ordre psychologique individuel, mais une vue de la Providence de Dieu sur le peuple juif, sujet silonguement traité par saint Paul (Rom. 1x-x1) en tenant compte des motifs humains chez les Juifs. Jo. ne les mentionne pas ici, mais d’après l'esprit —dans lequel ils engageaient les discussions, on avait dû reconnaître chez eux un parti pris et arrêté de s’en tenir à la Loi, comme ne comportant aucune amélioration, ni même la pratique d'une justice meilleure que la leur, par suite, un refus de constater même les miracles, pour n'avoir pas à s'incliner devant l’envoyé du Père. Leur confiance dans leurs lumières était telle que quiconque pré-
H Voilà ce que dit Isaïe parce qu'il vit sa gloire, lui. # Toutefois même parmi les chefs beaucoup crurent en lui, mais à cause des Pharisiens ils ne l’avouaient pas, de peur d'être exclus de la synagogue, # car ils préfèrèrent les honneurs rendus par Les hommes à l'honneur qui vient de Dieu.
tendait, au nom de Dieu, entendre autrement l'Écriture, ne pouvait être qu’un. novateur méritant la mort, Dans ces conditions, ils ne pouvaient pas croire en Jésus ; plus il augmentait la lumière, plus ils étaient aveuglés, endurcis, jusqu’à prendre la résolution de mettre à mort un innocent. Fallait-il que Dieu renonçât à sauver le monde, parce qu’ils devaient être aveuglés par la révélation? Il voulut au contraire ce résultat qui équivalait à consentir à l’aveuglement d'Israël, du moins dans ses chefs responsables. — L’aoriste Erupwsey ne peut guère signifier autre chose que le parfait; peut-être le parfait n’était-il guère employé.
41) Pour dire que les paroles d’Isaïe ont élé réalisées au temps de Jésus, Jo. dit qu’il les a prononcées en contemplant sa gloire, c'est-à-dire la gloire de Jésus, dans la vision qui a précédé sa propre mission. Dans cette vision, le Temple était rempli ris 5dëEns aôroë (Is. vr, 1), c’est-à-dire de la gloire de Dieu, et c’est de Dieu qu'a parlé le prophète. On voit ici que Jo. ne fait aucune difficulté pour parler de Jésus comme de Dieu. Il n’entend pas, par ce seul mot, le confondre complètement avec son Père, ce qui serait contraire à tout son évangile, mais on ne voit pas non plus que le Logos figure ici comme Fils manifestant le Père inaccessible et absolument invisible. Étant auprès de Dieu avant l’origine des choses (x, 1), il a apparu à Isaïe dans la forme de Dieu avant de devenir chair.
42 s.). Il y eut cependant quelques conversions, même parmi les chefs. Cette remarque a-t-elle pour but principal de montrer qu’il ne dépendait que des Juifs de croire, s’ils l'avaient voulu? Jo. ne parait pas se préoccuper de l'aspect psychologique de l’accord de la liberté avec les décrets divins, mais plutôt de montrer que, même dans ce cas, le dessein de Dieu s’accomplit. Il fallait que Jésus
mourût pour sauver le monde, etla conversion de quelques-uns des chefs aurait …
pu entraver la résolution des autres, si eux-mêmes n'avaient eu une foi &rop timide pour confesser leur adhésion à Jésus (Zahn). C'est donc bien tout le judaïsme dirigeant qui a fait fausse route; cependant on voit ici secondairement * que l’endurcissement collectif n'empéchait personne de croire.
42) Buws pévror (seul cas du N. T.), indique une forte opposition qui réserve la possibilité de croire, en raison du fait même qui fut celui d’un grand nombre, aussi parmi les &pxovres, cf. vit, 26. 48; et Act. nr, 47; 1v, 5. Mais ceux-là eurent peur des Pharisiens, qui s'étaient toujours montrés les plus hostiles, et ils craignirent l’excommunication, cf. 1x, 22; XVI, 2. On voit ici que Nicodème et
Joseph d’Arimathie n'étaient que des personnalités plus marquantes dans un -
groupe assez nombreux. Il ÿ eut un moment où ces hommes firent un acte de foi intérieur (ëxlorevoav); mais dans la pratique ordinaire et dans les occasions ils ne confessaient pas (buokéyou) leur croyance.
43) En confessant Jésus, ces timides se seraient fait honnenr auprès de Dieu : ils préférèrent ne pas heurter l'opinion des hommes. #xcp n’est plus à cette
et qu’il parla de.
* ÉtT 1 2) 93 ER sx 7 Sp AE frs 3 4 540 nn. 6eoc. M'Imooëe dè Éxpabey nai eimev “O riurzetuwv els Elu
eg Enè év TA ouotix Mh mefvn. Ayo Edv tic pou Gnobon Tv PnMaTuv
noù ui qukdén, Eyo où roio abrbv, où yap A0 Îva xpivw Tèv nôcpov GX Wa cou To xbouov. 186 Gberdv Euè xal ph Aapfévev Tù D'AUATX È pou Éyer vov plvovræ abrév’ à Aoyos dy Ehghnox Ensivos xpivet MOT Ev TŸ. LR uépa Mori Eyo 2 Euauroë cùx EXGANGA, GAN 6 Téuac pe
époque qu’une variante de 4. 11 n'est pas dit qu'ils n'aient fait aucun cas du suf- frage de Dieu (v, #4), qui ne leur eût pas manqué s'ils avaient reconnu publi- quement celui qu’il avait envoyé; mais enfin ils ont préféré le suffrage de ceux qui représentaient le pouvoir religieux. — 11 ne paraît pas possible d'entendre « l'opinion des hommes et la gloire rendue à Dieu » en changeant le sens du génitif (Tül.).
44-50. ÎL FAUT CROIRE EN JÉSUS ET PRATIQUER SA PAROLE. Cette péricope est un discours de Jésus, que tous les anciens ont regardé comme un discours distinct (encore Zahn). Mais des catholiques récents (Schanz, Calmes, Tüll., même et très énergiquement Kn.) sont d'accord pour y voir une sorte de synthèse des discours prononcés par Jésus, que Jo. lui attribue ici comme un aperçu des points les plus essentiels de sa doctrine. En effet ce discours ne fait pas suite au précédent, terminé au v. 36, et présenté comme le dernier, soit par le v. 37, soit par la réflexion de l’auteur (37-43) sur les résultats des miracles de Jésus. Pourquoi donc ajouter encore ces quelques mots? — Pour dire rapidement quel avait été ce message, plus important certes quecelui d'Isaïe, et qui avait amené l’aveuglement du peuple juif. Si Jésus n'était. pas venu, les Juifs n'auraient été ni endurcis ni aveuglés; ils auraient continué, vaille que vaille, à pratiquer la Loi. S'il leur avait parlé selon leurs goûts, ï eût oblenu un succès éphémère, mais ce n'eût pas été la pleine lumière qui seule pouvait sauver le monde. Il fallait montrer que Jésus, lui, n'avait pas: failli à sa mission, qu'il avait dit toute La vérité, et que c'était là l'ordre de son Père. Peut-être aussi Jo. a-t-il voulu mettre en opposition le silence calculé des convertis timides et la proclamation à haute voix de la vérité par Jésus.
Ce résumé contient un enseignement soit sur la personne de Jésus, en qui il faut croire (44-46), soit sur la doctrine, qu'il faut mettre en pratique (47-48), parce que c’est la parole que le Père a voulu qui fût dite (49-50). 44 s.) d£, par opposition à ces muets. Jésus, lui, crie comme Dieu l'avait SR ordonné au prophète (Is. Lvrnr, 1), ©f. 1, 15; vir, 28,37. Plus d’une fois Jésus a: Er demandé qu’on crût en lui {rr, 15; v, 38. 46; vi, 29. 35. 40; vu, 38, vint, 24. 45. .— 46, etc.) et ce fut la faute du judaïsme de n'avoir pas cru en lui (37; xvr, 9). — ia Serait-ce donc la coutume qu’un envoyé demande qu'on croïe en lui et non en la. parole de son maitre ? Les disciples de Jésus devaient-ils à leur tour exiger qu’on. eût cette foi en eux? — C’est un de ces cas où toute vérité diminuée ou voilée-
x Can (ie , ; EN monster elc êuè GAAG ets Tov mépéavré je, H yat 6 Bewpoy EpÈè Oewpet ‘A > SE LS by réubavré pe. èyo qüc els Toy xéopov EAU, tva mäç à muorebuv
ù Mesa 2 ais
CE PE iTE
Hi Or Jésus s’écria et dit : « Celui qui croit en moi ne croit pas en moi, mais en celui qui m'a envoyé, Pet celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé. “ Moi, lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. 4 Et si quelqu'un a entendu mes paroles et ne les garde pas, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde. “# Celui qui me rejette et ne æeçoit pas mes paroles aura qui le juge : la parole que j'ai prononcée, c'est elle qui le jugera au dernier jour; 59 çar je n’ai pas parlé de moi-même,
deviendrait dangereuse. Jésus a exigé la foi, mais il y avait droit, parce que croire en lui, ce n'était pas croire en lui à l'exclusion de celui qui l'avait envoyé, mais c'était croire en celui-là même, ce qui marque déjà leur unité, et cette. unité est confirmée par le v. 45 : qui voit Jésus, même sous la forme humaine qu'il avait alors, mais avec la foi, ou qui le contemple par la foi seule, par une connaissance mystique, celui-là voit aussi celui qui l’a envoyé. Il y a donc unité, quoique la distinction demeure; cf. vur, 42; x, 38; xiv, 7. 9.
46) Cette foi est d’ailleurs dans l'intérêt des hommes. Si Jésus est venu dans le monde, c’est en qualité de lumière, une lumière perçue par la foi, et qui chasse les ténèbres pour celui qui croit; ef. 1, 4 s.; vu, 12; 1x, 5; x, 35, 36.
41) Jo. n’a point insisté comme les synoptiques sur la nécessité de pratiquer un enseignement auquel on adhère plus ou moins. Non qu'il attache peu d’importance à la pratique (cf. vur, 31-51), mais parce qu’au contraire la vraie foi est un principe de vie et d’action (v, 24). Il ne vise donc pas ici des hommes qui croiraient et ne pratiqueraient pas, mais des auditeurs plus ou moins sympathiques, qui cependant n’adhéreraient pas à la parole, nela garderaient pas, n'y resteraient pas (var, 34) : ceux-là seront jugés précisément par la parole qu'ils auront entendue sans s’y donner. — Avant de prononcer cette sentence, Jésus complète ce qu'il veut qu'on sache de sa personne, qu'il est venu pour sauver, non pour juger. Tandis que certaines apocalypses juives ne voyaient dans le Messie qu’un juge qui prenait le monde tel qu'il le trouvait pour fixer ses destinées, lui est venu faire appel à la bonne volonté en apportant la lumière; cf, ut, 17; v, 24. 45; VIN, 49%
8) Reprise du début du v. #7 dans des termes qui en précisent le sens. — äfereiv (cf. Le. x, 16; I Thess. 1v, 8), en parlant de la personne indique qu'on ne tient pas un employé comme muni de pouvoirs réguliers, ensuite de quoi on ne reçoit pas ses instructions. Mais c'est la parole même, proposée à chacun pour son salut, qui le jugera, Car elle est règle de vie. La parole est personnifiée, un peu comme la Loi qui est Moïse dans v, 45. Celui qui aura contrevenu à la parole de Jésus est jugé par là même, c'est même la parole qui le jugera au moment où le jugement sera prononcé. Jo. n’a vu aucune répugnance entre cette manière de voir et v, 27, qu'il entendait sans doute du prononcé de la sentence par le Fils de l’homme; cf. m1, 18.
49) Nous avons souvent noté le soin pris par Jésus de ne pas rompre avec la
J e ) Ù é, > mathp abtés por évronv Déduxev ti elmw na té Aakow. yai ofdx Ov
h ÉvrohN adrod Cun aibvios Éoriv. à oùv Eyd AadG, xafowç elpnréy por 6 mare, oÙtus Ax)d.