‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 265 sur 326 · ronoy uv (TH) et non vuv torov (SV · texte numérisé non relu

ronoy uv (TH) et non vuv torov (SV

1-11. ON SE RETROUVERA AUPRÈS DU PÈRE, GRACE A JÉSUS QUI EST UN AVEC LE PÈRE.

1) Assurément l'annonce de la trahison de Judas et du reniement de Pierre étaient de nature à troubler les disciples. Mais Jésus n’a plus en vue que leur trouble inévitable après la séparation. Que vont-ils devenir? C’est donc un discours nouveau qui commence, comme certains mss. l'ont indiqué dans le texte : D a © d par nat etxev tou palntats aurou, Syrsin et Diaf.-ar. « et alors Jésus dit ». La séparation avait déjà été indiquée (xmr, 33) et un avis donné pour ce temps (xmr, 34-35), mais il importait de revenir sur ce thème pour encourager les disciples. La présence sensible devra être remplacée par la foi. Il n'est pas impossible d'entendre les deux ruoteisre comme deux impératifs (Anc. latt. pes. sah. boh. Cyr. Bauer, Loisy, Calmes, etc.). Assurément Jésus pouvait recommander même à ses disciples de mettre toute leur confiance en Dieu. Mais riotebev doit s'entendre la seconde fois d'une foi intellectuelle (v. 41), et, dans ce sens, les disciples avaient déjà la foi en Dieu, comme a compris Origène (sur Jo. 1, 12; Preuschen p. 489) : ènel miorebete eiç tov 0eôv, xai eiç uë muotebete. (Wg. Mald.). C’est même le leit-motiv de tout ce discours : Jésus exige des disciples qu'ils aient foi en lui comme dans le Père, qu'ils croient qu'il est dans le Père et que le Père est en lui. Le même mot reviendra au v. 29 : (va... nioreïonre. Jésus quittant ses disciples ne leur serait vraiment utile que s'ils avaient une foi inébranlable en sa divinité : c’est à cette condition qu'il devait les visiter en venant avec le Père. On a incliné vers l’idée de confiance à cause du rôle que Jésus va jouer d’abord : aller préparer les places. Mais ce n'est qu’une première idée qui prépare une pénétration plus complète. Le premier verset doit donc être un peu détaché de ce qui suit immédiatement : c’est presque un titre. Le sens de Zabn (cf. Durand) : « croyez en Dieu et vous croirez aussi en moi » (cf. (syrsin.) ajoute au texte.

2) La première partie est claire : Low est un logement. Quoique ces mots soient souvent cités depuis les presbytres d'Irénée (V, xxxvi, 2) comme une preuve qu'il y a bien des logis différents auprès de Dieu, afin d’encourager ceux qui ne peuvent prétendre à la première place, il n’est nullement ques-

«Que votre cœur ne se trouble point : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. ? Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures; s’il n’en était pas ainsi, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place; ?et quand je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviend rai et je vous prendrai

tion ici des degrés dans le bonheur céleste. Il y à beaucoup de places, c'est tout ce qui importe. — La deuxième partie a été comprise de bien des manières, surtout selon qu’on entend ër comme récitatif, « à savoir », ou comme causal, « parce que ». Premier mode (a) : « S'il n’en était ainsi, vous aurais-je dit : je vais pour vous préparer une place »? (Bauer cf. Culmes); ou bien (b) : « sinon je vous aurais dit : Je vais vous préparer une place » (Zahn). Second mode : « Si cela n’était pas, je vous [l’| aurais dit, [puisque] je vais vous préparer une place » (Durand, etc.). Le premier mode (a) ne peut indiquer l'endroit de Jo. où Jésus aurait dit déjà qu'il allait préparer une place, et c'est très à tort que Bauer répond qu'en règle générale les citations de Jo. sont inexactes (cf. x, 25; x1, 40 ; xvin, 9), que d’ailleurs cela est dit équivalemment dans xm, 26. Le premier mode (b) n’a pas compris que c'est précisément quand il y a de la place qu'on va préparer le lieu (cf. Apoc. xu, 6), disposer les billets de logement pour chacun, avertir, etc. S'il n’y a pas de logis, il n'y a rien à faire. Dans ce dernier cas, Jésus aurait prévenu, ce qu’il n’a pas fait, précisém ent parce qu’il va préparer les places pour eux. Nous préférons donc le deuxième mode (Mald. Schanz, etc., opinion commune). Loisy combine les deux modes : « Sinon, je vous aurais dit que je vais vous préparer place », en partant de cette idée fausse, que « s’il y a des places, et il yen a, elles n'ont pas besoin d’être préparées », et en supposant que le v. 3 a été inséré après coup dans le morceau! Dans le système de Burneyÿ, on pourrait regarder 6r: comme la transcription de 7, « moi qui vais », etc. (cf. syrsin.).

3) Ce verset fait naturellement suite au précédent, tel que nous l'avons entendu, et il est nécessaire pour compléter la pensée telle que la suggère la situation. La consolation des disciples au départ du Christ ne sera pas seulement d'être admis dans la maison de Dieu, mais d'y être avec Jésus qui achèvera sa mission de bon fourrier en venant chercher pour les conduire ceux dont il aura préparé les demeures. Il est clair que cette venue du Christ n’est pas celle des vv. 18 ss. On admet plus généralement que c’est la manifestation suprême, dite de la Parousie, à laquelle fait allusion plus clairement 1 Jo. x, 28, au moment de la résurrection des corps, et avant le dernier jugement. D’autres (Kn., Calmes, etc.) l'entendent du retour invisible du Christ venant chercher ses disciples au moment de leur mort. En fait, Jo. n'indique expressément ici ni l’un ni l'autre de ces deux modes; il suit simplement sa comparaison. Celui qui à préparé les logis. de ses amis ou de ses camarades revient sur ses pas pour les prendre à leur entrée dans la ville et les conduire chacun à sa demeure : mais ici ces demeures séparées sont réunies dans la maison du Père, c’est-à-dire chez le Fils. À quel moment viendra Jésus? cela n’est pas dit, mais en tout cas il n’est pas soufflé mot ici d'une

s 4 h nt {va brov etpà éyto vai buts . y € Orou éyo drayo are * RATE PRESS 5 Aéyer aùro Ouypas Rome. oÙx oldamey moû ÜTAyELs" re + Fe me > L4 , € A T° : müc oldauer Thv 80695 Ave adro ‘Inooës Eyjo ei à 60e not À LIFCR .

ps : &kHOetæ xat "h Co’ obdels Épyerar mpès Toy San et uh à mo. et ie Eyyônaté pe, nai Tv motépa pou Yyyéoeode &m” Gpri yivüoxete abrèv xai ET ABC 5. rec otûauev tnv odov (H, T praem. xa1) et non xa mws Ouvae0a rnv oBov exdeva (SV).

Re 7. eyywxare (T) plutôt que eyvwxerte (HSV); — yvwcecte (T) plutôt que xv nôerre (HV) Res RQ et non eyvoxetre av (S); — on. avtov p. ewpaxare (H) ou add. (TSV).

manifestation glorieuse et sensationnelle. En écrivant, Jo. ne pouvait plus SR RER mppeser que les apôtres mourraient tous ensemble.

Aurait-il pensé qu'ils ne rejoindraient le Christ qu'après la résurrection générale? Rien ne l'indique. Il faudrait donc supposer qu'il parle ici à la communauté des derniers temps, ce qui n'est pas indiqué non plus. Le | principe c'est que le fidèle serviteur n’est pas séparé de son maître (x, 26); ee A Paul l'avait déjà écrit plus nettement (II Cor. v, 8). Tous ensemble ou

chacun séparément ils n'ont qu'à se tenir tranquilles, Jésus viendra les cher- «her au moment voulu pour les prendre avec lui. — té dans le sens positif

de « si done », équivalent presque à 6tav, cf. x, 32, — Le présent pour le futur est classique avec les verbes de mouvement comme Épyoua (K.-G. 1, p. 130 s.), et parfois suivi du futur, parce que l’action est déjà censée commencée, ce qui exclut la solennité d’un événement futur; c’est comme s'il y avait : je viendrai chaque fois que l’occasion se présentera.

4) Zahn préfère la leçon du texte recu, de la Vg., des syrr. xai 6xov y Üréyw oïdare, al rhv 600v oldate, qui semble avoir été rédigée pour mieux préparer le double aspect envisagé par Thomas au v. 5. — La lecon courte n'insiste pas sur le terme du voyage. S'il était encore obscur pour Pierre (x1, 36) peu auparavant, il ne pouvait plus l'être après les explications données sur le retour de Jésus auprès de son Père pour préparer des places aux diseiples. Seulement si le divin fourrier devait revenir pour les introduire, ül fallait du moins qu'ils eussent pris la bonne route. Cette route, c'était avant tout le commandement de la charité (x, 34) : tout Israélite savait qu’on allait à Dieu en observant ses commandements, et Jésus avait dit quel était le premier de tous. Ils connaissaient donc la route qui mène à Dieu.

5) Thomas savait bien qu'il y allait en ce moment de la vie du Christ, et il était prêt à mourir avec lui (xr, 16). Il ne pouvait ignorer non plus qu'après la mort le fidèle Israélite, — sans parler de Jésus (vi, 32-62; var, 23) — va auprès de Dieu. Mais quel chemin Jésus avait-il en vue, quand il parlait de s'en aller? Il avait refusé de répondre nettement à Pierre qui avait inter-

— rogé nettement. Thomas, qui aimait les preuves topiques (xx, 24 ss.), s'étonne ù que Jésus prétende qu’ils doivent savoir la voie quand il n’a pas daigné de - s'expliquer sur le but. Ce n’est peut-être pas très respectueux, mais ce n'est * pas d'une inintelligence qui dépasse toute mesure (Loisy); bréyw n'avait pas éét

6 Re Nr Ne rh A ie Lt bé

auprès de moi, afin que là où je suis vous soyez vous aussi. » 4Et [pour aller] où je vais vous savez la voie. » SThomas lui dit:

la voie? » 6Jésus lui dit : « Je suis la voie, et la vérité et la vie; personne ne vient au Père si ce n’est par moi. 7Si vous m'avez «connu, vous connaitrez aussi mon Père: dès à présent vous le

prononcé à propos de la vie future, et Thomas l'entendait, comme Pierre

«Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment connaîtrions-nous

précédemment, et comme jadis les Juifs (vi, 35), d'un voyage qui pouvait,

il est vrai, aboutir à la mort. Le ton bourru de la réflexion de Thomas est

bien conservé dans le texte préféré par H et T. Celui de S et V est une cor- rection assez plate qui détruit le pittoresque et met au net le raisonnement. | 6) Thomas n’a même pas compris « la voie » dans le sens moral et religieux qu’elle avait chez les Juifs (Is. xxx, 11, etc.); il s’en tient au chemin qu’on pourra prendre pour aller dans il ne sait quelle direction. Sans s’attarder à relever sa . méprise, et révélant d’un seul coup toute l’économie du N. T., Jésus ne retient

que le mot de voie pour point de départ, en transposant complètement la com- paraison commencée. Il n’est plus le fourrier, il est la voie. Déjà le mot du début : vous qui croyez en Dieu, croyez aussi en moi, avait amorcé une révélation importante; elle est contenue en trois mots. Avec un zèle louable de péné- {rer le contexte, Maldonat s’est donné beaucoup de mal pour entendre la vérité et la vie dans un rapport étroit avec la voie. Il suffit que cette vérité et cette vie soient celles du Médiateur qui les possède absolument comme son Père. Le pre

mier terme seul est expliqué ici authentiquement : il est la voie parce que 7.

nul ne parvient auprès de son Père que par lui, ce qui doit s'entendre de la foi

(x, 45) qu'on a en Lui, en lequel on connaît le Père (7). Les deux autres termes

s’entendent avec le secours de passages du même ordre. Il est la vérité, parce

que pour voir le Père comme il le voit (r, 18; vi, 46), et pour rendre ainsi un

témoignage véritable, il faut être dans son sein et participer à sa nature qui est vérité, et lumière ({ Jo. 1, 5). Il est La vie (L Jo. 1, 2) car, avant le temps, la vie était en lui (1, 4); et devenu homme il est vie et source de vie (xr, 25), étant Le pain vivant (vi, 51) qui donne la vie éternelle. La doctrine de la voie est d’ailleurs la même que celle de la porte (x, 7-9), mais exprimée d’une façon plus sublime, au contact de ces termes non métaphoriques de vérité et de vie. On peut dire avec Loisy : « Grande simplification de la mystique du temps, préoccupée de connaître la voie d'immortalité, l'itinéraire à suivre dans l’autre monde, à travers les sphères célestes. Qui croit en Jésus n’a pas besoin d'autre gnose; il est sûr d'atteindre le but et il y touche dès maintenant » (p. 406).

7) Déjà les termes de vérité et de vie, étant absolus, suggéraient que Jésus n’était pas seulement la voie qui conduit à Dieu, mais Dieu lui-même. C’est ce: qu'il va dire plus clairement : qui le voit, voit aussi son Père. Le v. 7 est lu de deux facons : a) ei éprzaté ue (ou èué), xa Th ratépa pou yvwsesle, ou bien b) ei Eyvuxeuté pe, aa Tdv ratépa pou Bv Heure (ou éyvbuere &v). Il semble que äy Hoerre (BG etc.) est une correction de éyxeure &v pour éviter la répétition : la leçon -yvses0e est soutenue par NDW boh. Ir. Nonnus.— éyrbxate qui est parallèle a pour

EEE Re LA PE APPARUE DURANT CERN SN ENES EN

et |

ÉWPAXATE. 8Aéyer abr® Pémros Kiüpie, deibov piv Tèv " = 21 2 4 ou 2

marépa, na aout huiv. VAéyer abrd 6 “Inooëc Tocoÿroy yoôvoy mel duov ep na oùx Éyrunds ue, Düumre; 6 Ewpaxoç EuÈè Éwpaxey Tèv A \ Z À - - & 102: a a JA ratépa’ rüç où AÉYELS etéoy uiv Tèv matépa; ob mistebels OTt ÉY

> ” a CS » >»

y ro rarpi nat 6 marhp Ev Epoi éotiv; ta phuara à ÉyO AËyw div ar

Page 1