om. xar a. rw: (TH) et non add. (SV
10. œurou p. eoya (TH) et non œvros (S); encore moins autos motet ta epya (V).
luinDabcdeff?mqlr. Novat. Hil. Vict. Aug. Des deux façons c’est le principe: de xr, 45. Mais tandis que le mode b est dans l’ordre absolu, et se pose comme un théorème, le mode «a est une pensée concrète parfaitement en situation après la précédente (Aug.) : au lieu d’un reproche, c’est une consolation, celle précisément que Jésus inspirait alors, car eî ëywxate ne suppose pas un doute positif: si, comme c’est un fait, vous m’avez connu, vous connaîtrez aussi le Père (Zahn, Bauer; contre Schanz., Weiss, Loisy, Calmes, Till.). — La leçon que nous préférons à pu paraitre ne pas accentuer assez l’unité du Père et du Fils, puisque la connaissance du Père était seulement promise, et c’est peut-être pour cela qu’elle a été changée. Mais on aurait pu se rassurer par le correctif que Jésus ajoute ici (7b) : « ou plutôt » (sous-entendu), dès maintenant vous le connaissez, puisque vous avez la foi de la révélation ancienne, et même vous l'avez vu, puisque vous m'avez vu (cf. x1, 45). — àr &prt au même sens que xm, 49; Apoc. xIv, 13.
8) Voir le Père dans le Fils, c'était croire que le Fils avait la nature divine, cen’était pas jouir directement de la vue du Père. Cette vue, tout Israélite savait qu’elle avait été accordée, dans une certaine mesure, du moins à Moïse (Ex. xxx, 18 ss.) et à Isaïe (vi, 1). Si Jésus accordait la même faveur à ses disciples, il ne leur resterait rien à désirer. C’eût été, pensait Philippe, la confirmation de leur foi, la satisfaction de leurs espérances, la consolation pour le temps qui suivrait la séparation. Philippe done sait bien qu’il a vu Jésus et il croit le connaître. Mais il n'a pas compris qu’en voyant Jésus il voyait Dieu par la foi, ou du moins il ne se contente pas de cette vue et voudrait une vue directe de Dieu. Il parle au nom des disciples. Aussi Jésus répondra d’abord à lui, puis étendra sa réponse à tous.
9) La réponse de Jésus ne dit pas expressément que Philippe l’a vu des yeux du corps; cela allait de soi, depuis le temps que le Maitre était avec ses disciples; mais il ne l’a pas connu, c'est-à-dire n’a pas bien compris que Dieu était en lui à ce point que le voir c'était voir Dieu même. Il n’est nullement question d’une connaissance distincte du Fils et du Père au sein de la Trinité, mais de la vraie
___notion de l’individualité manifestée en Jésus. Ces mots ajouteraient très peu aur v. 7 si on l’entend : « Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu (ou vous connaïîtriez aussi) le Père », et c'est une raison de l'entendre comme nous l'avons fait. Ils complètent ce que le second éwpéxate avait encore de vague : vous l'avez: vu... Je demande plutôt à le voir, dit Philippe. Oui, vous l'avez vu en moi. tæ
ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, XIV, 10. By
connaissez et vous [l’Javez vu. » $Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. » ° Jésus lui dit : « Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe? Celui qui m'a vu a vu le Père; comment peux-tu dire : Montre-nous Je Père ? 10Ne crois-tu pas que je suis en le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les profère pas de
question est donc déplacée. Philippe ne se contentait pas de la foi : il faut même. dire que sa foi était quelque peu inconsciente, puisque Jésus la réveille, et lui fait comprendre en même temps qu’il doit s’en contenter.
102) Que Philippe se rappelle l’enseignement de Jésus (v, 36; x, 37 s.) auquel il a certainement adhéré, qu'il réfléchisse, et il confessera que Jésus est vraiment en Dieu, et Dieu en lui. Le premier enseignement de ce passage par Tapport aux Apôtres, c’est que celui qui leur parle possède la divinité. Si l’on pouyait dire que Dieu était dans les prophètes par son Esprit, on ne pouvait dire qu’ils étaient en Dieu. Cependant, outre leur sens premier dans la situation de la Cène, les paroles de Jésus inaugurent une révélation sur la vie intime de Dieu. Au moment où il affirme le plus énergiquement qu’il est Dieu, il se distingue du Père, donc comme Fils et non seulement comme homme.. C'était introduire dans l'unité une distinction que la théologie avait à déterminer par des termes appropriés. Aussi les Pères ont-ils compris que ces mots, si forts contre les Ariens, ne favorisaient pas Sabellius, bien au contraire. Car ce qui importait le plus au Cénacle, c'était de montrer en Jésus l’action d’une personnalité dans l'unité divine.
10b) La seconde partie est une nouvelle affirmation, un éclaircissement de ce qui précède, non une raison de croire. L'unité du principe d'action en Jésus, et d’un principe divin, de ce que nous nommons une personne, se manifeste de deux facons. Lorsque Jésus parle, il ne parle pas de lui-même, c’est-à-dire comme homme : tout son enseignement est puisé dans la connaissance directe qu'il à de Dieu et de ses volontés ; cela est indiqué ici très brièvement, parce que cela avait déjà été dit (vn, 16; vint, 28 ; xur, 49). De plus, lorsqu'il agit, c'est en réalité le Père, c’est-à-dire Dieu qui est en lui, qui fait son œuvre propre. L'appel à la crédibilité des œuvres ne commence qu’au v. suivant. Il ne faut donc pas voir ici un argument tiré de la sublimité de l'enseignement de Jésus, et du caractère miraculeux de ses œuvres. C’est un témoignage que Jésus se rend, étant conscient de sa personne et de sa nature divine; il nous enseigne ce que seul il pouvait révéler, sur le principe divin de ses paroles et de ses œuvres. Après la controverse arienne, les Pères ont vu dans ce passage une allusion à la différence d'activité entre le Père et le Fils, venant de ce que le Fils a reçu du Père sa nature divine; AUS. Verum quia sic aequalis alter alteri, ut tamen alter ex altero, ideo non loquitur à semelipso, quid non est a seipso; et ideo Pater in illo manens facit opera, ipse, quia per quem et cum quo facit, non esl nisi ab ipso. Selon Knabenbauer, Jésus a tenu beaucoup à imprimer dans l'esprit de ses disciples cette reptxtpnsis OÙ circumincessio. Mais Philippe aurait-il compris? Nous l’entendons avec Mald. : verba quae loquor et opera qua facio,non humana sed
he 3 > CR é , a %* 1-1 ; Épya adra movetere. 12’Auñy duhv Aéyw duty, 6 miorelwy eiç Epè Li à
F S ; 4 Epya à yo Toid xaneivos Torfoe, xal mellovx toËtuv Toufoer, bre EyO” |
= divina sunt. Et c'est bien le sens de Cyrille qui a dégagé de tout le verset la … © même doctrine : èv Euol yùp pévov, diù tb axapéklaxtoy Ev oùsla, roteï à eve | aÿrés. Nous avons déjà noté l’extrême concision de la phrase. Après : «je ne parle pas de moi-même », on attendrait : c'est mon Père qui parle en moi. Et ensuite: + «quand j'agis », c’est mon Père, etc. Le Fils parle et le Père agit. Aussi Aug. “ et Chrys. ont identifié les paroles et les œuvres, parce que les paroles sont des ; œuvres. Cette confusion a peut-être conduit à lire aÿré (L X 35 Cyr.) au lieu de «ÿroÿ (NBD sak. bok.); mais on sentait si bien que aÿrés était impossible en : fin de phrase qu'on a enfin corrigé en aros rot rè Epya (texte reçu), leçon Î
beaucoup plus coulante, et qui n'aurait jamais été changée si elle eût été origi- male. — L'œuvre de Dieu en Jésus est l'œuvre messianique. * 14) On voit bien ici que le v. 40 était une affirmation personnelle de Jésus en à qui les apôtres sont invités à croire. N’avaient-ils pas dans son commerce, dans le contact avec son âme, avec sa Personne, durant une intimité si douce et si e prolongée, une raison décisive de croire en sa parole? Sinon, s'ils voulaient juger de lui comme pouvait le faire le public, ils devaient du moins tirer CS conclusion imposée par les miracles, tels que Jésus les faisait, pour prouver qu'il était l’envoyé du Père (x1, 42), et même que Dieu était en lui,et luien Dieu (x, 36-38; cf. nr, 2; v, 17-36; vin, 49.26-29: xit, 49). D'ailleurs les deux è arguments se corroboraient l’un l’autre, car les miracles qu'il faisait autorisaient ë D: +
ses affirmations. Dieu aurait-il autorisé des mensonges et même des blasphèmes par des miracles? — Cette fois Jésus s'adresse à tous les Apôtres, plus ou moins anxieux du résultat de l'intervention de Thomas et de Philippe. C'est bien la conclusion des paroles à Philippe, mais en même temps l'occasion d’exhorter et de consoler tous les autres. = — Après riotefere (20), il ne faut pas sovs-entendre pot (Durand), sous peine de supprimer l'opposition avec le premier riorebere (cf. 1v, 21); il faudrait & plutôt sous-entendre ets èu£, Si vous ne me croyez pas, c'est-à-dire à cause de mon témoignage, croyez cependant en moi à cause de mes œuvres. C’est une énclusio par rapport au v. 1.
- 12-26. SECOURS ACCORDÉS AUX DISCIPLES POUR LEUR ŒUVRE DURANT LA SÉPARATION. La première partie ne touchait en rien à l’œuvre des disciples. La séparation ne doit point les troubler, puisque Jésus les conduira au Père : l'ayant vu, ils ont déjà vu le Père : ils n’ont qu’à croire en lui, en qui ils ont possédé Dieu et qui leur rendra Dieu. Cependant, dans l'intervalle, il leur faudra agir. Jésus __— Jeur promet successivement l'accomplissement d'œuvres divines (42-14), lePara- = clet (15-47), sa propre présence invisible et celle de son Père (18-24), l'enseigne- Fe ment du Paraclet (25-26). :
re 12-14. Le fidèle disciple, associé à l’œuvre du Fils, qui l’accomplira en lui.
ae A ÈME. St rh AE à
moi-même; le Père, demeurant en moi, accomplit ses œuvres. | HCroyez-m’en : je suis en le Père et le Père est en moi, ou du moins, croyez-le à cause des œuvres mêmes. En vérité, en vérité je vous [le] dis : celui qui croit en moi fera lui aussi les œuvres
que je fais et il en fera de plus grandes, car je m'en vais vers le Père; et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que
42) Il y a un développement nouveau, inauguré par uv 2. 7. À. La liaison avec ce qui précède se fait pour la pensée par la foi en Jésus; elle se fait aussi
‘d'un mot à un mot (mode sémitique) par les œuvres. Ces œuvres au v. 11
étaient surtout les miracles : ici c’est l'œuvre messianique dans toute son étendue, l'établissement du règne de Dieu. Aussi la foi n'est pas au terme, mais au point de départ. Quels que soient les miracles des disciples de Jésus, ils ne prouveront pas en vue de leur propre personne; mais ils témoigneront de leur foi en lui, et par conséquent tourneront à sa gloire. Aussi bien toute l'efficacité plus grande de cette activité nouvelle est-elle due à Jésus, puisqu'elle découle de son retour auprès de son Père. C’est ce que Loisy a fort bien dit : « La naissance, le développement, la vie entière de l'Église sont présentés comme faisant suite à l'Évangile et comme le dépassant. Ge sera toujours le Christ qui agira; tant qu'il vit avec ses disciples, son activité est limitée par les conditions de l'existence terrestre et les nécessités providentielles de son rôle auprès des Juifs; ces limitations n’existeront plus quand il sera entré dans sa gloire, et c’est
pourquoi l'œuvre des disciples sera plus merveilleuse que son œuvre person-
nelle » (p. 408). Voilà ce dont Jésus avait conscience (x, 16-18; xI, 52), et ce que les disciples n'auraient pas 056 entreprendre s'ils n'avaient eu la promesse de son assistance.
43) Les disciples étaient habitués à s'adresser à Dieu pour obtenir son secours. Dans l'œuvre de Jésus qu’ils auront à faire, ils devront prier en son nom et il fera. — La formule èv 16% départ a été entenduë de bien des manières : a) On pourrait songer à la manière dont les Juifs rappelaient le souvenir des Pères, dans l'espérance que Dieu se laisserait toucher par le souvenir de leurs vertus, etferait, par amitié pour eux, ce qu'il n’eùt pas fait pour celui qui prie, s'il n’était leur descendant. Ici les disciples invoqueraient leur qualité de disciples de Jésus. D'après Durand (Recherches. 1910, p. 528) c'est prier « en tant que disciple de Jésus » et il s'appuie sur Mc. 1x, #1, ce qui prouverait que « si la formule est nouvelle, la chose ne l’est pas ». Mais précisément ce mode de prier sera nouveau dans la pensée de Jo. (xvr, 23.24). b) On peut entendre que les disciples qui font l'œuvre de Jésus demandent en son nom, comme chargés de ses affaires (Bern. Weiss), ou encore comme étant désormais unis à lui (Tül.), la formule de Jo. ayant le même contenu que celle de Paul de dans le Christ Jésus ». c) Mais il s'agit bien plutôt (Heitmüller) de la prière qui sera celle de l'Église, où l'on invoquera le nom de Jésus. Etil ne sera pas seulement nommé pour ses mérites, et comme un utile intercesseur, car l’intercesseur, connu des Juifs (I Macch. xv, 14), n’est pas celui qui exauce la demande. or, ici c'est Jésus qui agira. Le fidèle qui l’invoque croit en lui, de la façon qui vient d’être dite,
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