‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 280 sur 326 · yencecôe (TSV) plutôt que yevncbe (H · texte numérisé non relu

yencecôe (TSV) plutôt que yevncbe (H

positive et affirmative, fortifiée par la forme négative à laquelle se rattache la conclusion; ywpis éuoÿ, cf. ywots Xptoro5, Eph. 11, 12. — Bauer rapproche Aristide, Oratio in Minerv. ed. Keil. Orat. xxxvir, 40 ’Aünv&s fyouuévns od0èv rwrote avOpwrotç Huaprhôn 000 a rpdkouot note yenorèv oùdèv äveu ts ’Aünv&s. La déesse Alhéna symbolise la raison, à ce titre elle doit servir de guide, sans quoi on ne ferait rien de bon. Dans Jo. c’est un secours intérieur qui est nécessaire, et il suppose l'union. Aristide parle de l’ordre rationnel, tandis que Jésus a en vue la vie éternelle. Celui qui peut donner aux âmes un tel secours s’attribue une puissance divine; cf. II Cor. 1, 5.

6) Mélange singulier du symbole et de l’objet symbolisé. — ëfnp&vôn a encore pour sujet celui qui ne demeure pas; c'est une comparaison : mais ce sont les sarments qui sont ramassés et jetés au feu; où l’on comprend bien que les personnes sont menacées d’un sort semblable; cf. Mt. xr1, 30. 40. C’est le même enseignement que dans la parabole de l’ivraie (Mt. xur, 24-30; 36-43). — Les aor. é6A%0n et tEnpévôn marquent une conséquence immédiate et infaillible (Schanz, etc.) et en même temps, par opposition aux présents qui suivent, un temps intermédiaire (cf. Hermas, Vis. III, xu, 2) entre le moment où les sarments sont desséchés et celui où on les ramasse, sans doute dans la vue du dernier jugement. Augustin a rappelé que le sarment n’est bon qu'à brûler d’après Ézéchiel (xv, 1-5) : aut vitis, aut ignis; si in vite non est, in igne erit : ut ergo in igne non sit, in vite sit. — Il est donc enseigné ici clairement que Fon peut, par une décision libre, se séparer de Jésus et se perdre. La comparaison employée ne permet pas de prévoir explicitement le repentir, car un sarment coupé ne peut être de nouveau mis en contact avec le suc du cep : tout ne peut être exprimé par une seule image. — Nous lisons airé (BA vg. de WW, etc.), vraiment exigé par ouvéyoustv, tandis que aÿro (ND etc. Vg. Clém.) se rattache mécaniquement à x\ÿuz. En latin palmes étant masc., eos ou eum peut désigner les ou le disciple (Loïsy), mais le grec est au neutre, et s'entend du ou des sarments.

7) Il m'est impossible de déterminer le contexte. Le v. 8 suit tout naturellement le v. 6. Ce v. 7 est donc une sorte de parenthèse, qui rappelle Mc. xr, 24, plutôt que Jo. xiv, 143 et 14, dont les caractéristiques : « au nom de Jésus », et la demande exaucée par Jésus, font ici défaut. On est réduit à supposer qu'ayant ouvert aux yeux des disciples effrayés la perspective de la perte éternelle, Jésus leur suggère la solution pratique du mystère du salut : le recours à la prière.

celui-là porte beaucoup de fruit, parce que hors de mot vous ne pouvez rien faire. 6Si quelqu'un ne demeure pas en moi, le voilà jeté dehors comme le sarment et desséché ; puis on les ramasse et on les jette au feu, et ils brülent. 7Si vous demeurez en moi et [si] mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et il vous adviendra. $Ce qui glorifie mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit, et [ainsi] vous serez mes disciples.

Ils n’ont qu’à demander, et cela arrivera. La promesse est très générale : dans le contexte actuel, on suppose que le disciple ne demandera que le salut : Manendo quippe in Christo, quid velle possunt nisi quod convenit Chrisio (Aug.)? — Noter la vive formule de l'impératif aoriste, et le second tév pour &v. — Si au lieu de dire xdyo êv duiv (4) Jésus dit : xal tà fhuara x. +. À, ce n'est pas que la seconde formule soit l'explication de la première (Bauer, Loisy), car il y a ici une nouvelle condition, au lieu d’une simple réeiprocité. Il est vrai que celui qui demeure en Jésus tout à fait garde aussi ses paroles, mais dès le v. 2, on voit une manière d’être en lui sans porter de fruits. On ne saurait dire (Cyr.) que le sens soit ici garder les commandements, puisque le texte dit les paroles; mais du moins elles sont reçues dans l’âme, c'est-à-dire par la foi pleine (cf. Mc.).

8) La ressemblance avec xiv, 13 n’est que dans une rencontre de mots. Dans cet endroit, le Fils exauçait pour que le Père soit glorifié. Ici ëv roirw ne se rapporte pas à ce qui précède, mais à ce qui suit, ear {va n’a pas plus ici le sens final que dans 1 Jo. 1v, 17; v, 3; Jo. vi, 29.40 (Schanz, Bauer, etc.). Jo. ne pouvait écrire 6: comme dans I Jo. 11, 16 ëv roûrw éyvbxauev thy &yérnv, Or. Lônxev, car les faits sont encore dans l'avenir. Si édoëdoôn est à l’aor., c’est comme résultat certain d’une action future (cf. Gal. v, #; 1 Cor. vrr, 28); la gloire rendue à Dieu résultera de ce qui va suivre; d’abord les fidèles porteront de bons fruits, {va œéenxe (au subjonctif), et par là même ils seront vraiment (yevdoec@e au futur) les disciples de Jésus (cf. Mt. v, 16 : les bonnes actions des disciples porteront les hommes à rendre gloire au Père). Sur l'ordre de Jo. cf. Deb. $ 394, {va ofpnre — év +@ qégæv. La construction si particulière de la phrase s'explique le mieux si Jésus voulait appeler l'attention sur l'avenir; ceux auxquels il parle doivent vraiment devenir ses disciples, sans préjudice du lien avec la parabole précédente (porter du fruit). On dirait d’un discours prononcé peu après l'élection des apôtres, car ce n’est pas seulement après sa mort qu'ils deviendront ses disciples. Nous avons lu yevisesde (NA etc.) ear yévnsûe (BD et quelques autres) nous paraît une correction plus coulante.

9-17. LES DISCIPLES SONT DÉSORMAIS DES AMIS QUI AGIRONT DANS LA CHARITÉ.

L'image de la vigne ne reparaitra plus que dans la métaphore du fruit (16), mais l'union étroite qu’elle suppose entre le cep et les branches est exposée comme une charité qui doit unir les disciples au Christ. Son affection pour eux est une amitié : tous doivent s’aimer les uns les autres comme des amis, et faire au dehors le fruit de la charité.

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