TÉMOIGNAGE RENDU A L'AUTEUR ET CONCLUSION DÉFINITIVE
Quelques-uns (Schanz, Kn.) admettent encore que c’est l’auteur de l’évangile qui continue de parler. Ils expliquent le pluriel ofdauev par HI Jo. 12. Ce serait une formule plus solennelle, comprenant le témoignage des anciens qui entouraient l’auteur. Lui-même se désignerait comme dans x1x, 35. — Mais dans ce dernier endroit, il n'y a pas de pluriel, et dans III Jo. 12 il n'y a pas d'opposition entre une personne et plusieurs. Nous eroyons donc que ces mots ont été ajoutés par un groupe de personnes, — probablement les anciens d'Éphèse, — qui rendent témoignage à la véracité de l'auteur, lequel n’a pas voulu, même dans xx, 35, se rendre témoignage à lui-même (v, 31.32; vin, 13.14.47). Leur affirmation est claire : c'est le disciple bien-aimé qui, aujourd'hui - encore, rend témoignage, précisément parce qu'il a écrit cela, à savoir tout le livre qui est le quatrième évangile. La différence du présent maprup&y et de l’aoriste 6 ypébas avec son article propre, suggère nettement que le travail d'écrire est terminé, et que par lui l'auteur affirme encore la réalité des faits.
que [ce disciple] ne devait pas mourir, mais : « Si je voulais qu'il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t'importe? »
2 C’est ce disciple qui rend témoignage sur ces choses, et c’est lui qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est véridique. #5 Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait une
par une, je ne sais si le monde lui-même pourrait contenir les livres qui en seraient écrits.
Ceux qui tiennent ici la plume affirment à leur escient que son témoignage est véridique, étant assurés que le disciple était incapable de les tromper, et sachant peut-être aussi qu'il n'avait rien dit qui n'ait été attesté par d’autres ou en harmonie avec leurs affirmations.
25) On est étonné de voir apparaître oïua au singulier. On peut l’entendre comme une locution toute faite (Zahn), et il fallait bien que quelqu'un int la plume. Autant il importait qu’il parlât au nom de tout le groupe pour rendre témoignage à l’auteur, autant il lui était loisible de prendre à son compte une conjecture exprimée d'une manière hyperbolique. On préfère ne pas l’attribuer à Jo. qui à déjà conclu d’une manière plus posée (xx, 30 s.), mais on ne saurait reprocher cette emphase à l’auteur de ces quelques lignes, car on en a cité bien d’autres exemples, par exemple : oùdè ÿào tüiv Dopeüv ixavos oùdels xwpñsa To &plovoy roc, lows DE où0 6 xdouos (PHiLon, de ebr. 32; M. 1, 362, cité par Bauer). — Si l’hyperbole paraît un peu forte, elle est du moins le reflet de l'impression profonde produite sur les disciples de Jean par son enseignement oral et par les vues indéfinies qu'il leur avait ouvertes sur l'action de Jésus. Puisque le disciple bien-aimé avait cessé d'écrire, ce n’était pas à eux à faire connaître les merveilles dont il avait reçu l'intelligence en reposant près du Cœur de Jésus.