‹ Evangile selon saint LucChapitre 129 sur 300 · txavos eut {Τ H) ou Σε. 1. (S V · texte numérisé non relu

txavos eut {Τ H) ou Σε. 1. (S V

secrètement méprisés par les Juifs, pour s’enticher d'eux. Cette fois les envoyés se conduisent en gens d'honneur; il n’y a aucun indice d’un piège tendu au Μαϊtre. Ce ne sont décidément pas des Pharisiens ni des scribes. — τὴν συναγωγήν paraît être l’unique synagogue de Capharnaüm (cf. Μο. 1, 21 Com.), à moins que Loc en mettant à la fin ἡμῖν n'ait entendu la synagogue d’un quartier où habitaient les envoyés. La générosité du centurion n'a rien d’invraisemblable. Le chef de la police (6 ἐπιστάτης τῶν qulamzäiv) d'Athribis qui n'était probablement pas juif, s’est joint aux Juifs pour bâtir la synagogue (proseuque) (Drrr. Or. 96); une autre fut bâtie par Piolémée VII (Drrr. Or. 429); cf. Drrr. Or. 742.

6) Jésus consent à venir (cf. Mt. ναι, 7). Ici se produit une péripétie assez semblable à celle de var, 49 (cf. Act. x, 20). On ne peut pourtant pas supposer que Luc a dérangé l'économie du récit primitif pour se copier d'avance (Loisy Ἡ, p. 651 : « Ce récit qui le (Jaïr) concerne ayant été exploité par Luc pour l'élaboration de celui-ci »). On comprend très bien que le centurion, apprenant l’arrivée du Maître, ait senti plus vivement la témérité d’une démarche qui lui avait été inspirée par l'inquiétude. Ce qui est étrange, c'est qu'il ne vienne pas lui-même, et qu'il fasse dire à ses amis des paroles qui ne sont bien placées que dans sa propre bouche. D’une part Luc ne voulait pas changer ces paroles fixées par la tradition, et cela prouve sa fidélité, d'autre part il lui a semblé que l'humilité du centurion ne serait parfaite que s’il n’osait même pas se présenter. On peut voir là un cas de rédaction embarrassée par une certaine préoccupation des sources, comme v, 10.11.31.33. Gette fois le centurion envoie des amis quelconques, puisque la faveur est déjà obtenue en principe. — λέγων part. prés. dans le sens du futur. — μὴ σκύλλου, bonne tournure avec le moyen;

“sur de verbe οἱ. Μο. v, 35 Com. Le centurion a pu penser que la maison d’un païen risquaït de souiller un Juif, mais il y a dans ses paroles l'accent d’une humilité personnelle sincère; il songe à son indignité et à la sainteté du Sauveur.

7) Τα manque à syrsin. D a b ο d e usser., probablement à cause de la difficulté de concilier Luce et Mt. On s'explique mal que Fil. Knab. même Schanz veuillent

aime notre nation, et c’est lui qui nous a bâti la synagogue, » 6 Et Jésus allait avec eux. Il se trouvait déjà non loin de la maison, lorsque le centurion envoya des amis pour lui dire : « Seigneur, ne te donne pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres.sous mon toit. 7 Aussi n’ai-je pas même osé aller à toi. Mais. dis un mot, et que mon serviteur soit guéri. $ Et en effet je suis. moi-même quelqu'un de soumis à une autorité, ayant sous moi des soldats, et je dis à celui-ci : Va! et il να; et à un autre : Viens! et 1. vient, et à mon serviteur : Fais ceci! et 1] le fait. » ὃ Ce qu'ayant entendu, Jésus l’admira, et s'étant tourné vers la foule qui le suivait, il dit : « Je vous le dis, même en Israël je n’ai pas trouvé

qu'il y ait place dans le récit de Luc pour une entrevue de Jésus et du centurion. Mieux vaudrait dire avec Aug. (de cons. ευ. IT, xx, 49) que Mt. s’est exprimé compendio, car on fait soi-même en réalité ce qu’on fait par autrui. Mais les termes sont si personnels qu'il est plus juste de dire que c’est Luc qui a mis. dans la bouche d'autrui ce que le centurion a dit lui-même,

Il y aurait contradiction avec ἐλθών (v. 3) si le centurion faisait ici allusion à la première ambassade, mais le centurion manquerait aussi de franchise, car, s'il a envoyé les Juifs, c'est qu'il comptait qu'ils traiteraient avec Jésus mieux que lui et le recommanderaient; ἠξίωσα doit donc être pris presque dans le sens du présent; « en ce moment même, je ne me suis pas cru digne ».…; d'ailleurs ce sera bien le passé quand les amis parleront. — La lecon ἰαθήτω est confirmée par sak. contre ἰαθήσετα: emprunté à Mt. — Il suffira que Jésus exerce son pouvoir par un mot, c’est-à-dire par un ordre. — ὁ παῖς µου, comme dans Mt., est plus affectueux que ne serait ὁ δούλος µου. Ou bien Luce a-t-il emprunté cette fois ce terme à sa source?

8) Kat γάρ lie 16 v. 8 au précédent. Le sens est : « car je sais ce que c'est qu'un ordre, ayant accoutumé d’en donner ». Mais le centurion, conformément à la modestie de son caractère, reconnaît d’abord que lui-même est placé sous la puissance d'autrui, et cela même lui a appris efficacité du commandement. . su ne doit être détaché ni avec ἄνθρωπος (je ne suis qu'un homme), ni avec τασσόµενος (je suis soumis), mais les trois mots sont unis : « je suis un homme qui suis d’une facon ordinaire sous la mouvance de l'autorité ».

— τῷ δούλῳ µου ne veut pas dire que le centurion n'avait qu'un esclave, le même précisément qui allait mourir; le singulier est exigé par le contexte où il s’agit d'ordres particuliers. En pareil cas on dit : « mon domestique » quand même on en aurait plusieurs. L'ensemble est d’une fine observation; on met en mouvement les militaires, on fait faire quelque chose à l’esclave.

9) Sur l’étonnement de Jésus, cf. Mc. vi, 6 Com. — La réflexion de Jésns d’après les éditions critiques est pour Mt. παρ᾽ οὐδενὶ τοσαύτην πίατιν ἐν τῷ Ἱσραὴλ εὗρον, dans Le. οὐδὲ ἐν τῷ ’LopañA τοσαύτην πίστιν εὗρον.

Des mss. de Mt. ont harmonisé avec Lé. en écrivant οὐδὲ ἐν τῷ Ισρχήλ, et D a

εἰς πόλιν χαλουμένην Naïv, καὶ συνεπορεύοντο αὐτῷ οἱ μαθητα. αὐτοῦ oi D , 9 οι S 2

ἔγλος πολύς. os δὲ ἤγγισεν Ti sl τῆς πόλεως, καὶ ἰδοὺ ἐξεχομίζετο

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