διελειπεν (T S V) plutôt que διελιπεν (H
46, τους ποδας μον (ΗΒ) où pour. x. (T SV).
Pharisien n'avait pas été si dur pour la pécheresse, il ne se serait pas aîtiré les choses désagréables qui vont lui être dites pour relever les aetes de la pénitente. — ἔχω — εἰπεῖν Cf. x1v, 14: Act. τν, #4: xxur, 17.495 xxvmm, 19: Jo. xvr, 12. La tournure est classique; cf. Escu. Pr. 51; 8οΡΗ. Ph. 1047 réAX ἂν λέγειν ἔχοιμι.
42) C’est une parabole véritable que Jésus pose em termes clairs, laissant à Simon de conclure.
43) Le débiteur auquel on à remis davantage est tenu à aimer davantage, cela m'est pas douteux en principe, et ce doit être aussi le cas normal, aussi Simon répond selon la vraisemblance, ὑπολαμθάνω, cf. Act. 11, 4%.
4k, 45, 46) Qui a aimé davantage, Simon ος. cette femme? Le premier point ἃ déterminer résulte des omissions de Simon, réparées par la pécheresse, et avec quelle surabondance! Simon n’a pas même offert de l’eaw pour les pieds, car on ne lui demandait rien de plus, et tout hôte y avait droit; il n'a pas baisé son hôte, et n'a pas οἷπί sa féte d'huile ce qui eût été aisé, honorable et peu coûteux. En contraste les actes de la femme qui a fourni son huile parfumée, ses farmes et ses cheveux, et seulement sur les pieds, mentionnés traits fois. Naturelfement tous les actes qui étaient à l’imparfait sont maintenant à l’acriste, sauf διέχειπεν (fecon plus sûre que διέλιπεν), parce que 18 pémitente n'a pas cessé de baiser les pieds depuis le moment que Jésus est entré, &o”%c, sous-entendu ὥρας.
47e) Le sens est très controversé. a} L'ancienne tradition, les catholiques modernes, quelques protestants, plusieurs radicaux comme Wellh. Holtz., Loisy οἱ à ce qu'il semble Kkosternrann, s’en tiennent au sens naturel des mots. Loisy, après une suggestion de 4. Weiss, suppose seulement que le sens actuel de Luc
cents deniers, et l’autre cinquante. # N'ayant pas de quoi s'acquitter, il fit remise à tous deux. Lequel donc d’entre eux l’aimera davantage? » # Simon répondit : « Je suppose que c’est celui auquel il a remis le plus. » Il lui dit : « Tu as bien jugé. » # Et s'étant tourné vers la femme, il dit à Simon : « Tu vois cette femme? Je suis entré dans ta maison, tu ne m'as pas offert d'eau pour mes pieds. Mais elle a baigné de ses larmes mes pieds et elle les a essuyés de ses cheveux. # Tu ne m'as pas accueilli par un baiser. Mais elle, depuis απο je suis entré, elle ne cessait pas de baïser mes pieds. #6 Tu n'as point oïint ma tête d'huile; mais elle a oint mes pieds d'huile parfumée. # C’est pourquoi, je te le dis, ses péchés, ses nombreux [péchés], lui sont pardonnés, parce qu’elle à aimé beaucoup. Mais
n’est pas le sens primitif. Le sens général est que les péchés de la pénitente qui étaient nombreux ont été pardonnés parce qu'elle a beaucoup aimé. οὗ χάριν s’entend naturellement (même d’après le second système}, non pas des principes posés dans la parabole, mais des actes de la femme, si complaisamment énumérés par Jésus. Quelques-uns (Ti. Sod. Schanz, Knab.) mettent λέγω entre deux virgules, comme une parenthèse, de sorte que οὗ χάριν soit en quelque sorte repris par ὅτι, tout le sens causatif serait encore plus clair. C'est la meilleure solution, car les actes sont trop importants pour être seulement l’occasion d’une déclaration : « ensuite de quoi je te le déclare ». Cependant, même avec cette dernière coupure, ὅτι devrait. encore avoir son sens causalif normal. Jésus affirme la rémission des péchés et en donne la raison, qui est l’amour de la femme, et peut-être (à cause de l'aoriste, cf. Jo. x, 1), l'amour qui vient d'être témoigné par des actes précis. C’est la doctrine de I Pet. 1v, 8 ἀγάπη καλύπτει πλῆθος ἁμαρτιῶν (cf. Prov. x, 12; Jac. v, 20, cités par Holtz.) et la doctrine catholique de la contrition parfaite qui efface les péchés.
b) Depuis Salmeron (mais non pas saint Grégoire le Grand (zxxvrr, 871) ni saint Ambroise (xiv, 791) cités à tort par Schanz) on a proposé une autre explication suivie par la majorité des protestants (Godet, J. et B. Weiss, Plum. Hahn, Zahn, et soutenue par le P. Buzy dans la RB.19147, 184 ss. cf. 1919, 281 55.). Ils ont objecté que le système a ne tient pas compte de la parabole, ni de la fin du verset, ni de la doctrine du salut par la foi. Le dernier argument n'a aucune valeur et n'a pas été avancé par Le P. Buzy; la foi paulinienne qui justifie ne va pas sans la charité. Mais le premier est assez grave. En harmonie avec la parabole on traduit : En conséquence de cette situation, je te déclare que ses péchés qui étaient nombreux lui ont été et lui sont remis, et j'ai le droit de le déclarer, d’après notre accord antécédent, puisqu'elle a donné tant de signes d'amour. La cause réelle du pardon, et donc le point théologique, demeure dans l’ombre; ce qui est au premier plan c'est une déclaration fondée sur les faits que Simon ne peut récuser.
Mais si la parabole doit être appliquée strictement, il faut aussi conclure que
232 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, vit, 41-00.
9 + 3 σας À k Ν πα d ὀλέγον ἀφίεται, ὀλίγον ἀγαπᾷ { εἶπεν δὲ αὐτῃ ᾿Αϕέωνταί σου ai καὶ ἤρξαντο οἱ συναναγείµενοι λέγειν ἐν ἑαυτοῖς Τίς οὗτὸς ἐστιν ὃς καὶ € ; 2 { . 50 Fun SL mn à μα L £ / ο.
la pénitente α donné plus de signes d'amour parce qu'on lui avait pardonné davantage, et qu'elle le savait. Or elle ne le savait pas, puisque Jésus va le déclarer, non seulement aux autres, mais à elle-même. Et en effet la conclusion de la parabole ne pouvait s'appliquer mécaniquement aux choses divines. Celui qui a offensé Dieu, n'étant pas sûr du pardon, ne peut que se confier à la miséricorde divine en le demandant; celui qui à beaucoup péché peut être excité par la pensée de la miséricorde à plus d'amour. C'est le cas de la pécheresse.. La parabole avait mené les choses à ce point que celui qui avait plus péché pouvait aimer davantage. La pécheresse l'avait prouvé. Entrant sur le terrain des réalités divines, Jésus prononce, non comme un docteur, d'après les règles ordinaires et par conjecture, d'après ce qui s'est passé, mais en vertu de sa pleine science et de son autorité, que les péchés sont remis, ces nombreux péchés. Ainsi sa bienveillance pour la pécheresse se trouvait justifiée. Se sentant grandement débitrice, elle avait aimé beaucoup.
47b) Ce demi-verset semble indiquer que Jésus n’a pas quitté le terrain de la parabole. Mais l'allusion à Simon est assez claire; c'est sa part. Jésus n'entend pas sans doute déclarer que Dieu Jui avait remis peu de péchés, mais que, dans son estime à lui, Dieu lui avait peu remis; en conséquence il aimait peu. Par la nécessité des choses, la parabole, appliquée aux rapports envers Dieu, ne pouvait régler ce qui demeurait caché, l’acte divin, et les termes de l'application doivent nécessairement s'entendre de l'opinion que se faisait le débiteur sur l'étendue de sa dette. Autrement il faudrait admettre que le saint, qui a très peu péché, n'aime pas, parce qu'il ne doit rien. Celui-là sait qu'il tient de Dieu ce privilège.
48) Décisif pour prouver que la pécheresse n’avait pas exprimé sa reconnaissance, mais son repentir. Nous ne savons à quel moment sa contrition a été parfaite, mais ses larmes et toute son attitude imploraient le pardon que Jésus lui accorde. Le parf. ἀφέωνται indique que les péchés sont et demeurent pardonnés (cf. v, 30), non pas qu'ils ont été pardonnés antérieurement et que Jésus maintient seulement la sentence déjà renduc.
49) L'étonnement des assistants eût pu être plus grand encore. Non seulement Jésus remet les péchés de son autorité, ce qui dépassait l’idée commune sur le Messie, mais il regarde comme adressés à Dieu les actes de la pécheresse envers sa personne. Il est le créancier divin qui pardonne. D’après Le. v, 21, conforme à Mc. n, 47, la réflexion intérieure des convives, shrement aussi des Pharisiens, n'est point du tout empreinte d’admiration. Un miracle eût pu les faire réfléchir. Le pardon des péchés leur paraît probablement cette fois aussi une impudence. οὗτος est souvent dans Le. légèrement méprisant. — ai non pas : qui remet même les péchés, car il n'a pas été question de remettre autre chose; donc joindre καί au verbe : « qui se mêle même de remettre les péchés ».
50) δέ marque que Jésus a pénétré leur pensée, « mais » il ne juge pas à
celui auquel on pardonne peu, aime peu ». #8 A elle, il dit : « Tes péchés sont pardonnés. » # Et les convives se prirent à dire en euxmêmes : « Quel est cet [homme] qui va jusqu’à pardonner les péchés? » 50 Or il dit à la femme : « Ta foi t’a sauvée; va en paix. »
propos de les prendre à partie comme Simon, et il maintient sa sentence, en ajoutant un mot d'encouragement, comme il fera (vi, 48) avec la femme qui le touchera pour être guérie. La pécheresse aussi a obtenu ce qu'elle est venue chercher avec foi, c'est-à-dire convaincue que Jésus pouvait lui accorder le pardon. Sa foi l’a sauvée, c’est-à-dire a obtenu la grâce qu’elle souhaïitaït et qu’a méritée son amour. Car Jésus ne rétracte pas ici ce qu'il a dit plus haut, v. 47, et quel que soit le sens de cet endroit : « il ne s’agit aucunement de relever la foi au-dessus de l'amour, comme principe de justification » (Loisy). Si d’ailleurs, comme le note Loïsy, la foi de la femme s'oppose à l’incrédulité des assistants, elle est donc parfaitement en situation et l’on ne saurait dire que « toute la finale
‘présente ainsi un caractère artificiel ». Jamais ce salut, en soi banal, « va en paix » (cf. Act. xvi, 36), ne produisit une impression aussi profonde qu'après l'émotion et la crise de larmes de la pécheresse. C'est le mot qui vient sur les lèvres du prêtre après l'absolution sacramentelle..