om. ο a. προφήτης (T S V) et non add. (H
qui offre, autant que l’autre, toutes les garanties de l'authenticité. Que Luc n'ait pas parlé de l'onction de Béthanie, ce n’est point une preuve qu'il croyait avoir rendu à ce fait son véritable caractère; on sait qu'il ne s’est pas astreint à reproduire tous les récits de Mare. Il a pu se contenter d’une scène d’onction. 36) Nous saurons plus loin que ce pharisien se nommait Simon (v. 40). Luc n’attache pas d'importance à ce nom, très commun, d’un homme qui n'eut probablement avec le Sauveur que des relations passagères. C’est un pharisien qui est mis en scène. Avec sa manière conciliante, Luc ne le dépeint pas comme hostile, ni par conséquent comme hypocrite; mais il n'avait pas foi complète en Jésus, et il semble qu’il l'avait invité pour l’observer de plus près. Luc est le seul à parler des invitations des Pharisiens (ef. xx, 37; τιν, 1). Le temps n’est pas indiqué, mais on se croirait encore loin de la Passion. Sur ἵνα sans finalité, cf. Me. Com. Ῥ. ΧονΠῃ.
37) καὶ ἰδού, avec l’apodose zai ἐπιγνοῦσα, tournure hébraïque familière à Luc. — ἁμαρτωλός est construit avec ἐν τῇ πόλει, et n'a donc pas ici le sens bénin de νι, 32-33, où il était presque synonyme de gentil; il s’agit d’une personne dent les désordres sont connus de tout le monde, maïs non pas nécessairement d’une courtisane de profession. Luc n’a pas employé le mot πόρνη (Euthym. Schanz), sans doute pour cause. Une prostituée de bas étage n'aurait pas été admise par la domesticité, et il y a dans l'attitude de la pécheresse une distinction que ne sauraient avoir ces femmes, même repentantes. La ville n'est pas nommée; est-ce Capharnaüm, ou même peut-être Jérusalem (Holtz.)? Autant qu'on en peut juger par le contexte général, nous sommes en Galilée. On dirait que Luc a jeté à dessein un certain voile sur cette histoire, peut-être par égard pour la convertie. Sur le présent κατακεῖται, cf. Jo. iv, 1 etc.: la tour- -nure est bien grecque, cf. Por. v, 26, 6 etc. ( Winer, p. 251). Sur l’alabastron de myrrhe, cf. Me. x1v, 3 Com. | | 38) La pécheresse ayant apporté de l'huile parfumée, son intention était done implement de faire une onction. Elle avait en vue les pieds et pour cela elle se
3 Or un Pharisien l’invitait à manger avec lui, et étant entré dans la maison du Pharisien, il prit place sur un lit à table. %Et voici [venir] une femme qui était [connue] dans la ville comme pécheresse; ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase d’albâtre rempli d'huile parfumée, 58 et s'étant placée derrière près de ses pieds en pleurant, elle se mit à baigner de ses larmes ses pieds, et elle les essuyait des cheveux de sa tête, et elle baisait ses pieds et 165 oïgnait d'huile parfumée. #9 Or le Pharisien qui l'avait invité se dit en iui-même: Si cet [homme] était prophète, il saurait qui et quelle est la femme qui le touche, [et] que c’est une pécheresse. # Et Jésus prit la parole et lui dit : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. » Et lui : « Maitre, dit-il, parle. » 4 « Un usurier avait deux débiteurs; l’un devait cinq
tenait en arrière, ce qui se comprend très bien, Jésus étant couché à la manière orientale, appuyé sur le coude, les genoux repliés, et les pieds naturellement tournés vers le dehors. Mais à la présence du maître, la pécheresse repentante fond en larmes, et comme elle s'était déjà penchée pour l’onction, ses larmes inondent les pieds. N'ayant point elle-même prévu cette explosion, elle ne sait comment les essuyer. Il eût été inconvenant pour une juive d'entrer avec des cheveux épars; rapidement elle dénoue sa riche chevelure et s'en sert comme d’un linge, puis emportée par son amour, elle ose ce qu’ellé n'avait pas sans doute projeté d'avance, elle baise les pieds de Jésus avant de Les οἰπάτο de son huile parfumée. Pendant ce temps, Jésus semble passif, mais aucun détail ne lui avait échappé, et son attitude montrait sans doute qu'il agréait l'hommage.
I y a du mécontentement, comme pour l'onction de Béthanie, mais il ne porte pas sur la dépense, ni même spécialement sur l’onction; le Pharisien, pur entre les purs, s'étonne que Jésus souffre le contact de cette personne. S'il ne sait pas qui et quelle elle est, et que c'est une pécheresse — accumulation de scandales dans sa pensée — c’est qu’il n'est pas prophète. L'Écriture ne disait pas que le prophète savait tout, mais du moins il savait à quoi s’en tenir sur la valeur morale des personnes qui l'approchaient, comme Éliézer a démasqué Giezi {Il Reg. v, 24 ss. cf. 1 Reg. χι, 20 ss.). — Le ms. B. lit « le » prophète, ou le prophète par excellence, équivalant à désigner le Messie; addition sans autorité. — D'ailleurs Simon garde sa réflexion pour lui, ce qui montre une nature plus sournoise que spontanée et bienveillante. Son devoir était d'avertir l’imprudent, puisqu'il ne suppose pas qu'il puisse agir ainsi en connaissance de cause. La réserve de son accueil, son silence, suggèrent qu'il -n’a pas invité Jésus par sympathie, si ce ne fut pas pour épier sa conduite.
40) Jésus répond, parce qu'il a pénétré dans la pensée de son hôte, moins pour se justifier que pour prononcer le pardon. Il demande poliment, mais froidement, la permission de parler, qui lui est accordée froidement. Si le
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δὲ εἶπεν αὐτῷ ᾿Ορθῶς ἔχρινας. Αξχαὶ στρασεὶς πρὸς τὴν γυναῖκα τῷ Ῥέρωνι ἔφη Ἑλέπεις ταύτην τὴν γυναῖχα; εἰστλθόν σου εἷς τὴν οἰκίαν, ὕξωρ μις ἐπὶ πόδας οὐκ ἔδωπας στη δὲ τοῖς δάκρυσιν ἔβρεξέν pou τοὺς πόδας καὶ ταῖς θριξῖν αὐτῆς ἐξέμαξεν, Ἰδφέχημά μοι οὐχ ἔδωκας' αὕτη ΣΣ do” ἧς εἴσῆλθον οὐ διέλειπεν καταφιλοῦσά pou τοὺς πόδας. 46 ἔλαίῳ τὴν κεφαλήν
µου οὖν ἤλειψας αὕτη δὲ μύρῳ ἤλειψεν τοὺς πόδας µου. 3 οῦ you
ν αἱ ει > 2 μα € μμ e λέγω σοι, ἀφέωνται af ἅμαρτίαι αὐτῆς αἱ Nat, ὅτι ἠγάπησεν πολύ’ ᾧ
αλ. om. δε p. εχοντων (FH) plutôt que add. (5 V). — om. ειπε a. πλειον (Έ H) plutôt que add. (S V).