Li TEMPS INVITE Α LA RÉCONCILIATION
il y à deux parties, le signe des temps, 54-56, n'a pas de parallèle, si Ia critique textuelle retranche de Mt. xvr les vv. 2b-3, Pour les νν. 57-59, cf. Mt. v, 25. 26. Il semble bien que Le. ait voulu grouper deux idées servant, pour la foule, de conclusion à son discours sur la nécessité de tout subordonner au salut, et de tout sacrifier au besoin pour être prêt à paraître devant Dieu. Le moment est venu pour le peuple de se melitre en règle.
dissension. “? Car désormais dans une seule maison cinq personnes seront divisées, trois contre deux, et deux contre trois; % ils seront d:visés, le père contre le fils et le fils contre Le père, la mère contre la fille, et la fille contre la mère, la belle-mère contre sa bru, et la bru contre la belle-mère. »
SIL disait aussi pour la foule : « Quand vous voyez un nuage s'élever sur le couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, etil en est ainsi; 5 et lorsque le vent du sud-est souffle, vous dites qu'il fera chaud, ct-cela arrive, Hypocrites, vous savez apprécier la physionomie de la terre et du ciel, et comment n’appréciez-vous pas ce
54) La petite introduction n'indique pas un nouveau sujet, mais plutôt une conclusion (vi, 5). Ce qui suit s'adresse aussi à la foule, et même surtout à la foule, car les disciples avaient compris les signes des temps. Les dissensions entrevues a1 v. 53 montrent qu'ils étaient graves. Les signes sont tellement différents dans Μί,, qu'on ne peut supposer que Le. les ait changés seulement pour le style. Peut-être le passage de Mi. n'est-il pas authentique, mais il est plus probable que les copistes l'ont supprimé faute d’en pénétrer la finesse. Ou Le. avait une autre source, ou il a remplacé un critère difficile par une météréologie de bon sens. Les grandes pluies de Palestine viennent toujours du sud-ouest. Les termes grecs pour les points cardinaux s’emploient aussi pour les points intermédiaires.
56) De même 16 νότος ou vent du sud doit être ici le vent du sud-est, ou Scirocco.
36) ὑποχριταί, a) donc ils se rendent bien compte que le temps est grave, mais, parce que les Pharisiens ne veulent pas reconnaître Jésus, la foule, pour leur plaire, dissimule et ne suit pas les bonnes inspirations qu'il lui suggère (B. Weiss).
b) Ou bien : vous Pharisiens (Schanz), dont toute l'attitude est par ailleurs dissimulée, comment êtes-vous assez aveugles pour ne pas discerner le temps? |
c) À la première opinion on objectera que la question est sérieuse, à la seconde qu'il ne s’agit pas des Pharisiens, mais de la foule. δοχιµάζειν ne signifie pas seulement discerner, mais apprécier. Quand il s'agit de la température, ils savent tirer des conclusions et bien vite. À propos de Jésus ils tergiversent, et, tantôt sympathiques, tantôt indifférents, tantôt hostiles, ils jouent une vraie comédie, ὑποκριταί a ici quelque chose de son sens de « comédiens ». Les sentiments des comédiens sont à la surface et changent à vue d'œil. Cette foule légère n'a pas compris la gravité des circonstances. Quand il est question des Pharisiens, ὑποχριταί a plus de profondeur morale, parce qu'ils savent ce qu'ils font. Le rpécwxoy du ciel et de la terre rappelle aussi le masque de la comédie.
δοκιμάζει, τὸν δὲ παιρὸν τοῦτον τῶι οὗ δοχιμάζετε; ὃτ Τί. δὲ καὶ Go’
ἑαυτῶν οὐ κρίνετε τὸ δίκαιον; Soc γὰρ ὑπάγεις μετὰ τοῦ ἀντιδίκου σου 9 η 3 3 κ. εαν θν , ee # “
ἐπ ἄρχοντα, ἐν 1% 600 Où -- ἀπηλλάχθαι ἀπ᾿ αὐτοῦ, ph ποτε Χατασύρῃ σε πρὸς τὸν χριτήν, καὶ à κριτής σε παραδώσει τῷ πράχτορι, καὶ ὁ πράχτωρ σε βαλεῖ εἰς φυλακή». ὄἈλέγω σοι, οὐ μὴ ἐξέλθης ἐκεῖθεν ἕως
37) Ils ne devraient même pas avoir besoin d'avertissement, mais, d'après leur propre conscience, ἀφ᾽ ἑαυτῶν (cf. κχι, 30), juger, c'est-à-dire décider le point de droit (ef. Act. ιν, 19). xpivev prouve bien que δοκιµάζειν signifiait apprécier, et de plus évoque l'idée du jugement inévitable, qu'il vaut mieux exercer soi-même. — δίκαιον n'est pas seulement ce qui est convenable (Mt. xx, 4), mais ce qu'exige la justice. Ce verset sert de transition.
58-59) Le parallélisme avec Mt. v, 25. 26 est plus dans la forme que dans le fond. Dans Mt. le Sauveur invite à la réconciliation — sous une forme parabolique, mais c’est bien le conseil qu'il donne. Dans Le. c'est une vraie parabole, sans application, dont le sens est assez clair. On suppose qu’un homme a gravement à se plaindre d'un autre, et qu'il est bien décidé à le faire condamner; il va le livrer au juge, et l'accusé, ne comprenant pas ce qu'il risque, se laisse emmener. Une fois remis à la justice, il est perdu! Qu'il n’attende pas ses sommations, mais qu'il cherche à être débarrassé de son adversaire en chemin, pendant que cela est encore possible! De même les Juifs devraient se repentir sans attendre que la procédure du châtiment divin soit commencée!
58) ὡς conjonction, comme très souvent et presque uniquement dans Le. par rapport aux synopt. — γάρ parce que la parabole suggère qu'il faudrait se mettre en règle. — ὑπάγειν, « suivre son chemin tranquillement », d’où même « ne pas se faire de souci ». — ἄρχων, terme assez vague, peut-être parce que le mot de juge aurait excité la défiance de l'accusé. — ἐργασία (Act. et Eph. 1v, 19 + N. Τ.), avec δός, latinisme, da operam (Schanz, B. Weiss.). — ἀπηλλάχθαι, être. débarrassé d’une facon quelconque; la réconciliation (Mt.) n'est pas exprimée parce qu'il s’agit d’une parabole, non d’une allégorie. L'essentiel est de se tirer d'affaire. Dans l'application ce ne pourrait être que par la pénitence. — κατασύρη, au dernier moment, l’adversaire emploiera la contrainte pour livrer l'accusé au juge. Plusieurs voient là une pratique de procédure romaine; c’est dans la nature lorsque l'action du ministère public n’est pas exclusive; or, elle ne l'était pas chez les Juifs (Act. νι, 11 ss.). La culpabilité, paraît-il, est claire, puisque l’ordre est donné aussitôt de mettre l'accusé en prison. Le πράκτωρ est le soldat de police chargé d'exécuter les ordres du juge contre les réfractaires.
59) Nous apprenons ici que l'accusé était un débiteur; c'est le cas le plus ordinaire; la parabole demeure une parabole. Le châtiment divin n'est pas envisagé directement comme une coercition temporaire.
Le thème de Le. n’est donc pas celui de la réconciliation, mais de la pénitence pendant qu'il en est temps encore, et ce thème est parfaitement en harmonie avec les mots ἐν τῇ ὁδῷ {aussi dans Mt.). Ἡ a donc donné à la parabole un bon
΄ temps-ci? 5’ Et pourquoi de vous-mêmes ne jugez-vous pas ce qu'il serait juste de faire? 8Car lorsque tu t'en vas avec ton adversaire auprès du magistrat, tâche pendant le chemin d’être débarrassé de lui, de peur qu'il ne te consigne au juge, et le juge te mettra entre : les mains de l'agent, et l'agent te jettera en prison. “Je te le dis, tu ne sortiras pas de là avant d’avoir payé la dernière obole. »
‘ contexte. Celui de Mt. ne se justifie pas moins; ce sont là des comparaisons quipeuvent être employées pour inculquer des vérités distinctes.