om. και α. λεγει (T H) plutôt que add. (S V
4) μετασταθῶ,-ο[. Diox Canys. πι, 75 (éd. Arnim) : ἐκεῖνον ἐκποδὼν ἐποιῄσατο χαὶ µετέστησεν, ὡς οὐκ ἄξιον ὄντα δατιλεύειν. Il ne fait plus les fonctions d'économe, mais il occupe encore le poste pour rendre ses comptes. — δέξωνται n’est pas impersonnel; il a en vue ceux dont il va faire des obligés. ’
L'idéal était donc de ne rien faire, sans être un objet de dérision. Tout à coup notre homme a trouvé. Certains débiteurs de son maître pourraient devenir les siens! Sa position auprès d’eux sera celle d'un parasite, mais d'un parasite complice qu'on ne peut mettre dehors. Il pense tout haut: le lecteur comprendra par la suite. Les fripons hésitent à mettre leurs mauvais coups sous des formules trop claires, même à leur usage. C’est d'un naturel bien senti.
5) Kat après un monologue (cf. xv, 20). Un χρεοφειλέτης (vir, 41; Prov. xxix, 43; Job xxx, 37) est un débiteur. Ce n'est donc pas un fermier en retard pour une redevance. Ces gens ont acheté des produits de l'exploitation agricole parce . “qu'ils étaient pressés — cas surtout fréquent pour l'acquisition des semences — et, comme ils ne pouvaient pas payer, ils ont laissé des billets. Aussi l’économe demande « combien » ils doiveñt, ce qui s'entend ordinairement de l'argent. S'ils répondent par des objets en nature, c’est que le contrat a été fait de la sorte, la somme à payer étant fixée pour la saison d'après le cours des denrées, cours qui n'est établi qu'après un certain temps. C'était du moins naguère l'usage en Palestine. Le raisin valait tant une aunée et tant une autre; le prix donné par le couvent latin faisait loï, mais lui était d'abord imposé par une sorte de consentement général. Natureltemént l'économe connaît le chiffre, puisqu'il a le billet; s'il le demande ce n’est pas tant pour le lecteur, car Le. aurait pu le prévenir autrement, que pour avoir l’aveu du débiteur. On est d'accord sur le chiffre; la diminution sera donc une pure faveur.
6) βάτος est le mot hébreu bath, qui avait passé en grec et que Josèphe (Ant. VII, u, 9) estime à soixante-douze setiers (ξέστης), mesure romaine, et qui équivalait à environ 38 litres. Cent baths ou 3.800 litres auraient valu avant la
je, puisque mon maître me retire l’économat? Travailler la terre,
je n’en ai pas la force, j'ai honte de mendier. # Je sais ce que je ferai, afin qu’ils me reçoivent dans leurs maisons lorsque j'aurai été relevé de l’économat. ÿEt ayant fait venir chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : Combien dois-tu à mon maitre? 6 Celui-ci dit : Cent barils d'huile. Π lui dit : Prends ton billet, et assieds-toi, écris vite cinquante. 7Ensuite il dit à un autre : Et toi, combien dois-tu? Il dit : Cent mesures de froment. Ἡ lui dit : Prends ton billet et écris quatre-vingts. 8 Et Le maître loua l’économe infidèle, de ce qu'il avait agi avec sens, car les fils de ce siècle sont
guerre environ sept mille francs. Certains mss. on préféré Le mot grec κάδος mesure estimée à 30 litres. — S'il ne s'était agi que de changer le chiffre, l’'économe n'aurait eu besoin de personne; mais la rature pouvait être découverte; mieux valait refaire le billet. Ceux qui achetaient tant d'huile à la fois étaient sans doute des commerçants qui savaient écrire. — τὰ γράµµατα au pluriel comme souvent pour désigner un titre: .
— ταχέως ne s'applique pas à καθίσας, car on ne peut guère gagner de temps en s’asseyant, mais à γράφον. Le débiteur n’a pas à délibérer, son avantage est si clair! et l’économe accoutumé à traiter avec les fils de ce siècle ne suppose pas un instant que sa conscience va protester. Mais il pourrait perdre du temps à soigner sa calligraphie, οἱο., et il faut faire vite, car on pourrait être surpris.
7) Le κόρος est encore un mot hébreu, kor, valant d'après Josèphe (Ant. XV, ix, 2) dix médimnes attiques, soit 589 litres, d’après la valeur hellénistique du médimne (art. Medimnus dans Saglio), et en tout 589 hectolitres, valant environ treize mille francs avant la guerre, quantité moins forte à proportion que celle de l'huile, à cause de la consommation courante du blé, mais qui donnait lieu à un bénéfice presque aussi considérable pour le débiteur, même en ne réduisant que de 20 0/0 (Jül.). Le prix du blé dont l'urgence est extrême varie encore plus que celui de l’huile. — L’énuméralion ne continue pas, mais il est clair que ces deux cas ne sont que des échantillons du procédé employé par l’infidèle intendant. | - 8) Le κύριος est le maître de l'économe et non Jésus, puisque celui-ci se met en scène au v. 9 où κἀγώ ne peut signifier : Je (dis) aussi à vous (contre Welh.). Mais plusieurs (451. Holtz. Loisy, etc.) soutiennent que si Luc a distingué le propriétaire et Jésus, c’est parce qu'il a*prêté à Jésus une explication de la parabole (Υ. 9) qui n’était pas celle que le Maître avait d'abord donnée au v. 8. D'après Jülicher (suivi par Loisy), c'est Jésus qui dans le v. 8 louait l’économe infidèle de sa prudence, et le sens de la parabole était une invitation aux fils de lumière d'être aussi prudents entre eux que les fils de ce siècle le sont avec ceux de leur ‘espèce. Comprenant d’ailleurs qu'une simple invitation à la prudence banale n'avait pas besoin de parabole, Jülicher met en jeu cette prudence spéciale qui ne désespère pas, et qui sait tenir jusqu'au bout, qui
υἱοὺς τοῦ φωτὸς εἰς τὴν Ὑενεὰν τὴν ἑαυτῶν εἰσί. Ko ἐγὼ ὑμῖν λέγω,
Π e + -- vi μα 3 ο) . « ἑαυτοῖς ποιήσατε φίλους Ex τοῦ pauwve τῆς ἀδικίας, ἵνα ὅταν ἐχλίπη δέξων-
profite résolument de ce qu’elle a sous la main pour assurer l'avenir. Mais alors, comme dit Wellhausen, pourquoi exclure de la lecon la richesse qui joue ici le rôle principal? Le sens de la parabole est donc donné au v. 9 et le v. 8 contient seulement l'impression faite sur le propriétaire par la conduite de son intendant, approbation à la fois et condamnation, qui achevait de caractériser la conduite de l’habile infidèle. [l ne faut cependant pas oublier que c'est Jésus qui raconte la parabole, et en mentionnant l'approbation (v. 82), il peut très bien l'expliquer de son point de vue à lui (8b).
La parabole tourne court, car ce n'est pas un récit écrit pour lui-même, et il faut supposer que le maître a pu constater l’heureux succès de la rouerie. Son intendant est une canaille, satisfaction est donnée au sentiment moral en le nommant οἰκονόμος τῆς ἀδιχίας, tournure sémitique, comme xvur, 6 ὁ κριτῆς τῆς ἀδικίας. Mais on peut très bien admirer l'habileté avec laquelle on a été joué. Ge qui arrête Jülicher c’est que, en faisant condamner le coupable, le maître eût facilement changé son succès en confusion. Mais précisément il ne le pouvait guère, tant les mesures étaient bien prises, et c’est ce qu'explique le v. 8b. Il faut convenir que le maître n'aurait sans doute pas exprimé sa pensée par une opposition entre les fils de ce siècle et les fils de lumière. Cela est de Jésus. Mais aussi le style n’est pas direct, le second ὅτι explique la première pensée. οί υἷοί avec un génitif qui le qualifie est un hébraïsme. Au siècle présent, le style rabbinique oppose régulièrement le siècle futur, mais ce ne peut être le cas ici, puisque les fils de la lumière vivent aussi dans le temps présent. On à υἱοὶ φωτός Jo. χα, 36: I Thess. v, 5 et τέκνα φωτός Eph. v, 8. On n'a pas relevé cette expression avant le N. T. Les uns sont plongés dans les intérêts du temps, les autres sont sans doute attirés vers la lumière qui vient de Dieu. Les premiers (xx, 34) sont plus habiles εἰς τὴν γενεὰν τὴν ἑαυτῶν, non pas dans la sphère de leur activité, c’est-à-dire dans le maniement des choses temporelles (Vg. in generatione sua), mais, comme l'indique clairement l’aceusatif, dans la manière d’aborder les hommes de leur sorte; γενεά est le groupe des contemporains ordinairement animés des mêmes sentiments (κ, 41 ; πι, 29, etc.). L'économe avait su prendre les débiteurs par l’intérûèt, il en avait fait ses complices, il était assuré de leur silence — et de leur bon accueil.
Cette réflexion est tout à fait en harmonie avec la parabole, maïs elle est désolante. Elle conclut que, dans les affaires, les fils de lumière sont ordinairement dans un état .d’infériorité. Jülicher leur fait dire par Jésus : ne soyez pas moins prudents entre vous. Mais ils ne vivent pas qu'entre eux. Et quand ils luttent avec les autres, füt-ce avec la dernière énergie, ils ne peuvent toujours pas employer les mêmes procédés. La sagesse humaine ne peut rien tirer de cette constatation qu'une intense mélancolie. Mais il y a mieux à. faire, et les fils de lumière l'emporteront aisément, si au lieu de s’absorber dans une lutte inégale, ils se mettent au-dessus des biens de la terre par le détachement.
9) C’est ici le coup d'ailes, la lecon religieuse de la parabole. La vraie habileté, celle des fils de lumière, consiste à donner l’'aumône en vue de l'éternité.
plus avisés enfre eux que les fils de la lumière. 5 Εέ moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec l’argent de l'injustice, afin que, lorsqu'il fera défaut, ils vous reçoivent dans les tentes éternelles.
La parabole est transposée, sans être traitée comme une allégorie, car il n'est pasexact de dire que « l’économe figure maintenant le riche bienfaisant, les débiteurs figurent les pauvres; la déposition de l’économe représente la mort du riche » etc. (Loïisy, 11, 163).
En effet, comment un fripon peut-il figurer un riche bienfaisant, des débiteurs. malhonnèêtes les pauvres, et surtout comment la déposition de l’économe qui le: force à agir vite peut-elle représenter la mort après laquelle il n’y a plus rien à faire? Dans l'allégorie les traits inventés devraient convenir à la situation réelle. Ici il y a seulement, comme dans toute parabole, une situation comparéeà une autre par un de ses aspects. C'est ce que savent Jülicher et Loïisy, mais ils. restreignent arbitrairement la comparaison, qu'ils disent primitive, à l'habileté et à l'énergie. Elle va plus loïn : de même que l'économe a su se faire des amis en ce monde, sachez vous faire des amis dans l’autre, non pas en trafiquant. malhonnêtement de l’argent, mais en vous en dépouiilant äâu profit des pauvres. On ne voit vraiment pas de quel droit on interdirait à Jésus d’avoir eu cette pensée, pour le cantonner dans une recommandation sur laquelle on ne saurait même se mettre d'accord. Π est vraiment trop aisé, après avoir ravalé la parabole à ce niveau de la juger « d'invention assez faible ». Encore ne devrait-on dans aucun cas « être tenté d'y voir une transposition réussie de la parabole du Serviteur impitoyable dans Matthieu » (Loisy, 11, 161). :
— μαμωνᾶς (dans ce passage 9. 11. 19 et Mt. νι, 24 + Ν. T.) est un mot araméen N3M9 de la forme magtol, pour Jon, « confié, déposé » (DaLmaN;.
Aram. Gram. 35 éd. p. 170 note Ἠ, qui a passé dans le Talmud.et qui avait un équivalent en phénicien : Lucrum punice mammon dicitur (Aue. De serm. Dom .. in monte 11, 14, #7). On trouve dans Hénoch Ίχητ, 10 (Livre des paraboles) : « les biens de l’iniquité ». Jésus ne veut pas dire que toute propriété soit injuste, et il ne parle pas non plus seulement des biens mal acquis. La richesse, si elle est un objet de convoitise déréglée, si on s'y atlache trop exclusivement, on peut dire telle que les fils de ce siècle l’acquièrent et la comprennent, peut être nomméé une chose d’iniquité. On est trop heureux, avec une chose si vile, depouvoir se faire des amis. Cette générosité deviendrait intéressée — sans être: coupable pour cela — si ce but était clairement et uniquement déterminant; mais ἵνα peut signifier le résultat, comme x1v, 10. — ἐκλίπητε (Vg. defeceritis) serait une allusion directe à la mort; mais ἐκλίπη, leçon mieux attestée, doit. se raporter indirectement au même moment (Loisy : « le moment de la mort ou le jour du grand bouleversement » 11, 162), où les richesses nécessairement. disparaissent, et où l’homme se trouve sans rien. Il n’est point ici question ni. de près ni de loin du prétendu grand bouleversement qui amènerait le règne de Dieu sur la terre, mais de la migration de l'âme qui va en paradis. — δέξωνται. est encore moins impersonnel qu’au v. 4, et se rapporte naturellement à φίλους, Ἡ n’est pas étonnant que les pauvres soient aussi les amis de Dieu (cf. v. 19 55.)..
πιστὸς ἐν ἐλαχίστῳ nat ἐν πολλῷ
e »ὁ 3 1 η κ / 10 « ται DUXS εἰς τας αἰωνίους σκηνάς. ὁ
πιστός ἐστιν, nai ὁ ἐν ἐλαχίστῳ ἄδικος καὶ ἐν πολλῷ ἀἄδιχός ἐστιν. 1 εἰ οὖν ορ ολ x 7. dus 2. κι 3 9 , . κ / ἀδίκῳ µαμωνᾷ πιστοὶ οὐχ ἐγένεσθε, τὸ ἀληθινὸν τίς ὑμῖν πιστεύσει; 3 ms Ὁ) 4 x 1 3 ? \ € { / ο / € … 1 ἐν τῷ ἀλλοτρίῳ πιστοὶ οὐχ ἐγένεσθε, τὸ ὑμέτερο) τίς δώσει ὑμῖν ; DS