DE PrLaTe A HÉRODE, D'HÉRODE A ΡΙΓΑΥΕ. Propre à Luc
La critique s'est exercée sur ce morceau. On a supposé une invention de Le. (Strauss, π, 346-347; Brandt, Die evangelische Geschichte.. 111-117), plus ou moins suggérée par la scène analogue de Act. xxv, 23-xxvi, 32 (Holéz.). Loisy regarde une fiction de Le. comme invraisemblable, « car l'évangéliste dépend partout ailleurs de documents écrits » (1, 638); — proposition trop bien informée. D'ailleurs « l'hypothèse d’une donnée traditionnelle » (x, 640) τν gagne rien. — D'après Loisy, ο. aurait suivi une source analogue à l’évangile de Pierre, si ce n’est une ancienne rédaction de cet évangile, dans laquelle « on peut croire que le tétrarque rendait l'arrêt de mort et présidait à l'exécution de Jésus ». Luc aurait ramené ce tableau, trop contraire à l’histoire, à des traits vraisemblables. — Mais on peut sans doute croire aussi que la légende a grossi
5Mais ils insistaient avec force, disant : « Il soulève le peuple, en enseignant dans toute la Judée, depuis la Galilée où il a commencé, jusques ici. » 6Pilate ayant entendu [ces mots|, demanda si l’homme était Galiléen, et ayant appris qu’il étaitsujet d'Hérode, il le renvoya à Hérode, qui était lui-même à Jérusalem en ces jours-là.
80r Hérode se réjouit beaucoup de voir Jésus, car depuis assez longtemps il voulait le voir pour ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait lui voir faire quelque miracle. ‘Il lui posait d'assez nombreuses questions, mais il ne lui répondit rien. {0Les principaux des prêtres et les scribes étaient là, l’accusant avec force. Cependant Hérode, avec son escorte militaire, le traita avec
le rôle d'Hérode d’après l'épisode que Luc n'aurait pas inséré s'il ne l'avait recueilli dans la tradition.
6-7) Α. suivre les suggestions du texte, Pilate agit moins pour flatter Hérode ou parce qu'il a peur de lui, que pour se débarrasser d’un procès qui l’ennuie. Aussi commence-t-il par demander si vraiment Jésus est Galiléen.
Il ne se fût pas fait scrupule de juger un étranger pour un crime commis sur son propre territoire, mais le droit romain accordait beaucoup à l’origine, et l’homme était du territoire où Hérode exerçait sa juridiction. Le prince juif.se trouvait précisément à Jérusalem à cause de la Pâque, habitant probablement le palais des Asmonéens, situé sur les croupes de la haute colline qui domine le Temple, au-dessus de l’arche dite de Robinson. — ἀναπέμπω doit être ici dans son sens juridique de renvoyer au juge compétent (Act. xxv, 21; Jos. Bell. II, xx, 5), qui était ordinairement un tribunal plus élevé; nombreux textes dans MM., par exemple Priene, 111 1. 447 (rs. av. J.-C.) : περὶ ὧν 6 στρατηγὸς Λεύχιος..... καὶ ἀνέπεμψεν [πρὸς τὴν σ]όγκλητον.
8) Le désir d'Hérode n'étonne pas les lecteurs de Ec. 1x, 7; maïs il est moins en harmonie avec xt, 81 55., et l’on ne peut assurément prétendre que Le. a sacrifié ses renseignements à un effet littéraire. D’après κητ, 31 ss., il faudrait plutôt dire qu'Hérode s’est réjoui de pouvoir exécuter ses mauvais desseins. Mais les Pharisiens qui parlaient alors en son nom ont pu exagérer ses intentions cruelles, et c'était un prince peu constant. À Jérusalem il n'avait pas à craindre pour son domaine d’agitation révolutionnaire ; sûrement même quelque signe messianique l'eùt intéressé. — ixavés aimé de Le. revient encore au v. 9.
9) Il est vraisemblable que les questions portaient sur la mission que s'atiribuait Jésus. Le Sauveur ne répond pas à ce renard (χι, 32) qui n'avait aucune autorité religieuse; la vérité n'est utile qu'aux âmes sincères.
10) Le dialogue où Jésus refuse de prendre sa part se réalise entre ses accusateurs et Hérode. Il est difficile de reconnaitre ἱστήχεισαν (H, PL.) pour une forme correcte; c'est plutôt un cas de iotacisme pour εἰστήκεισαν.
411) L'analogie avec Μο. xv, 16 55. (de mûme Mt. paral.) est incontestable :
στρατεύµασιν αὐτοῦ nai ἐμπαίξας περιβαλὼν ἐσθῆτα λαμπρὰν ἀνέπεμψεν αὐτὸν τῷ Πιλάτῳφ. 12 Ἐγένοντο δὲ φίλοι ὃ τε Ἡρώδης nat ὁ ΙΠΠιλᾶτος ἐν αὐτῃ τῇ ἡμέρα μετ ἀλλήλων΄ προὐπῆρχον γὰρ ἐν ἔχθρᾳ ὄντες πρὸς αὑτούς. 19 ΤΠιλᾶτος δὲ συνκαλεσάµενος τοὺς ἀρχιερεῖς καὶ τοὺς ἄρχοντας nat τὸν λαὸν εἶπεν πρὸς αὐτούς ροσηνέγκατέ por τὸν. ἄνθρωπον τοῦτον ὡς ἀποστρέφοντα τὸν λαὀν, καὶ ἰδοὺ ἐγὼ ἐγώπιον ὑμῶν ἀνακρίνας οὐθὲν εὗρον ἐν τῷ ἀνθρώπῳ τούτῳ αἴτιον ὧν κατηγορεῖτε κατ αὐτοῦ. Ἰδάλλ᾽ οὐδὲ "Ἠρῴδης, ἀνέπεμφεν γὰρ αὐτὸν πρὸς ἡμᾶς nat
17. om. le verset : αναγκην ὃξ ειχεν απολνειν αὐτοις κατα εορτην ενα (T Η) plutôt que add. (5 V).
des deux côtés des soldats, des moqueries, dont la principale est un vêtement ridicule dans son faux éclat. On peut en conclure que Le. a évité à cause de cela ce qui serait pour lui une troisième scène de moquerie, en passant sous silence les impropères des soldats romains, mais non pas que c’est la même scène racontée autrement. La moquerie est ici plus officielle, venant d'un prince. Hérode s’est vite convaincu que Jésus était inoffensif. Il n'eût peut-être pas reculé devant un crime, mais celui-là était inutile, et il était habile de ne pas prendre trop au sérieux les avances de Pilate.
Le petit roi juif, qui ne pouvait ignorer la facon de voir du gouverneur, entend lui montrer que pas plus que ses compatriotes il n’est dupe de la royauté de Jésus; il rejette sur le pauvre halluciné le ridicule qu’on essaye de faire tomber sur 18 nation. C’est un monarque de comédie, dont Pilate fera
ce qu'il voudra. Car le vêtement d'honneur doit bien avoir ce sens dans cette scène de carnaval (cf. Comm. Μο. 393 ss.). λαμπρά n'est pas synonyme de blanc, et ce n’est pas non plus une allusion à la pourpre: c’est un habit de gala, comme les princes en portaient (Jos. Bell. Il, 1, 1 ἐσθῆτα λευκήν), pour leur investiture. — ἀνέπεμφεν peut Signifier renvoyer (PL. Holtz.), selon son sens le plus ordinaire, mais ici il est peut-être plutôt dans le sens du v. 7. Échange de politesses.
12) Un lecteur de Le. conjecture aisément que la cause de l’inimitié était le massacre des Galiléens à Jérusalem (xmr,.1). Alors Pilate n'avait pas fait tant de façons. Ce précédent donnait plus de prix à son acte de déférence envers Hérode; c'était une avance, qui amena en effet une réconciliation. Si Pilate fut ennuyé de reprendre le procès, il devait convenir cependant que le tétrarque s’en était tiré avec esprit. C’est tout ce que ces hommes pouvaient comprendre à ces scènes où le Fils de Dieu se livrait à leur puissance et à leur frivolité.
43) Pilate n'avait fait au v. 4 qu’exprimer sa conviction personnelle. Il fallait bien rendre une sentence. C’est à quoi Le. prépare par cette convocation des prêtres etc., toujours disposés à poursuivre leur victime. D'ailleurs Pilate
dédain, ets’en étant fait un jeu, il le revêtit d’une robe éclatante ‘et le renvoya à Pilate. En ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent amis l’un de l’autre; car auparavant ils étaient ennemis.
150r Pilate ayant fait appeler les principaux des prêtres et Les magistrats et le peuple, 1411 leur dit : « Vous m'avez déféré cet homme comme révolutionnant le peuple; j'ai instruit l’affaire devant vous, et je n’ai trouvé cet homme coupable d'aucun des crimes dont vous l’accusez. Mais Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé; et [en somme] il n’a rien fait qui méritât la mort. ‘6Je 19 relâcherai done, après l'avoir fait châtier. » t7(Mais il était obligé, pour la fête, de
n'avait pas à consulter le peuple, mais seulement son conseil, avant de condamner à mort. Luc n'insiste pas sur les détails de la procédure romaine : Pilate semble uniquement préoccupé de montrer qu'il agit selon l'équité et une sorte de droit naturel. |
14) 1 rappelle le premier grief des Juifs, car pour lui le dernier ne comptait pas du tout, et le second avait relativement peu d'importance. I α fait luimême (ἐγώ) et devant eux (ἐνώπιον ὑμῶν) l'instruction qui précédait naturellement le jugement (&vazpivas) et qui était, selon divers droits, faite par un magistrat distinct des juges (cf. Anacrisis, dans Saglio). Luc nous fait ici clairement entendre que son récit est fort abrégé. — ἀνακρίνας dans ce sens ici et Act. τή, 9 x, 49; xxIv, 8; Χαν, 148; + N.T.
45) ἀνέπεμφεν toujours dans le même sens; d’autant que πρὸς ἡμᾶς marque la dignité du juge. — πεπραγµένον αὐτῷ, le datif au lieu de ὑπό avec le gén. Peutêtre le seul cas du N. T. (Deb. $ 191), mais non pas nécessairement un aramaïsme (Wellh.), puisque la tournure est parfaitement grecque (cf. Inérod. Ῥ- civ).
| 46) παιδεύω, terme bénin, que les auteurs entendent avec raison de la flagellation. Car παιδεύειν dans la pensée de Pilate, c'est castigare, presque synonyme de verberare; cf. anc. lat. (de Lyon) sur Ex. v, 16 castigati sunt, pour µεμαστίγων- . ται, et les auteurs latins, passim. Ce supplice atroce était infligé par les Romains après la condamnation à mort, mais aussi comme une peine moins grave. Pilate fait cette concession pour faire prévaloir sa solution à lui, qui est l'acquittement. Après tout, ce bruit devait avoir quelque cause, et si Jésus n'a péché que par imprudence ou pure simplicité, il se tiendra désormais pour averti. |
17-25. ΒΑΠΑΡΗΑς PLUTOT QUE Jésus (Μο. xv, 6-15 ; M£. xxvur, 45-23.26).
Le fond est comme dans Μο., plutôt que comme dans Mt., puisque Le. passe l’in-
tervention de la femme de Pilate et le lavement des mains (Mt). — Il s’est abstenu de parler de l’usage de délivrer un prisonnier à l'occasion de la fête (Μο. et Μί.), car le v. 17 ne doit pas être authentique.
[47] Omis par T. H. Souter. Dans S entre crochets, mais le tome I, p. 1446, est très net pour l’omission. Le verset est abandonné par Schanz et même par Kna-
48 2 Β - mn .
ἀπολύσω. Ἰδ ἀνέκραγον δὲ πανπληθεὶ λέγοντες Αἷρε τοῦτον, ἀπόλύσον ῃ - US ms 14ο + 1 4 δὲ ἡμῖν τὸν Βαραββαν ᾖἸ ὅστις ἦν διὰ στάσιν) τινὰ Ὑενοµένην ἐν τῇ πόλει καὶ φόνον βληθεὶς ἐν τῃ φυλακῇ. "Οπάλιν δὲ ὁ ᾿Πιλᾶτος προσεοώνήσεν
un s 3 -. 4 # :
αὐτοῖς, θέλων ἀπολῦσαι τὸν Ἰ]ησοῦν. " ci δὲ ἐπεφώνουν λέγοντες Σταύρου σταύρου αὐτὸν. ᾗ ὁ δὲ τρίτον εἶπεν πρὸς αὐτούς Τί γὰρ κακὸν ἐποίησεν + ENS # ! τ΄ 3 > , 3 3 , , οὗτος; οὐδὲν αἴτιον θανάτου εὗρον ἐν αὐτῷ) παιδεύσας οὖν αὐτὸν ἀπολύσω. 28 45 Où ἑπέκχειντ î ZX 1τού τὸ GES und 28 οἱ δὲ ἐπέχειντο φωναῖς µεγάλαις αἰτούμιενοι αὐτὸν σταυρωθῆναι, καὶ χατίσ- “vo αἱ φωναὶ αὐτῶν. 3ὰ καὶ Πιλᾶτος ἐπέκρινεν γενέσθαι τὸ αἴτημα αὐτῶν.
τὸν CE Ἰησοῦν παρέδωκεν τῷ θελήμιατι αὐτῶν.
25, om. την ᾱ. φυλακην (T Ἡ) plutôt que add. (5 V).
benbauer. Α juger d’après les témoins seuls, on pourrait hésiter; om. ABKLTI, απ de ὕαπο. lat., fu de la vg. bok (la plupart des mss.) sak. De sorte que l’omission est surtout égyptienne. Sous la forme : ἀνάγχην δὲ εἶχεν ἀπολύειν αὐτοῖς κατὰ ἑορτὴν ἕνα, Ν © etc. ance.-latt., vg. boh (mss.) pes. Arm. — Le ms. D (4) avec syrsin. et cur. transposent après le v. 19. Ce qui est décisif, c'est que l'insertion s’explique par le désir de motiver l'incident au moyen des parallèles, tandis que l’omission est inexplicable. De plus le fait que les mots se trouvent en deux endroits suggère qu'ils sont une addition, qui n'est à sa place nulle part. Avant le v. 18, elle devrait être suivie dans ce verset de οὖν {et non δέ) qui ne se trouve que dans le wss. Freer, ou bien elle devrait porter γάρ, qui n'est que dans la pes. et l’arm. Après le v. 19 il faudrait γάρ tandis que D a δέ et syrsin. et cur. ne lient pas, — On pourrait alléguer en sens contraire que ἀνάγκην εἶχε est du style de Le. (κιν, 48); qu'un simple copiste aurait plutôt suppléé d’après Mt. εἰώθει, et que précisément ce mot ἀνάγκην aura paru trop fort et aura déterminé l’omission, à moins que ce ne soit la confusion d’un copiste qui aurait passé à ἀνέκραγον. Eusèbe ἃ mis ce.verset dans ses canons.
18) Le δέ est en opposition avec la proposition de Pilate. On ne le comprendrait pas après le v. 17. Comme nous connaissons par les trois autres évangélistes la raison de l'épisode de Barabbas, nous avons ici l'impression d’une lacune (Holtz.), mais c’est bien pour cela qu'elle a été comblée. A lire Le. sans rien savoir de plus, on comprendrait assez aisément que la foule, voyant le procurateur en veine d'indulgence et disposé à renvoyer un accusé absous réclame plutôt Barabbas. — πανπληθεί (Dion Cass. zxxv, 9) + N. T. C’est toute la foule qui crie; le rôle des sanhédrites est omis, comme un détail sans importance, plutôt que dans l'intention expresse d’atténuer leur responsabilité (Schanz).'
19) Ce qui intéresse Le. plutôt qu’une coutume ou que l'intervention des sanhédrites, c’est l’odieux de la comparaison entre Jésus et Barabbas. Aussi lui applique-t-il directement ce que Μο. (v. 7) disait d’une façon plus générale de la bande dont il faisait partie. Tandis que Mc. supposait la sédilion connue, Le. dit
leur relâcher quelqu'un). 18 Mais ils crièrent tous ensemble, disant : « Fais périr celui-ci, et relâche-nous Barabbas » ; lequel avait été jeté dans la prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre! 2 De nouveau Pilate s’adressa à eux, voulant
relàcher Jésus. ; 21 Mais eux répondaient en criant : « Crucifie, crucifie-le! » Pour
la troisième fois il leur dit : « Qu’a-t-il donc fait de mal? Je n’ai rien trouvé en lui qui méritât la mort. Je le relâcherai donc après l'avoir fait châtier. » % Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu’il soit crucifié, et leurs voix devenaient plus violentes. #Et Pilate - prononça qu'il serait fait comme ils avaient demandé : #il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour une sédition et un meurtre, let} qu'ils demandaient, et il Livra Jésus à leur volonté.
plus littérairement στάσιν τινά (Mt. ne fait pas connaître {6 grief). — L’aor. βληθείς avec ἣν est une tournure rare, mais non inusitée dans la koiné.
20) Interprétation assez terne des paroles provocantes de Pilate dans Me. et Mt., qui font si bien rebondir les cris du peuple. C'est, de la même façon, un second effort de Pilate (πάλιν Mc. et Le.). — προσφωγέω, Mt. χι, 16 et Le. et Act.
21) ἐπιφωνέω, Le, et Act. seuls. « Crier », ordinairement en répondant, soit pour acclamer (Act. xt, 22), soit pour conspuer (Act. ασ, 94). — On ne voit pas pourquoi Le. ἃ écrit σταύρου à l'impér. prés. plutôt, que σταύρωσον (aor.). La foule exige que Jésus soit condamné par le procurateur, et comme elle savait bien quel était le genre de mort des condamnés, elle nomme le supplice de la croix.
22) Le. compte que c’est la troisième tentative de Pilate pour soustraire Jésus au supplice. Il lui attribue d’abord les paroles familières qui sont dans Mc., puis, sans plus parler d'Hérode, il affirme que Jésus n’a pas mérité du moins la mort, et conclut comme précédemment (ν. 16) à une peine moindre.
23) Ce n’était pas de quoi apaiser une foule excitée. Le peuple vocifère comme dans Mc. et Mt., mais Το. emploie le style indirect. φωναῖς µεγάλαις est de son style (cf. τν, 33; vin, 283 xvir, 15: Act. virr, 7, etc. mais toujours au sing.). — κατισχύω (xx, 36) est beaucoup plus fréquent au sens actif; cependant Is. xxiv, 20; Dan. (LXX) vu, 8 etc.
24) Le. a insisté. sur les efforts de Pilate, mais ne va pas jusqu’à lui enlever toute responsabilité. Même il emploie ἐπέκρινε qui manque à Μο. et qui indique bien un acte positif et souverain. Toutefois, comme cet acte contient en même temps un non-lieu (pour Barabbas) et une condamnation, Le. n’a pas eu l’intention de désigner une sentence de mort rendue dans les règles. — τὸ αἴτημα, comme le prouve le v. suivant n’est pas seulement la crucifixion de Jésus, c’est aussi la sortie de prison de Barabbas. — Dans Sylloge. 418, 62 (ru° 5. après J.-C.) αἴτημα est une réclamation importune.
25) Le crime de Barabbas rappelé augmente la faute de Pilate, mais surtout
2 Ko ὡς ἀπήγαγον αὐτὸν, ἐπιλαβόμενοι Σέμωγά τινα ἸΚυρηναῖον ἐρχόpevov dm’ ἀγροῦ ἐπέθηκαν αὐτῷ τὸν σταυρὸν φέρειν ὄπισθεν τοῦ Ἰησοῦ. 57 Ἠκολεύθει δὲ αὐτῷ πολὺ πλῆθος τοῦ λαοῦ καὶ γυναικῶν ai ἐκόπτοντο καὶ
ἐθρήνουν αὐτόν. "Βστραφεὶς δὲ πρὸς αὐτὰς ‘most εἶπεν Θυγατέρες
: ῃ 4 / 7 2 Le 4 3 Ἱερουσαλήμ., μὴ Χλαίετε ἐπ᾽ ἐμέ πλὴν ἐφ τέχνα ὑμῶν, 3 ὅτι ἰδοὺ ἔρχονται ἡμέραι ἐν αἷς ἐροῦσιν Μακάριαι αἱ στεῖραι :