‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 140 sur 350 · om. ἡ (χαι SV) τι rente (ΤΊ plutôt que add. (HSV · texte numérisé non relu

om. ἡ (χαι SV) τι rente (ΤΊ plutôt que add. (HSV

25-34. L’ABANDON AU PÈRE CÉLESTE POUR LES NÉCESSITÉS DE LA VIE (LC. χη, 22-32).

Dans Le. cet abandon conduit à la conelusion pratique : vendez donc ce que vous avez et faites-vous des trésors dans le ciel (xx, 33 s.). Dans Mt:, une fois combattu l’attachement excessif aux biens temporels (νι, 19-21), Jésus s'élève au détachement complet. Même pour ce qui paraîtrait nécessaire, il faut s'enrapporter au Père céleste, et chercher avant tout le règne de Dieu. Get'ordre-est plus logique: Le coup suprême-va-être porté; aussi l’exhortation: est-elle ardente et vibrante, avec de nombreuses interrogations, Dans les deux évangélistes, les objections de la prudence vulgaire disparaissent dans l'éclat de la munificenee de Dieu, qui pour les diseiples est un Père; dans Mt. le Père céleste.

25) Διὰ τοῦτο conservé par Le. et par Mt, quoique le contexte ne soït pas le

7 même, indique bien une conclusion. Dans-Mt: puis donc que vous avez compris

que votre cœur doit appartenir uniquement à Dieu, que c’est Π seul qu'il faut servir, renoncez à des préoccupations qui lui feraient peu d'honneur. Vous vous dites que la. nourriture est nécessaire, et aussi le vêtement ? Mais il le’sait, Et il'peut subvenir à vos besoins, car 511 ἃ donné la vieet s'il a créé le corps, il saura biem leur assurer l'indispensable. Donc point de souci. Non pas seulement pas de souct excessif, mais pas de souci du tout. Quand on prêche cet abandon à la Providence, songe-t-on un seul instant à recommander la paresse? De même que la Providence n'exclut pas la demande du pain quotidien, elle n’empêche pas le travail. En ce moment Jésus ne parle pas à des riches, possesseurs d'immenses trésors, mais à de pauvres gens qui volontiers seraient enclins à l'inquiétude, que l'intensité des préoccupations détournerait: de chercher avant tous les biens surnaturels. Il les rassure. — Le double pronom

δμῶν supprimé par Le. est bien sémitique. Dans Mt. il y a plus d'interrogations.

L’'interrogation qui invite à réfléchir se présente naturellement quand on converse avec les simples; Jésus l’a employée aussi avec les: malins pes les embarrasser.

26) Les oiseaux du ciel, expression souvent employée par Jésus, comme Le. lui-même en témoigne (Le. vm,; 5; 1x, 58, xmi, 49) et d’ailleurs-très fréquente dans la Bible. II semble done: que c’est Luc quia mis « les corbeaux ». Les provisions dans’ les greniers rappellent le vw. 19. — Cette interrogation est parallèle à la première pour la forme πλεῖον (25) et μᾶλλον, mais l'argument ne

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gent. 35 C’est pourquoi, je vous le dis : ne soyez pas inquiets pour votre vie sur ce que vous mangerez. (ou ce que vous boirez), ὲ ni pour votre corps sur ce que vous revêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps que le vêtement? 3 Considérez les oiseaux du ciel, car ils ne sèment point, ne moissonnent pas ef n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit; ne valez-vous-pas beaucoup plus qu'eux? ? Et quel.est celui d’entre vous, avec toutes ses-réflexions, qui peut ajouter à son âge une coudée? # Et pourquoi êtes-vous préoccupés du vêtement? Observez les

procède pas cette fois du plus au moindre, il va du moindre. au plus. Ce ton animé-est beaucoup plus naturel en conversation que le ton sentencieux dec.

Le dogme de la Providence appartient déjà. ἃ. l’'A.T. Il a été exprimé avec | piété et abandon: dans les psammes de Salomon: « Car, lorsque j'aurai faim, je Ver ee crierai verstoi, ὃ Dieu, et tu me donneras (à manger). Tu nourris les oiseaux:et ἜΝ les poissons, quand tu envoies la: pluie aux déserts pour la pousse de l’herbe, afin de préparer la nourriture dans le désert pour-tout ce qui y vit. Mais l’espoir à du pauvre-et du nécessiteux, qui est-ce, sinon toi, Seigneur? Et tu les exauceras, — car: qui est: bon: et indulgent, sinon toi? — de manière à réjouir l’âme de Fhumble, enluiouvrant ta main miséricordieusement » (v, 11-44, Trad: Viteau). | Cependant Jésus évoque le Père! Dans Qiddouchin, 1v, 14, souvent cité, R. Siméon : b. Éléazar (fin du πὸ 5.) dit que si les bêtes n’ont pas de souci, le travail est imposé à l’homme avec le souci à cause de ses péchés, ce qui est bien loin de l'abandon: fihal.

271) Ce verset est joint à ce qui suit par MeNeïle, mais il faudrait changer le texte, comme fait syreur. Le sens n’est donc: pas : si Dieu peut faire (etinom pas vous) ce miracle d'ajouter une coudée à votre âge, il donnera aussi le trs vétement. — Dans le contexte, et à. propos de la nourriture destinée à-entretenir la-vie, Mt., tout comme Le., doit être entendu-du temps de la vie. Si'persomne ne-peutprolonger som existence, ik faut s’en rapporter à Dieu. Pour πῆχυς au sens du tempsy cf. πήχνυιον ἐπὶ χρόνον (Mimn. fr. 2) pour un court espace du temps.

— Luca expliqué comment procède l'argument, mais il l’a bien compris.

D'ailleurs il ne faut plus hésiter (contre Preuschen, Ebeling ete.) à-voir dans Ζ l'emploi de μεριμνάω à ce verset une nuance sensible. Ce verbe ne signifie pas seulement s'inquiéter, mais: réfléchir, approfondir, calculer avec soin. C’est mêmede beamcoup le.sens dominant chez les LXX; « appliquer ses réflexions » :

Ex. v, 9. etc: Sap. xir, 22; Baruch 10, 18 : τεχταίνοντες καὶ μεριμνῶντες, καὶ οὐκ ἔστιν ἐξεύρεσις, tout ἃ fait comme Χέν, Ec. xx, 25 : il n’a pas appris d’un autre, ni trouvé par:ses propres. méditations : οὔτε μεριμνῶν εὗρεν, et comme ici.

Même sens intellectueb dans: Dém. in Midiam, 191 : le devoir de l'orateur est de parcourir tout le sujet, et ensuite de le méditer à fond : 5 ἐσχεμμένος οὐδ᾽ 6: μεριμνήσας τὰ δίκαια᾽ λέγειν νῦν, C’est précisément ce que les disciples persécutés ne devront pas faire; Mt. x, 19 — Le. x, 11.

28):Leverbe μεριμνάω revient une troisième fois, légèrement nuancé par le

fs à ἣν Û

ORAN Te ΜΠ

“οὦ͵΄͵΄ ÉVANGILE SELON SAINT MATTRIEU, Vi, 29-32. TEA

| CU Ὁ τ ἘΣΟῪ = 34 PEU ἐνδύματος τί μεριμνᾶτε; χαταμάθετε τὰ χρίνα τοῦ ἀγροῦ πῶς αὐξάνουσιν᾽ οὐ

ἈΦ x , Need Et) x S 2 !

χοπιῶσιν οὐδὲ νήθουσιν. 3ϑ λέγω δὲ ὑμῖν ὅτι οὐδὲ Σολομὼν ἐν πάσῃ τῇ δόξῃ ἐὺ ) € Σὰ | LT TE - ς αὐτοῦ περιεβάλετο ὡς ἕν τούτων. ὃ εἰ δὲ τὸν χόρτον τοῦ ἀγροῦ σήμερον ὄντα χαὶ αὔριον εἰς χλίβανον βαλλόμενον ὁ θεὸς οὕτως ἀμφιέννυσιν, οὐ πολλῷ

v. 27, avant une quatrième; Le. n’a que les deux premières. Dans Mt. il s’applique au début (25) et à la fin (31) aux deux nécessités de la nourriture et du vêtement, tandis qu’à l’intérieur du morceau il s'applique une fois à la vie (27), une fois au vêtement (28). N'est-ce pas comme une partition presque strophique dans le goût des Hébreux? Rien de plus naturel que d'attribuer à Jésus ce rythme traditionnel que Lc. aura simplifié pour éviter des répétitions. Autrement il faudrait supposer que Mt. (ou Ma.) l’a introduit comme un artifice litté-

ἡ raire. Or il est parfaitement simple.

Dans ce qui suit, ce que nous regardons comme le texte authentique de Le.

n’est relatif qu’au vêtement, filer et tisser; c’est parfaitement rationnel. Dans

Mt. la pensée évolue d’un terme à un autre. La croissance vient bien après la prolongation de la vie, surtout exprimée par ἡλικία et par πῆχυς. Les lis, comparés aux humains, ne font pas le travail, comme les hommes, et ne filent pas, comme font les femmes. Ce sont les lis « des champs », selon l'expression traditionnelle, fleur des champs (ἄνθος τοῦ ἀγροῦ ps. απ, 15), bêtes des champs (passim), herbe des champs (χόρτος ἀγροῦ Is. χα, 4 etc.), expression qui reviendra au v. 30. Le. est plus concis, mais moins familier. \

29) Comme Le., si ce n’est qu'il a omis un ὅτι superflu en grec, mais bien

araméen, puisque la traduction syrienne l’a introduit dans son propre texte (7).

30) Comme Lc., sauf qu'il a encore supprimé l'interrogation, et écrit ἐν τῷ ἀγρῷ, mettant ainsi le lieu en vedette, au risque d’affaiblir l'idée d'éphémère,

plus saillante dans Mt. où ὄντα n'est pas qualifié. — ἀμφιέννυμι de Mt. est une

forme plus ancienne, remplacée dans la koiné par ἀμφιάζω ou — ἔζω (B) dans Le.

Mais peut-on en conclure avec une pleine assurance (MM.) que Lc. représente le texte de la source commune? Précisément Si ἀμφιέννυμι était un terme hors d'usage, Lc. avait une raison de le remplacer par un terme plus clair. Un traducteur emploie plus volontiers des termes classiques que celui qui écrit pour son temps. — εἰ avec l'indicatif : « si done, comme il est constant. »

31) Le subj. aor. avec μή pour une prohibition n'indique pas une modalité bien différente de l'impér. présent; donc μὴ μεριμνήσητε n’est qu'une variante de style de μὴ μεριμνᾶτε (25). Cependant Le. ἃ préféré conserver le même temps et changer le verbe. Dans Mt. la répétition est comme une dernière présenlation de l’objection en style direct, tandis que Le. en ἃ un peu changé les lermes : μὴ μετεωρίζεσθε au lieu de τί περιδαλώμεθα. É

32) Les gentils par opposition aux disciples de l'auditoire qui sont Juifs. Luc

pas. *0Or je vous dis que Salomon lui-même dans toute sa gloire

d’un disciple. Ni Le. ni Mt. ne disent expressément que le règne sera donné, PAS

lis des champs, comment ils croissent : ils ne peinent pas et ne ftentl

n'était pas vêtu comme l’un d'entre eux. 800 si Dieu revêt de la

sorte l'herbe des champs qui est aujourd'hui et demain sera jetée : | au four, n’en fera-t-il pas bien plus pour vous, hommes de peu de | foi? #1 Ne soyez donc pas inquiets, disant : « Que mangerons-nous? »

ou : « Que boirons-nous? » ou : « De quoi serons-nous vêtus? » — #en effet les gentils cherchent toutes ces choses; — car votre Père Fe céleste sait que vous avez besoin de tout cela. % Mais cherchez ΔΝ

d'abord le règne et sa justice, et tout cela vous sera donné par ne”: Ν Ἂ - : Υ οὐδε

- ΄ = 7 79 Π Ἔ A à - 5 Ko a ajouté τοῦ κόσμου parce qu'il y avait des fidèles venus du monde, mais qu |

n'étaient plus du monde. — Le second γάρ explique pourquoi il ne faut pas LENS être inquiet, l'attitude des gentils étant une sorte de parenthèse. L'opposition

de Le. commençant par ὑμῶν avec δέ est évidemment plus élégante. ἫΝ 33) Le texte de Mt. paraît bien être τὴν βασιλείαν καὶ τὴν διχαιοσύνην αὐτοῦ. Si Be a mis la justice avant le règne, c'est comme condition préalable. Les mss. -

(Soden) qui ont ajouté τοῦ θεοῦ au règne ont voulu compléter l'idée. Cependant le texte araméen n’a pas dù avoir un seul suffixe pour les deux noms. La VF ον,

justice (qui n’est pas dans Le.) a pu être ajoutée par Mt., afin de faire rentrer toute cette lecon, v. 19 à v. 33 dans le cadre du discours sur la montagne, comme exemple positif de la justice plus parfaite (v, 20). D'ailleurs cette

addition était parfaitement en harmonie avec le sens du règne dans cet endroit. ee:

ΤΠ n’est pas question de chercher le royaume divin et la revanche (vindication) qu’il devait apporter (MeNeile). Le règne eschatologique des critiques aurait

dû venir de Dieu, il n’y 'avait pas à le chercher, mais à l’attendre, tout au plus τῇ τ:

à le demander. Tandis que ζητεῖτε se rapporte ici à une série d'actes moraux. qui faisant élection de Dieu et de son service, y engageant le cœur, le font ‘4

régner parmi les hommes. Son règne est donc sa justice, non pas précisément Fe 10 ‘la justice paulinienne de Dieu de Rom. 1, 17, mais la justice plus parfaite que | ER

Jésus est venu enseigner. — Il importe moins de savoir si πρῶτον est primitif.

Selon nous (contre Harnack etc.), Luc l’a omis à cause de son goût pour les ᾿ς

situations nettes et les déductions logiques. En définitive il ne faut chercher que le royaume de Dieu. Mais l'adoucissement de πρῶτον est bien dans l'esprit de l’oraison dominicale : le règne d’abord, le pain ensuite. L'enseignement de Jésus n’excluait pas le travail, qui est une recherche du pain quotidien. C’est beaucoup de, mettre toujours le règne de Dieu au premier rang dans … l'effort. La modération et l'indulgence sont du Maître, et non la correction

parce qu’il va de soi qu'il se réalise lorsqu'on agit dans cet esprit. Les choses + nécessaires que Dieu distribue si libéralement dans l’ordre de la nature ne sont plus aux yeux des disciples qu'un don de surcroît. — La tradition ἃ con-

servé une parole de Jésus qui ἃ été rattachée par Clém. d'Al. (Sérom. IV, γι, 34)

πάντα προστεθήσεται ὑμῖν. ph οὖν μεριμνήσητε εἰς τὴν αὔριον, rh γὰρ

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