ERIC ΟΝ
est dans ton œil? * Ou comment peux-tu dire à ton frère : « Laissemoï enlever le fétu de ton œil », quand il y ἃ une poutre dans ton œil? 5 Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton œil, et alors tu ἫΝ verras à enlever le fétu de l'œil de ton frère. 6Ne donnez pes:ce qui "000 est saint aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pour | ceaux, de peur qu'ils ne les foulent de leurs pieds et que, se tour- Le nant, ils ne vous déchirent. ÿ
doivent point donner une chose qui est sacrée pour eux en tant que corps, ! "à ἢ plutôt que comme particuliers, à des personnes du dehors : a) auxquelles cela ; sera inutile, δ) qui la profaneront, c) et qui surtout seront excitées par là à leur
faire du mal. Les disciples ne prononcent pas que ces personnes sont et demeu- 1400 reront des chiens ou des porcs, ce qui serait les juger et très sévèrement, mais] x ” simplement que leur communiquer une certaine chose serait aussi imprudent «|| mal avisé que de jeter des perles aux pourceaux. D’après le contexte du dis- M® 2# cours de Mt., cette chose à réserver, c’est la doctrine de perfection que 16 me, maître vient d'enseigner. Dans certains milieux elle serait mal comprise, done !___ inutile, et exciterait les Scribes qui voudraient venger la Loi. On pourrait faire | "4e cette difficulté que la vérité doit toujours être manifestée parce qu’elle ne peut | 7 το être qu’utile. Jésus nous donne à entendre qu’il y'a des nuances et des degrés. |"r* } Aujourd'hui encore cet enseignement peut nous étre salutaire. C’est s’'exposerät un échec et à une contre-attaque fâcheuse que d'aborder dés indifférents ou des | sectaires en leur parlant d’abord de certains mystères de notre foi, qui certes n’ont rien de caché, ni de suspect, qui sont 18. plus douce consolation des âmes | chrétiennes, mais qui ne peuvent être compris et goûtés qu’à la lumière d’autres dogmes qui étonnent moins la raison. En procédant ainsi ces hommes de zèle ne | pensent qu'au scandale et à la sottise de la Croix dont ils ne veulent pas rougir. | Certes! mais il convient aussi de ne pas jeter inutilement les perles, en s’expo- ἢ sant à se faire vider la cervelle. Ce sera assez souvent une question de circonslances, car les personnes peuvent changer: Quand M: Loisy objecte : « Comment |
supposer que les chiens et les porcs pourraient changer de nature...? » (r, 626), il transforme la parabole en allégorie. Il n'y ἃ pas dans l’ordre moral de situations irréformables. ᾿ Ge logion ne se lie pas très étroitement à ce qui précède, mais il peut très ἣ bien avoir fait partie du discours inaugural. L'avis était important pour éviter τὸ un zèle indiscret. C’est peut-être par cette notion de zèle intempestif qu’il se M rattache à la correction (vu, 1-5), et peut-être comme une retouche complétant - , le dessin. ΠῚ ne faut pas juger les défauts des autres ni les leur reprocher ὁ 4 surtout, quand on est soi-même très coupable. Mais il ne faut pas non plus, " À
quand on doit agir comme disciple, se faire trop d'illusions dans des cas "15 évidents sur les bonnes dispositions d’autrui. Jésus ne procède pas par divisions | et subdivisions, par propositions contenant d'avance les distinctions et les sous- tovdrmlet distinctions. Ses principes sont absolus dans la forme. Mais leur juxtaposition δ impose les limitations nécessaires. D'où le danger de les isoler, de les interpréter
selon une impression particulière en s’écartant de l'interprétation de l'Église. Il |
ATV
Ἷ Vie
av Ke ge MA TT ΣΝ 4 ΣΝ ΡΝ ἢ 148 | ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, V
\ = Ÿ e > € . 3 , ος ΤΑϊτεῖτε; χαὶ δοθήσεται ὑμῖν᾽ ζητεῖτε; χαὶ εὑρήσετε" χρούετε; χαὶ ἀνοιγήσεται . : dpi. ὃ πᾶς γὰρ ὁ αἰτῶν λαμβάνει καὶ ὁ ζητῶν εὑρίσκει χαὶ τῷ κρούοντι
τς ἀνοιγήσεται. 9 ἢ τίς ἐξ ὑμῶν ἄνθρωπος, ὃν αἰτήσει ὁ υἱὸς αὐτοῦ ἄρτον --- μὴ ὑπ 24 ὰ ΣΕ 2e L fe | χίθον ἐπιδώσει αὐτῷ ; 19 ἢ nat ἰχθὺν αἰτήσει — μὴ ὄφιν ἐπιδώσει αὐτῷ; Hei
| οὖν ὑμεῖς πονηροὶ ὄντες οἴδατε δόματα ἀγαθὰ διδόναι τοῖς τέχνοις ὑμῶν; ; y ) = Ù ee. +» + SRE eur ᾽ ι ἘΣ SU
᾿ : | Ζης 9. αἰτήσει (TH) plutôt que eav αἰτηση (SV).
es 10. ἡ καὶ ιχθυν αἰτήσει (TH) plutôt que καὶ εαν ιχθυν αἰτήσῃ (50). A “ἢ 12. εαν (TH) ou αν (SV). :
La
1-11. ErricaciTé DE LA PRIÈRE (Le. x1, 9-13). é Ÿ ὙΠ ἘΠ visihle avec ce Qui press Comme il a déjà été question de la prière dans ce discours (vi, 5-43), et que Lc. n'y place pas cette péricope, il ρος semble bien qu’elle ne faisait pas partie du discours inaugural. Dans Mt. c'est un avis positif qui en précède deux autres, 13 et 15, sans parler de 12, après HR, Ni les avis de forme négative. Comme dans Lc., la péricope se divise en deux PNA parties : Une affirmation en termes généraux de l'efficacité de la prière (7-8), une preuve parabolique procédant du moins au plus (9-11).
+ δὲ δι ο ἢ Impératif tout à fait abrupt, qui marque plus qu’un enseignement : une ΗΝ τς exhortation positive. L'idée abstraite de la prière énoncée d’abord est transposée τ ken métaphores. La maxime d'Épictète Ζήτει καὶ εὑρήσεις (1v, 1; 51) est expressé-
| ment justifiée par le pouvoir investigateur de la raison. La parole de Jésus se τς pattache plutôt à Prov. vu, 17 αἱ δὲ ἐμὲ ζητοῦντες εὑρήσουσιν. Le logion Oxyrk. iv, 654 μὴ παυσάσθω ὃ ζη[τῶν..... ἕως ἂν]εῦρῃ demeure obscur. — Frapper et faire ouvrir se dit chez les Rabbins (comme dans Épictètel) de l'étude persévérante : Di qui s'attache à la Michna finira par pénétrer dans le Talmud (Pesigta, 176%, dans Bacmer, Ag. ὦ. Tan. 1, 540 s.); à propos de la prière dans Megillah 12» (au TRES plus tôt-du mes. d'après Bischoff, p. 92). L'idée de recherche qui ne suppose À qu'un effort personnel est encadrée dans la demande et l'acte de heurter, où le succès dépend entièrement d’un autre. | 8) Mais le bon résultat est certain, pourvu qu'on se décide à la prière. 9) La tournure de Mt. est plus coulante et tellement plus naturelle pour un Sémite, que syrsin. el cur. l'ont conservée dans le texte de Le. En grec ce serait : . τίς ἐξ ὑμῶν τῷ υἱῷ ἄρτον αἰτοῦντι λίθον ἐπιδώσει x. τ. À. (Blass-Deb. $ 469). Quoi qu'il en soit du texte de Le., les deux termes de Mt. pain et poisson, pierre et serpent sont parfaitement en situation en Galilée, non loin du lac, et dans un ordre naturel.
11) Mt. ἀγαθά, sûrement primitif par rapport à l'Esprit-Saint de Le. C’est la seule restriction à l'efficacité de la prière. Dieu ne l’exauce que pour le bien de celui qui prie. Quant à πονηροί, les anciens protestants l’entendaient du péché
{PCT 7} ND ARTE
τ “à Ye : ΣΟΥ ἢ | +4 7er PSE AGE *
2 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, Vi, 19.
TDemandez, et on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez: ὯΝ frappez, et on vous ouvrira. $Car quiconque demande, reçoit, et Ὁ celui qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira. ° Or quel est 4 l'homme parmi vous, auquel son fils demandera du pain, — lui Ï donnera-t-il une pierre? ! Ou si encore il demande du poisson — 10 lui donnera-t-il un serpent? !! Si done vous, tout méchants que vous Ε ètes, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera de bonnes choses à ceux qui le prient! 1? Donc, tout ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le leur aussi vous-mêmes : car c'est cela la Loi ὁ r et les prophètes. ; Fa à ;
originel (de même encore Schanz, Knab.), mais Chrys. a bien touché le point : | + Il ne le disait pas pour diffamer la nature humaine; ni pour déciarer mauvais | le genre (humain), mais en comparaison de sa bonté, nommant méchante (même) |. la tendresse paternelle; tant est grand l'excès de son amour pour les hommes »! 12) La RÈGLE D'or (cf. Le. vi, 31). ! t : pe . Elle faisait partie du discours d’après Le. qui l’a insérée au bon endroit. ; 13) οὖν ne se rattachant pas à ce qui précède ne peut marquer qu’une conclu- προ. sion générale. ' ; | 3 C’est une subtilité de dire avec Chrys. : « Si vous voulez être exaucés, en plus + de ce que j'ai dit, faites encore cela. » Si le contexte avec ce qui précède était : rigoureux, on aurait abouti à la forme hypothétique d'Augustin : Omnia quæ- +1 cumque vullis fieri vobis (c'est-à-dire par Dieu), haec et vos facite. De même que + vous serez jugés selon que vous aurez jugé, vous recevrez selon que vous aurez ie donné. Mais ce serait créer un texte de fantaisie. La règle d’or, comme Aug. l'a remarqué, ne comprend même pas expressément l'amour de Dieu, et l'on (2008 s'explique mieux la conclusion sur la Loi et les Prophèles dans le contexte de 00 Mt. xxu, 40. Il semble donc résulter de tout cela que la place primitive du 12e Logion et sa teneur sont ceux de Le., c’est-à-dire dans Mt. après v, 42 (Loisy, 16 Plum.). Cependant il faut expliquer Mt. Il aura voulu donner une conclusion générale au corps du discours, avec une tnclusio sur la loi et les Prophètes (v, 47). Pour cela l'amour du prochain, comprenant celui de Dieu, était tout Ἢ ΕῚ désigné. Peut-être aussi la façon dont le père traite ses enfants en répondant ἃ “AR leur demande a-t-elle conduit à la façon dont on doit traiter le prochain, liaison de pure forme qui est dans la manière sémitique (psaumes dits graduels). Nous avons noté sur Le. que la forme positive de la règle est propre à Jésus; ? c'est aussi ce qui la rend parfaite. . ΜΝ 13-27. ÉPILOGUE ET CONCLUSION. s | MU: NT Les anciens codes législatifs étaient suivis de bénédictions et de mal MS ἃ .(Lev. xxvi; Dt. xxvint). Jésus indiquera dans sa conclusion (24-21) le sort del , ceux qui mettront en pratique ses discours ou refuseront de le faire. Mais Η auparavant il fixe bien clairement les conditions de la lutte. En effet nous n'avons plus ici d'avis précis sur la conduite à tenir, mais plutôt une exhorta-
+ PROD ἢ νυ ΝΣ ΨΥ Lie
150 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, VII, 13-14. Fu
18 Τυἰσέλθατε διὰ τῆς στενῆς πύλης" ὅτι πλατεῖα χαὶ εὐρύχωρος ἡἣ ὁδὸς À ἀπάγουσα εἰς τὴν “ἀπώλειαν, χαὶ πολλοί εἰσιν οἱ εἰσερχόμενοι δι᾿ αὐτῆς. rl στενὴ ἡ πύλη χαὶ τεθλιμμένη à ὁδὸς ἣ ἀπάγουσα εἰς τὴν ζωήν, καὶ ὀλίγοι εἰσὶν οἱ εὑρίσκοντες αὐτήν. 15 ἹΙροσέχετε ἀπὸ τῶν ψευδοπροφητῶν, οἵτινες ἔρχονται πρὸς ὑμᾶς ἐν ἐνδύμασι προβάτων ἔσωθεν δέ