‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 148 sur 350 · Les peux voies (cf. Le. xur · texte numérisé non relu

Les peux voies (cf. Le. xur

Le programme tracé, il faut se mettre en route; c’est déjà la situation de Ex. xx, 20, après le Code de l'Alliance. Rien de plus naturel dans un discours

-inaugural. Luc ne parle que de la porte étroite dans un logion relatif au salut.

S'il n’a pas démarqué Mt., il est encore moins probable que Mt. ait construit sa péricope d’après ce logion.

13) Nous omettons à πύλη après πλατεῖα avec N, un cursif de Jérusalem {1 1246 Soden), af. ( compris Cypr.) α ὃ ὁ h Clém. Orig. grec, Eusèbe, Hippolyte. Cest peu, mais cette lecon est excellente : pour la perdition il n’est pas besoin de porte, la large route conduit à l’abîme. Mais il était inévitable que cette porte large fût ajoutée pour compléter mécaniquement l’image d’après le v. 14, et d’après le souvenir de la porte de l'Hadès (Sap. xvr, 18; Is. xxxvur, 40). Nous avons donc d’une part l’image d’une porte étroite, d'autre part une route large

et ouverte, comme ces pistes qui s'étendent à droite et à gauche sur un terrain

plat. — διά peut se dire d’une route, cf. π, 12, mais a probablement contribué à l'insertion de ἡ πύλη qui rend la locution plusnormale.

14) La leçon τί au lieu de ὅτι au début est dans le style de vr, 23, une sorte d'exclamation douloureuse, plus expressive que ὅτι, parallèle logique de ὅτι au v. 13, et qui n’est guère soutenu:que par l'Égypte B N X minusc. bo. sa. — Cette fois 4 πύλη est bien authentique, c'est le thème principal, placé ici en vedette, même avant le chemin. La voie est τεθλιμμένη, pressée, serrée, comme un col qui passe entre deux rochers ou entre un rocher et le précipice; οἵ. rv Esdr. vu, 78. Introïtus autem eius angustus et in praecipiti positus, ut essetiæ dextris quidem ignis, a sinistris vero aqua alta ; Semita autem est una sola inter eos posita, hoc est inter ignem et aquam.

| L'important est de noteriqne la porte n'est pas au terme du chemin, mais à l'entrée. Ce n’est pas une θύρα donnant entrée dans la salle du festin, comme dans 16 logion différent de Le., mais une πύλη qui peut tre une porte à: l'entrée d’une voie, comme dans les cités antiques.

(418), 19); le chemin de la vie et le chemin de la mort (Jér. xxr, 8), celui de bu. À

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13 Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car large (est la Ἢ porte) et spacieuse la route qui conduit à la perdition, et nombreux ΧΊΩΝ sont ceux qui s'y engagent. 14 Combien étroite la porte et resserrée | la route qui conduit à la vie, et peu nombreux sont ceux qui Ια Ex. trouvent! 15 Tenez-vous en garde contre les faux prophètes, qui

viennent à vous en habits de brebis, mais au dedans sont des loups

Aussi n’est-ce pas la porte qui donne entrée da vie, mais le chemin qui “4 y conduit, comme un autre conduisait à la perdition. Ces chemins doivent done “. s'entendre au sens sémitique d’une doctrine pratique (Act. 1x, 2), comme les ᾿ς deux voies de la Didachè (r-n) et de l’épitre de Barnabé (xvm-xx). C'est ἡ. choix entre la vie et la mort (Dt. xxx, 19), selon qu’on observe où non les ἫΝ commandements de Dieu. On ne peut rien en conclure directement sur le nombre a: des élus. Ceux qui sont dans la voie large vont à la perdition. Mais il faut ς΄ compter avec la miséricorde de Dieu. Les paroles de Jésus s'entendent du spéctacle qu'offre la vie. 11 suffit d'ouvrir les yeux pour constater combien est petit le nombre de ceux qui s'imposent une discipline morale et religieuse sérieuse. Jésus demande à ses disciples d'être de ceux-là en entrant par la porte étroite, pour suivre la voie resserrée qui conduit à la vie. Cette image dérive tout Ὁ naturellement des principes anciens (désormais compris el perfectionnés), ainsi que l’a bien vu Norden (Die antike Kunstprosa, p. 467). LA. T. connaissait les portes de la mort (Ps.1x, 13; Job χχχυπι, 17) et les portes de la justice (Ps. ERVI CAS

perdition étant facile (Eecli. xxr, 10).

Chez les Grecs, depuis Hésiode, on connaît la. voie facile qui est celle du vice et la voie escarpée et rude de la vertu, à laquelle on s’habitue par l'exercice (Op. dies 288 55.). C’est à cette tradition que Philon ἃ emprunté ses images, De ebriet. 450, p. 380 et De agric. 104, p. 316. Le pseudo-Cébès (1° siècle ap. “0 {7)7 21000 tout cas avant le ne s.) y a joint la porte, après la route, car il s’agit du salut seulement dans cette vie, tel qu’on se le procure en entrant dans l'école stoi- τ cienne (ou pythagoricienne) : οὐκοῦν (ne vois-tu pas) καὶ θύραν τινὰ μικρὰν καὶ ὁδόν͵ τινα πρὸ τῆς θύρας, ἥτις où πολὺ ὀχλεῖται, ἀλλ᾽ ὀλίγοι πάνυ πορεύονται ὥσπερ δι - 1 ἀγοδίας τινὸς καὶ τραχείας καὶ πετρώδους εἶναι δοχούσης; (Tabula XV). | Ἶ γ᾿.

L'opposition entre la vie, ζωή, el la perte, ἀπώλεια, est très marquée dans les ? Ps. de Sal. : ἡ ἀπώλεια τοῦ ἁμαρτωλοῦ εἰς τὸν αἰῶνα... οἱ δὲ φοθούμενοι κύριον ἀναστήσονται εἰς ζωὴν αἰώνιον (ur, 13 et 16; cf. sur Ῥἀπώλεια Ps.=Sal. 1, 35; χα, 10; XV, GUESS αν, 14; xvu, 26). ᾿

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