‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 188 sur 350 · L. epayov (TH) ou εφαγεν (SV). — ο (TH) plutôt que ους (SV · texte numérisé non relu

L. epayov (TH) ou εφαγεν (SV). — ο (TH) plutôt que ους (SV

1-8. PREMIÈRE QUESTION RELATIVE AU SABBAT, LES ÉPIS (Mc. 11, 23-28; Le. VI, 1-5). Pour l'explication réelle, cf. Comm. Mc.

1) Mt. débute par une indication du temps, mais presque aussi vague que Vabsence. de date dans Mc. et dans Le. — Ce qui est essentiel, c'est que c'était un sabbat (o466arx, pluriel pour le sing.). Me. ne parle que de l’action; Mt. indique le motif : les disciples avaient faim, et de fait ils mangèrent; or Le. est avec Mt. sur ce dernier point. — ἐν GE Ἂν est dans Mc. mais eût été lourd après: ἐν ἐχ, τῷ καιρῷ, Ὶ 2) Les Pharisiens s'adressent à Jésus, comme dans Mc., et c’est bien lui qui ἢ répond. C'est donc Le. qui s’est écarté de la tradition. LA

4) Mt. comme Le. omet le synchronisme d’Abiathar, ce qui 8 'expliquerait sans ἡ dépendance, mais il dit εἰ μὴ τοῖς ἱερεῦσιν μόνοις, et Le. ἃ aussi μόνους. Le. ἃ mis en ordre la phrase de Mc., tandis que si Mt. a le pluriel ἔφαγον, cela met moins en relief la personnalité et la responsabilité de David.

5) Propre à Mt., mais tout à fait en situation : ἢ οὐχ ἀνέγνωτε, répond au même mot, v. 3, comme une seconde strophe. L'exemple de David était très heureusement choisi, et les scribes n’auraient pas osé dire que le saint roi avait eu tort; une action d'un pareil homme dans l'Écriture était toujours censée louable ou du moins permise, si elle n'était blâmée expressément. Mais une dérogation exceptionnelle à une loi résolvait-elle la question du sabbat? Aucun évangéliste

ne [ἃ pensé, puisqu'ils ont ajouté une autre raison. Mais déjà Mt. en donneune

ΝᾺ 5 Le ΓΝ ΤΣ ιν τὴ τ 4 : RES Σ | Ûa MN ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, ΧΙ, 6-7. Ὁ 232 Ἢ

Hi s ἐ ; ‘ ἃ È ô Αι 1 γῇ 1 En ce temps-là, Jésus vint à passer un jour de sabbat ἃ travers les ΩΣ récoltes; etses disciples eurent faim et se mirent à arracher des épis Un et à manger. ?S'en apercevant, les Pharisiens lui dirent : « Voici que tes disciples font ce qu'il n’est pas permis de faire pendantle sabbat. » ®Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David lorsqu'il eut faim, ainsi que ceux qui étaient avec lui? kComment il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de À proposition qu’il n’était permis de manger ni à lui πὶ ἃ ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls? 5 Ou n’avez-vous pas lu * dans la Loi que le jour du sabbat les prêtres qui sont dans le Temple violent le sabbat, et ne sont pas coupables? SOr je vous. dis qu'il y ἃ ici plus grand que le Temple. ἴ ΕΓ si vous aviez COMἱ ; λον : π΄ qui est plus topique, puisqu'il s’agit d'un usage constant, et peut-être même | Jésus a-t-il visé spécialement la loi sur les pains de proposition, qui ordonnait de les placer le jour du sabbat (Lev. xxiv, 8). Même le sacrifice de l'agneau était doublé ce jour-là (Num. xxvm, 9). — δέδηλος, « accessible » (βαίνω), par opposi= . tion au Haram réservé à Dieu, d’où le verbe βεθηλοῦν peut-être formé par les + LXX pdur signifier rendre profane. D'ordinaire c’est une sorte de sacrilège, et il semble que la Bible n’emploie ce mot que dans notre sens de profanation (Is. vi, 2. 6; Soph. ur, ὦ etc.). Mais on pouvait licitement faire passer un objets | sacré à l'usage profane; le même mot ὙΠ « profaner », signifie chez les

rabbins l'usage profane licite relativement à une chose sacrée, spécialement «une plaie pour laquelle on profane le sabbat » (4b. Zar. 28). C'est dans ce sens que le mot est employé par Jésus; aussi les prêtres sont-ils ἀναίτιοι, ce qui Ÿ “ se dit des personnes en grec, mais seulement du sang dans les LXX (ΜῈΝ). NON 6) Ce verset, propre à Mt., est nécessaire, quoi qu'on en dise (MeN., Klost.), ὦ car on eût pu répondre que le Temple avait ses privilèges. Les modernes | objectent que l'exemption était en faveur du service du Temple, et que les # disciples n'avaient pas encore rendu de culte à Jésus. Mais l'argument ne suppose pas un parallèle aussi étroit. On dirait que Mt. ἃ évité à dessein le masculin … Ἄ μείζων, qui mettrait plus en relief la personne du Messie. Ce qui est comparé au Temple c’est quelque chose d'indéterminé, dont le Messie est assurément le centre, mais qui figure comme un ordre nouveau au-dessus de l'ancien (cf. ἮΝ xt, 11). \ Εν ε 7) Propre à Mt. Aucune raison, bien au contraire, de le croire transposé tel ὁ - quel d’après une autre circonstance. Nous ne parlons pas de la citation d'Osée a vi, 6, qui a déjà été employée dans Mt. 1x, 13. Ici, comme dans toute cette série ” de discussions, Jésus prend l'offensive et révèle, sinon à ses adversaires, du moins ΜΌΝ aux autres, de quel esprit les scribes sont pénétrés. En admettant qu'ils n'aient pas compris que désormais la Loi serait remplie d'après un esprit nouveau, "0 ils auraient dû savoir du moins que l'économie ancienne mettait déjà la charité "Ὡς ἊΝ | au-dessus des sacrifices. Ce simple principe eût dû les empêcher de condamner

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M; a = ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XII, 8. à [700 * A “, » , 4 ᾿ 3 1. ? !

. neue τί ἐστιν Ἄλεος θέλω χαὶ οὗ θυσίαν, οὐχ ἂν χατεδιχάσατε τοὺς ἀναι-

4 τίους. Sxbpros γάρ ἐστιν τοῦ σαββάτου ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου. ἢ ο΄) ϑϊΚαὶ μεταβὰς ἐχεῖθεν ἦλθεν εἰς τὴν συναγωγὴν αὐτῶν χαὶ ἰδοὺ ἄνθρωπος ;

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Ἂν : ᾽ * des innocents, car les disciples l’élaient, puisqu'ils n'avaient pas wiolé la Loi, subordonnée à la nécessité. Cette nécessité correspond bien à la faim que les disciples avaient éprouvée dans Mt. seul.

CM 8) Dans Me. l'épisode des épis donnait lieu, au v. 27, à une conclusion très naturelle. Si l’homme peut dans certaines circonstances violer le sabbat sans être en faute, c’est qu'en somme le sabbat est pour l'homme et non l'homme pour le sabbat. Mt. eût pu la placer après son v. 4. Mais il l’a omise parce. ‘= ον qu'ila passé à un autre ordre d'idées qui permettrait une conclusion d’une portée plus haute. Celle de Mc. valait pour l’ordre juif. Mais Mt. a introduit une sorte de crescendo conduisant à un ordre nouveau. Le sabbat est une institution divine qui n’est pas applicable si elle lèse + l'homme. Combien plus si elle paralysait le culte divin! Elle n'était donc pas |. applicable au Temple. Mais il y avait plus que le Temple depuis que Jésus avait paru. Il y avait le Fils de l'homme. Les disciples étaient innocents sous l'œil de leur maître, car le Fils de l’homme est le Maître du sabbat. Sans abolir formellement le sabbat, Jésus laissait pressentir qu'il serait subordonné à sa personne et à son œuvre. Jésus ἃ pour ainsi dire transporté-la question du domaïne de la morale dans la sphère historique de la religion. 4 Au lieu d’une conclusion morale permanente ἐπ casu, il suggère que des changements pourraient résulter d'une situation nouvelle. Tout est donc parfaitement dans l'ordre, et dans Mc., et dans Mt., et rien me s'oppose à ce | er que les paroles de Jésus aient contenu les deux éléments, en plaçant, comme nous disions, la conclusion de Me. où il l’a placée, avant le second degré de la discussion. Maïs la conclusion de Mt. placée au v. 28 dans Mc. n’y «est pas : préparée. Elle ἃ tout à fait l'aspect d'une addition, addition très ancienne, , puisqu'elle est dans Le. Ce dernier ayant sûrement senti la difficulté de ἡ mettre bout à bout les deux conclusions sans autre explication, a préféré la ἡ seconde qui préparait mieux l'avenir et mettait plus en relief la personnalité sde Jésus. — Mt. et aussi Le. ont mis τοῦ oué6drov à sa place normale après 1 le nomen regens, tandis que Mc. l’a rejeté à la fin avec καί, ce qui produit | plus d'effet. Ce passage est très fort pour indiquer une certaine dépendance du Mc. actuel vis-à-vis de Mt. :

ἈΦ 9-14. DEUXIÈME QUESTION SUR LE SABBAT (Mc. πι, 1-6; Το. vi, 6-41). Υ | L'indépendance de Mt. à l'égard de Me. éclate ici d'autant plus que Le. a

“conçu l'épisode comme Mec. Dans leur récit, Jésus connaît les mauvaises dispo- 4

|: sitions de ses adversaires et les met en demeure de se manifester par une mise

| en scène hardie. Le malade est placé au centre de la réunion, comme pour

ὌΝ poser d’une manière concrète le conflit entre la bienfaisance qui devraït s'émou- "ἢ

% re ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous

| ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, x, 9-10. . 235

n’eussiez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables. $Car le Fils de l'homme est maitre du sabbat. »

Et, parti de là, il vint dans leur synagogue. 10 Et voici [venir] un

homme ayant une main desséchée. Et ils l’interrogèrent, disant :

« Est-il permis de guérir, un jour de sabbat? » — afin de l’accuser. ἈΠ leur dit : « Quel est celui d’entre vous, qui n'ayant qu'une

voir, et une prétendue obligation légale. nr ne est PIESaoR ΕΝ

n'obtient que le silence.

Dans Mt. la présence du malade n’est qu'une occasion pour les adversaires de poser une question de droit, à laquelle Jésus répond. 1l «est impossible de méconnaître ce que le mode de Mc. a de vivant et d’expressif, surtout de l’âme :

de Jésus; sauf cette impression de tristesse, Le. a tout reproduit; sa dépendance

est évidente. Mais si l’on constate que ce petit drame est dans Mi. une diseus-

sion d'école, on devra convenir aussi qu’elle émane d’une autre manière de rendre les faits évangéliques, dessein qu'il était plus aisé de concevoir et d'exécuter si l’on n'avait pas sous les yeux un récit comme celui de Mc., dont

ἢ eût été difficile de faire abstraction, dans T’hypothèse où Me. eût servi de . Source. .

9) μεταδαίνω, jamais dans Mc.; indique dans Mt. seul les téplacements de Jésus (τι, 11; xv, 29), sans qu'on puisse savoir si le déplacement est considérable. En tout cas Mt. s’est abstenu de dire que ce sabbat était le même

que le précédent, ce qui est exclu nettement par Le. (ἐν ἑτέρῳ σαδδάτῳ) et aussi par Me. (son πάλιν). — Le lieu n’est pas indiqué non plus; leur synagogue, cf. 1v, 23; leurs villes, "τὶ, 4. — ΜΙ. suit sa propre manière bien plutôt que celle de Mc.

10) καὶ 1806, l'homme se présente pour poser le casus. Sa main est ξηρά (de

même Le.), dans Mc. ἐξηραμμένη. Jérôme : In evangelio, quo utuntur Nazaraeni et Ebionitae, quod nuper in graecum de hebraeo sermone transtulimus, et quod vocatur αἱ plerisque Matthaei authenticum, homo iste, qui aridam habet manuwm, coementarius (maçon) scribitur, istiusmodi vocibus auxilium precans : Caementarius eram, manibus victum quaeritans; precor te, Iesu, ut mihi restituas Ὁ sanitatem, neturpiter mendicem cibos. Sur cet évangile, cf. RB. 1922,». 101 55.; 324 ss. Ce souvenir de la tradition pourrait bien être authentique, mais c'est peut-être aussi un ornement pour mettre en relief la dureté des Pharisiens. Car

ceux qui interrogent sont sans doute les mêmes que dans la scène précédente. La question est posée nettement et sera résolue (v. 12) dans les mêmes

termes. L'auteur est un esprit positif, attentif à la doctrine, habitué aux discussions. Dans Mc. (Lc,) les adversaires observent ce que Jésus va faire, dans Mt. ils veulent le prendre à ses paroles. Le but est le même, avoir une

raison d’aceuser le Maître devant un tribunal. 115.) Dans Mc. {Le.) Jésus devait répondre par un acte. Dans Μί., Hide

ἐξ ὑμῶν ΠῚ ΗΝ, ὃς ἕξει 1 DT ἕν, χαὶ ἐὰν ἐμπέσῃ τοῦτο τοῖς σάββασιν, εἰς βόθυνον, οὐχὶ χρατήσει αὐτὸ χαὶ ἐγερεῖ; ᾿ξ πόσῳ οὖν διαφέρει ἄνθρωπος | δ προβάτου. ὥστε ἔξεστιν τοῖς σάββασιν χαλῶς ποιεῖν. 18 δότε λέγει τῷ ἀνθρώπῳ ἼἘχτεινόν σου τὴν χεῖρα. χαὶ ἐξέτεινεν, χαὶ ἀπεχατεστάθη ὑγιὴς ὡς ἡ ἄλλη. 1: ᾿Ἐξελθόντες δὲ οἱ Φαρισαῖοι συμβούλιον ἔλαβον rar’ αὐτοῦ

SO Καὶ ἠχολούθησαν αὐτῷ πολλοί, nat ἐθεράπευσεν αὐτοὺς πάντας; ὃ χαὶ ἐπετίμησεν αὐτοῖς ἵνα μὴ φανερὸν αὐτὸν ποιήσωσιν" live πληρωθῇ τὸ

Ai | à

il argumente. Les vv. 11 et 12 sont donc propres à Mt. qui n’a pas la même mise en scène.

11) La question ne. porte pas sur le fond du débat, comme dans Mc. et Le., mais sur un Cas particulier qui permettra, par analogie, de résoudre au fond. Il y ἃ un parallèle dans Le. χιν, 5, mais avec des notes spéciales : un fils ou un ᾿ bœuf dans un puits, tandis que, dans Mt., une brebis dans un trou; ce dernier terme est si général qu’il est inutile de chercher un répondant en Palestine. Dans Chabbat 128b, on suppose qu’une bête tombe dans un bras d'eau (NN HS probablement un étang où l’on mène boire les bêtes. D'après Rab,

amorra du ie s., il était permis de la soutenir au moyen de couvertures et de coussins, ce qui ne paraît guère pratique. Les termes employés par le Sauveur prouvent qu'alors on avait assez de bon sens pour ne pas se faire: trop de scrupules. Seulement c'était en vertu du principe général qu'il faut épar-

gner les biens d'Israël. Cependant, d’après 76). Keth. 1v, 29b, « les Galiléens étaient plus soucieux de leur honneur que de leur argent, et les Judéens au contraire se souciaient de l’argent, mais non de l'honneur ». Si les Pharisiens τ étaient venus de Jérusalem, la lecon eût été plus cinglante pour eux. — La coustruction est sémitique. D'abord une sorte de casus pendens, puis une condition coordonnée, puis l’action du sujet; cf. Gen. xx1v, 14etc. et avec l'inter-

rogation Gen. xxvir, 33. |

12) Combien un homme l'emporte! cf. vi, 26; x, 31. La conclusion est égitime. Car la question n'est pas de savoir s’il est aussi urgent de guérir une main desséchée, dont le mal est stationnaire, que de tirer d'un trou une bête qui a peut-être un membre brisé. Jésus a raisonné avec les rabbins selon leur méthode de résoudre un principe d’après un cas particulier; mais le principe une fois entrevu a sa valeur propre. Tout acte bon moralement (I Cor. vi, 37) peut être accompli le jour du sabbat. La conscience — influencée peutêtre par l'intérêt — fait juger bon le travail qu’on s'impose en faveur d'une bête. Combien plus l'acte de guérir un homme! C'est en somme le même raisonnement que dans Mc., avec la conclusion positive, mais qui ne laisse entrevoir ni l'embarras des docteurs, ni la douleur que cause au Maître leur silence.

13) Comme Me., mais au lieu de répéter « sa main » (ce qu'a fait Le.!}, Mt. insiste sur la parfaite guérison. L'emploi du mot ἀπεκατεστάθη (par les trois)

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brebis, si elle tombait dans une fosse un jour de saisirait et ne la retirerait? 15 Combien donc un homme l'emporte |. sur une brebis! De facon qu'il est permis de bien faire un jour de sabbat. » 13Alors il dit à l’homme : « Étends la main. » Etil l’étendit, et elle redevint saine comme l’autre. t*0r les Pharisiens À sortirent et tinrent conseil contre lui sur les moyens de le perdre.

Jésus l'ayant appris se retira de là. Et beaucoup le suivirent, etilles guérit tous, 16 οὐ il leur enjoignit de ne pas le mettre en

na

peut bien trahir une influence littéraire qui a pu s'exercer sur 16 traducteur de Ma., quoique la tradition ait pu avoir ses formules stéréotypées dans des € pr

semblables. \ ἘΣ 44) Les Pharisiens sont enfin nommés, comme dans Mc. qui ἃ en plus les Héro- ᾽ diens (avec son εὐθύς favori). — On ne dira pas que συμθούλιον est emprunté

: à Mc., si l’on se rappelle que Mi. seul l'emploie avec λαμθάνειν, et fréquemment um, 433 xxvir, 4.7; xxvin, 12. D'ailleurs ce dessein des Pharisiens n'a aucur conséquence signalée dans Mc., tandis que dans Mt. il va décider Jésus à se retirer (γνούς). Luc. qui ménage une gradation (et peut-être à cause du peu de résultat du dessein dans Mc.) ἃ atténué beaucoup : les adversaires se con-

sultent simplement. | 15-21. La DOUCEUR ET L'HUMILITÉ DE JÉSUS PRÉDITES (

19). , On veut que Mt., ayant déjà utilisé Mc. πὶ, 1-12 avant son discours sur la montagne (rv, 24 s.), se soit encore servi ici de son texte. Rien de plus arbitraire. Car Mt. qui avait déjà mentionné le grand succès de Jésus auprès de la Ἢ foule, veut plutôt ici marquer son désir de ne pas faire trop de bruit. Il nya | donc qu’une rencontre sur quelques termes, que nous aurons à expliquer. | Mais la pensée elle-même est profondément originale, en harmonie avec les 4 antécédents dans Mt. C'est la mise en pratique du conseil que Jésus ἃ donnéà δ᾽ ses apôtres de céder à la persécution (x, 23) et en même temps le commentaire anticipé dans Isaïe de ce qu’il a dit de lui-même, qu'il était doux οἱ humble de cœur (xt, 29). ΝᾺ 45) γνούς propre à Μί., peut s'entendre :

ἀνεχώρησεν est un mot de Mt. (10 fois), qui n’est employé par Mec. qu'ici, jamais à : par Le. (Jo. vr, 15; Act. xxur, 19; xxvi, 81; + NN. T.), et dans M. le plus souvent dans le sens de se dérober à un danger. C'était le conseil donné par Jésus aux apôtres (x, 23). Cependant ce n’est point une fuite cachée aux Pharisiens. 4 C'était déjà rompre leur dessein que de cesser d’argumenter contre eux dans les ἣ synagogues. Hors des villes, accompagné d’une foule nombreuse, Jésus était ς΄ plus en sûreté. | ΜΕ ΚΩ͂Ν 16) 11 guérissait, mais ilne voulait pas que ses miracles, accomplis par bonté, 1: ‘4 lui fissent une sorte de réclame. Aussi interdisait-il à ceux qui étaient guéris αν qu’on le fit connaître, sous-entendu comme le Messie. Il faut reconnaître l'étroite

Enr

cf. Mc. πα 7-12; Le. vi, 17-

nue =. ον ἡ fé SUN EN

d'une connaissance naturelle. —

᾿ NA EU 07 D MER) ‘à:

ΔΙ κὰν DA VERS PE TE

938 fvañene SELON SAINT MATTHIEU, XI, 7-18. τὴ “TAN ES .

ο΄ 9ρὺχ ἐρίσει οὐδὲ χραυγάσει, οὐδὲ ἀχούσει τις ἐν ταῖς πλατείαις τὴν φωνὴν αὐτοῦ. st 20 χάλαμιον συντετριμμιένον où χκατεάξει

ἔ; < τ ν [A 7 OZ “ὦ χαὶ λίνον τυφόμενον οὐ σβέσει, :

18, om. εἰς α. ov 2° (H) ou add. (TSV).

ressemblance de ce verset avec Le v. 42 de Mc. (seulement l’aoriste au lieu de . l'imparfait et sans le πολλά de Mc.), et en même temps que ces mots ont une portée bien différente dans Mc. où l’ordre est donné aux démons criant que Jésus était le Fils de Dieu. Notez que l’ordre du silence n’aboutit à rien dans ὯΝ Ὦ Mc., si bien que Le. ne l’a pas reproduit, tandis que dans Mt. il amène précisément la citation. On peut penser que la leçon primitive de Mt. était : πάντας δὲ | oc ἐθεράπευσεν ἐπέπληξεν αὐτοῖς D 1 it (α ὃ ch) af (1), retouchée d’après Me. par ᾿ καὶ ἐπετίμησεν αὐτοῖς.

17 ss.) Au temps où Mt. écrivait, quelques gentils, dont le nombre croissait toujours, espéraient dans le nom de Jésus. Mais on savait que Jésus lui-même peles avait pas évangélisés, et que sa carrière avait été modeste, toute de bonté et de douceur. C’est ce qu'exprimait un texte d’Isaïe sur le serviteur de lahvé (un, 1-4); il avait trouvé les images les plus expressives pour dire sa mansué- tude et le ton modeste de sa prédication, si nouveau parmi les criailleries Εν orientales du marché. En même temps le texte d'Isaïe indiquait la source divine

et s'appliquait à tout ce que l'évangéliste avait déjà dit de Jésus. C'était un argument excellent contre Le sentiment juif qui s'obstinait à réclamer contre un Messie aussi dépourvu de gloire, une lecon plus excellente encore pour l'avenir. ᾿ς 17)La formule des citations de Mt.; cf. 1, 22; τι, 13. C’est le quatrième renvoi ᾿ ἃ Isaïe (πι, 8; 1v, 44; vin, 47), le grand prophète messianique; ensuite XI, 35; et, dans la bouche de Jésus : xux, 443 xv, 1.

18) D'après Is. x, 1. Les Septante avaient inséré Iacob.

enlevait au Serviteur sa personnalité individuelle : ᾿Ἰαχώβ 6 παῖς μου, ἀντιλήψομαι αὐτοῦ’ Ἰσραὴλ ὃ ἐχλεχτός μου, προσεδέξατο αὐτὸν ñ ψυχή μου. On ne peut donc qu'approuver Mt. d'avoir eu recours au texte hébreu: cependant ὃν ἡρέτισα rend moins bien T2 43nN que ἀντιλήψομαι αὐτοῦ, d’ailleurs trop littéral : «que je saisis », Pour : « que je protège ». Ayant déjà l’idée du choix, Mt. met &yarnrés — qui

et Israël, ce qui

__ de sa mission. La portée du texte dépassait done l’occasion qui le faisait citer,

-- ἐ TT) évidence; 1 ἢ

sit à ὑσὶ ἱ τὲ os LÉ EA ξ ΠΥ ΠΥ . οὖς υἵἷὲς "he * ᾿ | ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, xI1, 49-20,

afin que s’accomplit la parole du prophète Isaie τ Ἧι

18 Voici mon serviteur que j'ai choisi, | mon aimé, en qui s’est complue mon âme; PC.

je ferai reposer mon Esprit sur lui, -““ὀι΄ςλ ..ὄΡ.͵ et il annoncera le droit aux nations. ΟΝ

191} ne disputera ni ne criera, | ‘170 et personne n’entendra sa voix dans les places publiques. D :

20 H ne brisera pas le roseau froissé, et n'éteindra pas la lampe fuamante, jusqu’à ce qu’il conduise le droit à la victoire. AA

signifie presque fils unique, et qui équivaut à donner à παῖς le sens de fils, — au lieu de ἐχλεχτός qui est bien le sens de l’hébreu, « mon élu ». En revanche Ἰὰς 2% nv est mieux traduit par εὐδόχησεν que par προσεδέξατο. “ He.

- θήσω οί moins littéral que ἔδωχα. Après les aoristes qui marquaient sans doute la prédestination, Mt. met ici le futur (avec le Targum) en parallèle avec Ὁ ἀπαγγελεῖ comme inaugurant la carrière du serviteur. Les LXX : κρίσιν τοῖς ἔθνεσιν ἐξοίσει, plus littéral, mais trop littéral, aussi « faire sortir », expression trop + pt sémitique, a-t-il été bien rendu par ἀπαγγελεῖ. — κρίσις traduit ou transcrit Wow, que Condamin traduit « la Loi» mais qui est un terme plus général, sans doute | choisi à dessein. Le don de l'Esprit de Dieu correspondrait mal à un simple ν enseignement de la lettre de la Loi; c'est le droit divin, et en somme lareligion. Dans ce contexte, Mi. entend peut-être les nations des gentils répandus dans Israël, ou bien il représente d'avance le bruit fait chez les gentils par ἬΝ J'évangile. 15

19) LXX : où κεκράξεται οὐδὲ ἀνήσει, οὐδὲ ἀχουσθήσεται ἔξω ἣ φωνὴ αὐτοῦ, traduction ᾿ trop littérale de l'hébreu. --- ἀνήσει « lancer en haut » (Nu) c'est-à-dire « sa τῇ voix », quoique peut-être le texte soit altéré (Targum anw « il rugit »). Mk 5500 préféré interpréter : soulever une querelle, ce qui allait bien à son intention. Le Sauveur répondait aux Pharisiens, mais ce n'était pas lui qui provoquait les discussions. « Dans les places » au lieu de « au dehors » vient naturellement sous la plume (Kautzsch, Condamin). Ni les LXX ni Mt. ne rendent très littéralement l’hébreu : « il ne fera pas entendre ».

20 sb} LXX : χάλαμον τεθλασμένον οὐ συντρίψει, χαὶ λίνον χαπνιζό θλάω signifie seulement broyer, mais συντρίόω broyer et briser; pour un roseau, briser convenait mieux et c’est le sens de l’hébreu. L'expression de Mt. est done plus juste (συντετριμμένον), et met déjà sur la voie de l’application, car ce verbe se disait. au moral. Mais Mt. l'ayant déjà employé remplace ouvtpléw par χατάγνυμι (augment syllabique devant une voyelle transporté au futur), avec le même sens, de briser. Le λίνον est la mèche en fil qui plonge dans l'huile de la 750 lampe. Quand l'huile manque, elle va s'éteignant (nn), ce que les LXX et Mt. 58 ont rendu par une image très juste, elle se consume en fumant, καπνίζω οὐ mom (au moyen). Ne pas briser un roseau déjà cassé, et ne pas éteindre une lampe RE qui fume sont des actes qui ne paraissent pas mériter une louange spéciale, si la pensée n'allait immédiatement aux âmes représentées par ces métaphores.

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Te ni Ἔ μενον οὐ σθέσει. --- τ

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