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À ν᾿ Mr, 2 χαὶ τῷ ὀνόματι αὐτοῦ ἔθνη ὌΝ ΒΗ
τς ἐξ Τότε προσηνέχθη αὐτῷ δαιμονιζόμενος τυφλὸς noi ΠΣ χαὶ ἐθερά-
\meucey αὐτόν, ὥστε τὸν κωφὸν λαλεῖν χαὶ βλέπειν. “5 Καὶ ἐξίσταντο πάντες.
Ὶ » > € x - x F - » r τ΄ où ὄχλοι χαὶ ἔλεγον. Μήτι οὗτός ἐστιν ὁ υἱὸς Δαυίδ; “1 οἱ δὲ Φαρισαῖοι ἀχού-
Un ἰσᾶντες εἶπον Οὗτος οὐχ ἐχβάλλει τὰ δαιμόνια εἰ μὴ ἐν τῷ Βεελζεβοὺλ
- Cesont des cœurs déjà meurtris, qu’un geste cassant achèverait, des esprits que la lumière abandonne et qu'il ne faut point heurter. 20 0) Après ἀλλὰ εἰς ἀλήθειαν ἐξοίσει κρίσιν" ἀναλάμψει καὶ où θραυσθήσεται, les LXX : ἕως ἂν θῇ ἐπὶ τῆς γῆς κρίσιν. Jérôme (Ep. cxxt, 2) a pensé que le premier copiste de Mt. avait passé de χρίσιν à χρίσιν, omettant le passage intermédiaire. Mais De c’est plutôt Mt. qui ἃ abrégé en omettant le début du v. 4 d'Isaïe, où il a pris ἕως ἄν pour terminer sa période. D'ailleurs il n’a pas suivi les LXX qui ont tra- duit fidèlement l’hébreu. ἐχδάλῃ est un équivalent de ἐξοίσει, mais pourquoi εἰς «νῖχος au lieu de εἰς ἀληθείαν qui rend bien l’hébreu? Zahn (Eïinleitung, τι, 317) ἃ J noté que εἰς νῖκος n’est employé par les LXX que pour rendre l’hébreu ΤΥ ΑἸ AS (IRegn. n, 26; Am. 1, 11; vin, 7); c'est un contresens pour « à jamais », comme dans Hab. 1, 4 Du hab NY N9, qui ressemble à Isaïe xunr, 3, contre- ᾿ sens causé par un autre sens de ΠΧ, « gloire », et en araméen « victoire ». Il est donc tout à fait probable que le grec de Mt. représente l’araméen ny, qui a pu s’introduire au lieu de DONS par une réminiscence d'Habacuc. Nous
κὰ aurions ici un indice très sérieux que Mt. est une traduction de l'araméen. D'ailleurs l’idée de victoire était contenue dans le texte, et ce mot dispensait Mt.
d'ajouter : «il ne sera pas fatigué ni lassé, jusqu'à ce qu'il ait établi sur la
ὅς terre le jugement ». La pensée de Mi. semble avoir été « jusqu’à ce qu'il ait
Ν transformé en victoire le jugement porté contre lui par Israël »; c'est à ce
moment que les gentils se tourneront vers lui. Jusqu’alors il sera bienveillant
Lo8 “pour Israël déjà meurtri et bien près de sa ruine. Mt. avait probablement en vue
242 la victoire dela résurrection qui remettait en vigueur le droit violé par la façon
dont on avait abusé de la douceur du Christ. Le Targum entendait Isaïe du À Messie,
21) Comme les LXX, en ajoutant ἐπί (qui n’est pas nécessaire en grec) one
τῷ ὀνόματι; en hébreu « et les îles attendent son enseignement ». On comprend
que Mt. ait donné la préférence aux LXX. Les îles étaient un terme trop spécial
pour représenter les Gentils, et ceux-ci ne regardaient pas seulement le Christ
ie ιν, 42 etc.).
Il est donc assez clair que le texte de Mt. suppose l'emploi des LXX, mais aussi à de l’hébreu en vue d’une application plus précise au Christ. Jérôme (Ep.
AT προσηνεχθη αὐτω δαιμονιζομενος τυφλὸς “και xwpoc (TSV) et non προσηνεγχαν α. à..0v |
comme un docteur, mais comme un Sauveur; ils espéraient en son nom (Act.
νὴ ΟΧΧΙ, 2) : Matthaeus sensum potius quam verba interprelans, pro LEGE, ef INSULIS,