CHAPITRE XVII
ἸΚαὶ μεθ’ ἡμέρας ἐξ παραλαμβάνει ὁ ᾿Ιησοῦς τὸν Πέτρον χαὶ Ἰάχωβον CRE Er κ᾿ ? κ᾿ ΣΝ LE) ΄ PIN ZA γα PAPER 3 at ᾿Ιωάγην τὸν ἀδελφὸν, αὐτοῦ, nai ἀναφέρει αὐτοὺς εἰς ὄρος ὑψηλὸν χατ
τοῖς Μωυσῆς χαὶ Ἢλίας συνλαλοῦντες mer’ αὐτοῦ. 4 ἀποχριθεὶς
ο΄ ποιήσω ὧδε τρεῖς σχηνάς, σοὶ μίαν καὶ Μωυσεῖ μίαν χαὶ ἬἨλιᾳ μίαν. ἔτι à ᾽ A ᾽ A 4 ECTS + # OUT SE “40 αὐτοῦ λαλοῦντος ἰδοὺ γεφέλη φωτεινὴ ἐπεσχίασεν αὐτούς, χαὶ ἰδοὺ φωνὴ ἐχ ᾿ ᾿ Ξ ᾿ τ - s τῆς νεφέλης λέγουσα Οὗτός ἐστιν ὁ υἱός μου ὁ ἀγαπητός, ἐν ᾧ εὐδόχησα ᾿ἀχούετε αὐτοῦ. ὁ χαὶ ἀχούσαντες οἱ μαθηταὶ ἔπεσαν ἐπὶ πρόσωπον αὐτῶν
8. ὠφθὴ (TH) et non ὠφθησαν (SV) — συνλαλουντες μετ᾽ αὐτου (TH) plutôt que μ. α- σ. ΠΡ ΒΝ). , ᾿
ο 8. ἀχουετε αὐτου (Τ}1) platôt que αὐτου ax. (SV).
Des! ς
4-8. La TransriGuraTION (Mc. 1x, 2-8; Le. 1x, 28-36). Dans ce cas Mc. et Mt. se ressemblent plus entre eux qu'avec Le., qui avait évidemment ses renseignements particuliers. Mt. n’ajoute rien de très caracistique à Μο., et on pourrait théoriquement regarder son récit comme une amélioration voulue de celui de Mc. Encore est-il que rien ne suggère positivement cette solution, et que les traits propres à Mt. ont pu et même dù lui être inspirés par d’autres motifs. On notera seulement la resseñblance de certains mots, peut-être attribuable à l'influence de Me. sur le traducteur de Ma.
Ro. 1) Mt. en plus τὸν ἀδελφὸν αὐτοῦ après Jean, non pas « pour expliquer Mc. », mais parce que c'est son habitude (1v, 21; x, 2). — παραλαμδάνει est plutôt du style de Mt. (ιν, 5. 8; x, 15 etc.). — ἀναφέρω au sens propre de faire mon- ter esl rare, du moins à celte époque; outre Mc. ici, seulement Le. xxIv, 51 (au moyen), Neh. x, 31; Dan. γι, 23 (Théod.) dans la Bible (MeNeile). 1 y ἃ We. donc ici une dépendance, mais qui peut être le fait du traducteur de Ma. (probablement aph. de poo). — μόνους de Mc. ne serait pas venu aisément à l'esprit d’un écrivain moins redondant.
2) Mt. avec Le. (mais non Mc.) signale un changement dans le visage, qui,
(Pr O4 Ps “νυ:
ἰδίαν. ua μετεμορφώθη ἔμπροσθεν αὐτῶν, χαὶ ἔλαμψεν τὸ πρόσωπον.
αὐτοῦ ὡς ὁ ἥλιος, τὰ δὲ ἱμάτια αὐτοῦ ἐγένετο λευχὰ ὡς τὸ φῶς. yat ἰδοὺ ᾿
Le APE RER τ δὲ ὁ Πέτρος εἶπεν τῷ ᾿Ιησοῦ Κύριε, χαλόν ἐστιν ἡμᾶς ὧδε εἶναι" εἰ θέλεις,
LT O Φρζω,
μ τι hs six jours, | Jésus es à part Pierre et Jacques et Jean son frère, et il les fait monter sur une haute montagne, à l'écart. 2Et il fut transfiguré en leur présence, et son visage brilla comme le Σ soleil, ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. 51 voici que leur apparurent Moïse et Élie, s’entretenant avec lui. “Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu veux, je ferai ici trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » 5 Comme il parlait encore, voici qu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici qu’ une
voix disait de la nuée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en quijeme
suis complu ; écoutez-le. » δ ΕΓ ayant En 1e de tombèrent
dans Mt. brille comme le soleil; cf. Apoc. 1, 16 : καὶ ἣ ὄψις αὐτοῦ ὡς ὃ ἥλιος φαίνει, ;
IV Esdr. vu, 97 éncipiet vultus eorum fulgere sicut sol. La comparaison est donc
dans le style du temps. Tout naturellement aussi les vêtements sont blancs comme la lumière. La naïveté de la comparaison de Mc.: « éclatants, si blancs
qu'aucun foulon sur la terre ne peut blanchir de la sorte », a pu paraître on : familière, et l'on pouvait être tenté de la rehausser; mais enfin le style de Mt.
tient par lui-même (cf. Hénoch, xrv, 20). La lumière est constamment le À
symbole de la présence divine.
3) Klostermann s'étonne que Mt. ait « conservé » le sing. ὥφθη tonte en écrivant Muÿoñs χαὶ Ἠλίας au lieu de Ἠλίας σὺν Moÿoet, Mais c’est la tournure
la plus normale en grec (Ποῦ. 8. 135). D'ailleurs Soden lit ὥφθησαν. 6. aussi τ
met Moïse avant Élie, probablement selon l’ordre d'importance et selon l’histoire. Mais c’est bien Élie que l'opinion attendait pour saluer le Messie (10).
4) Mt. s’est abstenu de dire comme Mc. et Le. que Pierre ne savait pas
ce qu’il disait. C’est, assure-t-on, pour l’épargner. Mais il ne l’a guère épargné . (xw, 23), et même ici sa présomption paraît encore quand il se met seul en . avant : ποιήσω (Mc. et Le. ποιήσωμεν) ; elle est cependant atténuée dans Mt.
seul par εἰ θέλεις, qui met de la clarté, en coupant la phrase {au lieu de καὶ
ποιήσωμεν Le. Mc.); aussi Mt. ne blâme-t-il pas cette parole. Dans Mt., à cause de la coupure, la première partie semble vouloir dire : Nous sommes bien ici.
5) Dans Mt. la terreur des apôtres viendra plus loin (v. 6), plus tard même
que dans Le. Mais la coïncidence de Mt. ἔτι αὐτοῦ λαλοῦντος el de Le. ταῦτα δὲ αὐτοῦ λέγοντος, si elle peut étre une rencontre non intentionnelle, pourrait aussi suggérer un récit-ancien indépendant de Me. L'addition de φωτεινή dans
Mi. est bien dans son thème de lumière (2). En plus ἐν ᾧ εὐδόκησα, comme au ὁ
baptême, πι, 17.
6) Enfin la terreur surnaturelle seulement quand la voix a retenti. Cela ;
est parfaitement conforme aux antécédents bibliques : Dan. vin, 17; x, 9. 45.
- Devant cette manifestation divine, les disciples tombent la face contre terre; c'est l'attitude de l’adoration (I Macch. 1v, 40. 55), surtout devant une vision
- (Dan. van, 17. 18; x, 9. 15; Jud, xvr, 20 etc.).
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