‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 311 sur 350 · SR · texte numérisé non relu

SR

. - € , - Γ rev ᾿Αμὴν λέγω ὑμῖν ὅτι εἷς ἐξ ὑμῶν παραδώσει με.

: » - TH Ἢ LA , 5 χαὶ λυπούμενοι σφόδρα ἤρξαντο λέγειν αὐτῷ εἷς ἕχαστος Μήτι ἐγώ εἶμι, Ξ 5 τ ε ᾽ - τ “ χύριε; 8 δ δὲ ἀποχριθεὶς εἶπεν Ο ἐμβάψας μετ᾽ ἐμοῦ τὴν χεῖρα ἐν τῷ

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ro ἐκείνῳ δι᾿ οὗ ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου

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22. om. αὐτῶν p. exxcros (THV) et non add. (8). ᾿ 26. om. τον εἰ. aprov (TH) et non add. (SV).

Il s’agit bien de manger la pâque. Du v. 18 on serait tenté de croire que Jésus,

pressé par le temps, a anticipé le repas pascal; mais ce sont les disciples qui ont

pris l'initiative, et au jour marqué.

20-23. ANNONCE DE LA TRAISON (Mc. χιν, 47-21; Le. xxit, 4421-23). Sur la place que Le. a donnée à l'avis, cf. Comm. Lc. Matthieu va avec Mc. sauf de très légères nuances; il a en plus le v. 26. Une dépendance paraît très

probable; de la part de qui? cela ne peut se résoudre que d’après d'autres

raisons. : |

20) Mt. n'a pas ἔρχεται. 1] est sous-entendu que Jésus a rejoint les disciples envoyés d'avance. Ce qui était important, c'était de montrer le Maître à table avec les douze disciples choisis, que Le. nomme simplement les apôtres. Il est plus élégant de mettre une pause entre le moment où l’on s'installe et le cours

. du repas que de lier étroitement comme Mc. le fait d’être à table ét celui de

manger. Mt. n'a qu'un χαί au lieu de trois (Mc.) pour ce v. et le suivant. C'est encore une.élégance. ,

24) Mt. ne nomme pas Jésus dont le nom était exprimé au v. 19. Il n’a pas ὃ ἐσθίων μετ᾽ ἐμοῦ, circonstance pathétique et non pas du tout redondance. :

22) Comme Me., mais plus élégant. « S'attrister et parler » (Mc.) unissait un état et une action; Mt. met l'état au participe, et le qualifie par σφόδρα ; il met ἤρξαντο devant le verbe qui marque une action ; il remplace la tournure vulgaire εἷς κατὰ εἷς par εἷς ἕκαστος; il ἃ en plus εἶμι οἱ κύριε, formule de politesse.

23) Mt. n'a pas εἷς τῶν δώδεχα qui de nouveau est pathétique; puis il exprime un peu plus nettement la désignation du coupable : οὗτός με παραδώσει. — ὃ ἐμδάψας, « celui qui vient de tremper la main » est aussi plus précis que ἐμθαπτόμενος situation qui était celle de tous; τὴν χεῖρα ἐν τῷ τρυδλίῳ accentue aussi davantage que εἰς τὸ τρύδλιον. Kn. reconnaît le sens normal de l’aoriste (qui

crit, et ils préparèrent la Pâque. ® Le soir venu, il se mit à table avec les douze disciples. ?1 Et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous dis que l’unde vous me livrera ». ?Et très attristés, ils commencèrent à lui dire un chacun : « Serait-ce moi, Seigneur? » #Il répondit : « Celui qui a mis la main avec moi dans le plat, celui-là me livrera; le Fils de l’homme s’en va, selon qu'il est écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l’homme sera livré! Il eût mieux valu pour cet homme qu'il ne fût pas né. » Judas, celui qui allait le livrer, prit la parole et dit : « Est-ce moi, Rabbi? » Il lui répond : « Tu l'as dit. » 26 Or pendant qu’ils mangeaient, Jésus ayant pris du pain et ayant dit une bénédiction, le rompit, et l'ayant donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » *’Puis ayant pris une

intinæit) transformé par Schanz en un équivalent du futur eæactum, pour harmoniser avec Mc. Disons plutôt que même ainsi la désignation était incomplète, car plusieurs peut-être avaient déjà trempé quelque chose dans le plat, et en même temps que Jésus.

Origène : signum dat discipulis de Juda proditore, ex eo quod cum Jesu manum suam in paropsidem intulisset, in quam, sicut existimo, intingebant carnes pascha edentes.

24) La ressemblance complète (Mt. n’a pas ὅτι et ajoute nv) de Mt. et de Mc. est d'autant plus frappante que Le. est plus concis.

25) Propre à Mt. D’après Schanz, si ces mots avaient été prononcés à haute voix, il faudrait y voir une addition de la tradition, car il est impossible d’entendre : « tu l’as dit », autrement que comme une réponse affirmative. Or si Jésus avait désigné le traître à tous d'une façon aussi claire, les. disciples eussent dû s'emparer de lui, du moins l’invectiver. Mais rien n'empêche d'admettre que Jésus ait répondu à Judas d’une voix basse. Il est d’ailleurs probable que ce verset est placé ici en rejet, car Judas a dû poser la question en même temps que les autres apôtres. Jésus lui aura répondu pour lui seul,

dans le tumulte des interrogations, qui avaient la chaleur et l'éclat de protes-

tations indignées. Puis, élevant la voix, il aura donné à tous une indication moins claire. — Sachant qu'il était découvert, le traître a dù sortir le plus tôt possible. 26-29. INSTITUTION DE L'EUCHARISTIE (Me. xiv, 22-25; Le. xxn, 18-20; cf. 1 Cor. x1, 23-25).

Tout à fait comme Mc., sans l’allusion de Lc. à la partié paseale du repas.

26) Reprise de ἐσθιόντων avec Mc. comme au v. 21, sans qu’on puisse en

conclure que c'était exactement le même repas, ou qu'il était entré dans une - phase nouvelle. Le texte comme Mc., dans une période plus équilibrée, avec l’addition des disciples et de φάγετε.

27) Au lieu que dans Mec. les disciples boivent, après quoi Jésus leur explique ce qu’ils ont bu, l’ordre de Mt. est logique et conforme à celui de la consécra- ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU. « 32

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Μη \ y Ψ τ ξι MATTHIEU, XXVI, 28-29

αὐτοῖς λέγων Πίετε ἐξ αὐτοῦ πάντες, *Broûro γάρ ἐστιν τὸ αἷμά μου τῆς

ravis διαθήχης τὸ περὶ πολλῶν ἐχχυννόμενον εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν. 29 λέγω δὲ ὑμῖν, οὐ μὴ πίω ἀπ᾿ ἄρτι ἐχ τούτου τοῦ γενήματος τῆς ἀμπέλου ἕως τῆς ἡμέρας. ἐκείνης ὅταν αὐτὸ πίνω μεθ᾽ ὑμῶν χαινὸν ἐν τῇ βασιλείᾳ τοῦ πατρός μου. 80 Kat ὑμνήσαντες ἐξῆλθον εἰς τὸ [Ὅρος τῶν ᾿Εἰλαιῶν.

εἰς τὴν Γαλιλαίαν, Séagmonpuhels δὲ ὁ Πέτρος εἶπεν αὐτῷ Εἰ πάντες ,

CI ον » à à f = EL 4 mp" ᾿σχανδαλισθήσονται ἐν σοί, ἐγὼ οὐδέποτε σχανδαλισθήσομαι. H£on αὐτῷ ὁ

Ἰησοῦς ᾿Αμὴν- λέγω σοι ὅτι ἐν ταύτῃ τῇ νυχτὶ πρὶν ἀλέχτορα φωνῆσαι τρὶς 28. om. vo a. τῆς (THV) plutôt que add. (8). — χαινης (5) plutôt que om. (THV). > 29. μεθ᾽ υμων καινον (THV) et non x. μ. υ. (8).

tion du pain; Jésus ordonne de boire. On suppose naturellement que les

disciples ont obéi dans les deux cas.

28) Mt. a en plus γάρ et εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, — περί au lieu de ὑπέρ, mais avec le même sens d’après l'usage hellénistique. — La mention de la rémission des

péchés accentue le caractère de sacrifice dans l'institution, comme le reconnaît P ;

MeNeile. ἢ 29) Comme Mc., sans ἀμήν, avec ἀπ᾽ ἄρτι (χχπι, 39; xxvr, 64, mais ni Me. ni Le.

δὰ lieu de oëxér et dans le même sens, avec la nuance de « désormais ». En

plus τούτου, μεθ᾽ ὑμῶν, et πατρός μου au lieu de θεοῦ. — μεθ᾽ ὑμῶν donne à toute la scène son caractère d’une communion actuelle en vue de la communion

future (et futurae gloriae nobis pignus datur), avec quelque chose de plus familial dans le mot de « père ». Mt. a sûrement retenu ainsi un écho plus complet des paroles du Christ.

On n’a rien écrit, que nous sachions, de bien nouveau pour nier l'institution ἡ

de l'Eucharistie, sacrement du corps et du sang du Christ. Volontiers on insiste sur ce caractère sacramentel, où l’on voit l'influence des mystères païens sur

la pensée de Paul. Maïs à supposer que les termes de Paul aient eu quelque | influence sur les expressions de Le., la tradition de Mc. et de Mt. n’en ἃ pas

été affectée, et elle suffit, d'autant que Paul n’en ἃ pas changé le caractère. Il ἃ seulement accentué le caractère d'un mémorial, et cela dans une église existante, tandis que Mc. et Mt. ont conservé le caractère eschatologique dans une perspective indéfinie. ' ἶ

30-35. ‘PRÉDICTION DE L'ABANDON DES APÔTRES ET DU RENIEMENT DE PIERRE (Me. σιν, 26-31; cf. Le. xxn, 31-34; Jo. χπι, 36-38). à ,

Mc. et Mt. se suivent très étroitement, situant les faits sur le chemin, et passant de l'abandon des disciples au reniement de Pierre. Le. et do. sont toujours dans le Génacle et ne parlent que de Pierre quoique Jo. parle plus

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coupe et ayant rendu grâce, il [18] leur donna, disant : #« Prenez- à

en tous, car ceci est mon sang, de la nouvelle alliance, répandu pour

plusieurs, en vue de la rémission des péchés. 5316 vous [le] dis; je ne boiïrai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où

j'en boirai avec vous du nouveau dans le royaume de mon Père, » %Et après avoir dit des cantiques, ils sortirent [pour aller] au mont

des Oliviers. #1 Alors Jésus leur dit : « Vous serez tous démoralisés ἃ mon sujet cette nuit, car il est écrit : Je frapperai le pasteur, et les …

brebis du troupeau seront dispersées. %?Mais après que j'aurai été ressuscité je vous précéderai en Galilée. » #Pierre répondit et lui dit : « Quand tous seraient démoralisés à ton sujet, moi je ne perdrai jamais courage. » 34 Jésus lui dit : « En vérité 76 te [le] dis;

cette nuit même avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois

loin (xvr, 32) de la dispersion des disciples. Entre Mc. et Mt. il n'ya de diffé

rence réelle que pour le chant du coq.

30) Exactement comme Mc.

31) τότε (style de Mt.) au lieu de καί, — add. ὑμεῖς et ἐν ἐμοὶ ἐν τῇ νυχτί ταύτῃ, ainsi que τῆς ποίμνης (ajouté aux LXX dans le ms. A) pour mieux montrer l'appartenance des brebis au pasteur. Ὁ

Quand on constate que ce τῆς ποίμνης a été ajouté par À, on en conclut que

tout son texte a été rédigé d’après Mt. et l’hébreu. C'est donc le ms. B. qui

représente le mieux les anciens LXX : πατάξατε τοὺς ποιμένας χαὶ ἐχσπάσατε (arrachez) τὰ πρόθατα. C'est-à-dire que Mc. et Mt. sont plus près de l'hébreu : « frappe le pasteur, et les brebis seront dispersées », en changeant « frappe » en « je

frapperai », qui convenait mieux au contexte. Comme c’est Mt. qui ἃ recours

à l’hébreu le plus souvent, ce cas indiquerait assez nettement la dépendance de Mc. par rapport à sa catéchèse, s’il ne fallait plutôt regarder ces paroles du Seigneur comme fidèlement transmises par la tradition. Mc. conserve mieux l'ordre hébreu des mots; Mt. ἃ mis τὰ πρόδατα après le verbe à cause de l'addition. Le fragm. du Fayoum, qui d’ailleurs a deux chants du coq, ἃ le texte de Mc. : πατάξω τὸν [ποιμένα καὶ τὰ] πρόδατα διασχορπισηήσ[εται... d'après Wessely (Patr. ΟΥ̓. τν, p. 177).

Le texte de Barnabé, χι, 12 n’est pas absolument certain. S'il est : Ὅταν πατάξωσιν τὸν ποιμένα ἑαυτῶν, τότε ἀπολεῖται τὰ πρόθατα τῆς ποίμνης, la dépendance de ΜΙ. est suggérée par cette addition de τῆς ποίμνης.

32) Comme Mc., dé au lieu de ἀλλά. | 33) Comme Mc., avec une certaine redondance qui estompe quelque peu

l’audacieuse assurance de Pierre, commençant par εἰ xai πάντες et terminée par

ἐγώ (Mc.). — L’addition de ἐν σοί répond à celle de ἐν ἐμοί v. 31; ce sont deux

indices sémitiques. :

34) Répartie moins vive, par l’omission de σύ et de σήμερον, qui pouvaient paraître inutiles pour la simple expression de la pensée. Mais omission de à,

| ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XXVI, 30-34. l 499.

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