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Mt. va avec Me. Il a en plus l'intervention de la femme de Pilate, Pilate se lave
les mains et le peuple prend la faute sur lui-même. D'autres différences
moindres seront indiquées. On ne saurait conclure que Mt. ait rédigé d’après Mc. 41) Le début était nécessaire pour reprendre le fil de la narration interrompu par l'épisode de la fin de Judas. Mais il ἃ aussi l'avantage de marquer un temps.
| Si Jésus comparaît devant Pilate pour être interrogé, c'est donc que le pro-
curateur a déjà recu la dénonciation. Elle était nécessaire, mais Le. seul l'a formulée avec précision. Mt. dit deux fois « Le chef », ἥγεμών, au lieu de Pilate
(Mc. Le. Jo.). L'interrogation est la mêfñe dans les quatre évangélistes, et la
réponse la même dans les trois synoptiques. Cette manière de dire owi est d'ailleurs -conforme à Mt. xxvi, 64.
12) Après la dénonciation à Pilate, les ennemis de Jésus soutiennent l'accusa-
tion. Ce second point n’est guère moins nécessaire que le premier. En fait il se
trouve dans Mc. et dans Mt. mais non dans Le. La tournure de Mt. ἐν τῷ xatnyoρεῖσθαι est plus sémitique (hébraïque, non pas araméenne) que l'impf. de Mc. — L'addition du sujet (αὐτόν) est fréquente en pareil cas; Le. 1x, 34; x, 35, etc. — Selon sa manière, Mt. joint les anciens aux prêtres, et dit explicitement le silence de Jésus qu’on ne conclut dans Mc. que des paroles de Pilate.
43) L'observation de Pilate est conçue en conséquence, et sur un ton d'impa-
tience, fréquent en pareil cas. Mt. dit τότε et seulement λέγει, parce que ce n'est pas proprement une seconde interrogation (Mc. πάλιν ἐπηρώτα), comme serait :
quel est ton nom ? d’où es-tu? ete. Le procurateur, qui ἃ déjà l'aveu, ne veut pas