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connues mais déjà enfilées comme un Le même enchaînement se retrouve dans « n’ont pas été écrites
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toute la matière synoptique ou pe
CXLVIIT INTRODUCTION.
ion, Se trouve depuis le commencement jusqu'à la fin du poème de Théognis (1). »
Orilest bien peu vraisemblable que Théognis, esprit très personnel
après tout, se soit contenté de rédiger des sentences non seulement collier de pierres ou de perles.
les paroles » de Jésus, qui sans le secours des évangiles eux-mêmes où d’écrits analogues. La démonstration du P. Soiron manque de base.
En sens tout à fait contraire, M. Schmidt (2) a voulu démontrer que
u s’en faut, préexistait écrite aux premières rédactions d'ensemble qu'il croit être Q et Mc.
Cette thèse en elle-même n’a rien qui soit contraire à la tradition la plus ancienne, puisque 1.0. ἃ parlé d’écrits assez nombreux, πολλοὶ ἐπεχείρησαν (1, 1). Elle ἃ été exploitée par M. Bultmann dans le sens le plus hostile à la réalité des faits (3) : ce ne sont pas les évangélistes qui ont inventé, c'est la communauté qui a été douée de cette verve créatrice. Mais M. Schmidt avait eu la sagesse de ne pas s'arrêter à ce non-sens (4). D'ailleurs nous reviendrons sur ce point. Toute la question ici est de savoir si M. Schmidt a fait la preuve. Sa méthode consiste à
distinguer les faits, — car il s'agit surtout des faits, — et les cadres quiles ‘entourent. Les faits sont les mêmes, et racontés de la même façon dans Mc., Mt., et Le. Mais ordinairement les introductions diffèrent davantage et aussi les conclusions. Qu'est-ce à dire, si ce n’est que le récit avait déjà sa forme stéréotypée quand il a été utilisé par les évangélistes?
L'argument prouve bien que deux sur trois des évangélistes ont reproduit un récit stéréotypé, sans 86 croire aussi astreints à la reproduction littérale quant au cadre. Mais cette forme peut être le fait d'un des trois évangélistes, chez lequel le cadre serait réduit à ses éléments les plus simples, comme c'est le cas de Mt. Et il faudrait se demander si la tradition orale n’a pas pu dans certains cas imposer une forme stéréotypée. De sorte qu'il serait impossible de nier que dans certains cas Mt. surtout n'ait rédigé d'après une tradition orale, sans parler des cas assez nombreux — Ce sont au moins tous ceux des prétendues nouvelles de Mc., — où il n’y ἃ pas de forme stéréotypée sous-jacente à
deux évangélistes.
Mais à propos de l'apôtre Matthieu, témoin oculaire, quelques per-
(1) Patrologia orientalis, t. IV, p. 171.
(2) Der Ralhmen der Geschichte Jesu, Literarcritische Untersuchung zur ältesten
Jesu Ueberlieferung, Berlin, 1919. Ÿ
(3) Die Geschichte der synoptischen Tradition, Goettingen, 1921.
(4) Aussi d’après M. Loisy (Revue d'hist. et de lit. rel. 1921, p. 522) : « La critique de M. S., avec un certain air de juvénile témérité, ne laisse pas d'être, au fond, très con-
servatrice. »
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CRITIQUE LITTÉRAIRE
sonnes peut-être refuseront de concéder qu'il ait consenti à suivre une
tradition toute faite, encore moins une tradition fixée par l'Écriture. On pourrait d’abord noter que Matthieu n’a pas été appelé dès le
premier jour, et on ne saurait affirmer qu'ensuite il n’a jamais été absent.
Maisde plus, pourquoi n’aurait-il pas HER ἰθγ6 les paroles et les récits sous une forme déjà consacrée? /
Puisque les protestants parlent volontiers de la communauté primitive, on tirera peut-être quelque lumière de ce qui se passe chaque jour dans des communautés beaucoup plus modestes. Il y a là un certain nombre
d'histoires qui sont racontées toujours de la même façon. Le récit original est ordinairement celui d’un témoin oculaire, mais on ne sait plus
qui il est. Lui-même ne l’a pas oublié, et s’il raconte l’histoire, il pourra lui arriver de lui donner un cachet propre, de noter que d'habitude on omet ou on présente mal tel détail. S'il avait à écrire ces modestes faits divers, il leur donnerait son empreinte. Mais d'ordinaire il racontera comme tout le monde, quant aux grandes lignes. Nous ignorons lequel des disciples immédiats racontait le mieux. Quant à écrire, nous avons
bien le droit de faire remarquer que c’était le métier du publicain Lévi= Matthieu. Si d’autres ont été mieux informés, comme Pierre, si d’autres
ont écrit, si dès lors il y avait une sorte de consentement général sur les
paroles et sur les faits, il lui appartenaït d'autant moins de rejeter ces
premiers essais qu'il attachait moins d'importance à la précision des
détails et à la physionomie des faits en eux-mêmes, et plus de portée au
témoignage unanime plus facile à réaliser sur le fond des faits, puisqu'il se proposait, il faut toujours en revenir là, d’éerire ad probandum
plutôt qu’ad narrandum. Le fait de rédactions nombreuses que Mt. aurait
utilisées ne peut donc être rejeté d'avance. Mais il serait impossible de
les désigner, et peu sage de regarder ce fait comme démontré.
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